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[ 22/01/09
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Du
haut de son 1,95 mètre, au bord d'une piscine à Antibes, il se prête
avec bonne humeur aux demandes des photographes. Alain Bernard est la
nouvelle vedette de la campagne publicitaire d'Arena. Le champion a
signé un contrat de quatre ans avec la marque de maillots de bain.
Tandis que celui de Laure Manaudou, qui faisait partie du « team
d'athlètes » de la marque italienne depuis cinq ans, est suspendu
depuis la fin des JO d'un « commun accord », indique Nicolas Préault, le directeur général de la société.
L'accord
avec Alain Bernard est un signal fort pour Arena. Celui d'un nouveau
départ. Après ses déboires aux JO de Pékin, où la marque avait vu son
concurrent Speedo faire tomber les records du monde de natation les uns
après les autres grâce à sa combinaison révolutionnaire, Arena tente de
se relancer. « Cela a été une période très pénible à vivre en interne. Nous avons décidé d'investir pour rebondir »,
reprend le dirigeant. Objectif : redorer l'image de la marque et
développer le chiffre d'affaires, qui a progressé de 3 % en 2008, à
environ 80 millions d'euros.
Outre cette
campagne de communication, la marque, propriété du fonds italien BS
Private Equity depuis 2006, veut faire évoluer son offre de produits. « Nous sommes connus pour notre savoir-faire technologique, nous voulons aller vers plus de séduction »,
poursuit Nicolas Préault. Arena a ainsi mis au point un nouveau procédé
qui permet d'imprimer les maillots avec une qualité quasi
photographique. L'entreprise veut aussi étendre sa clientèle. Elle
vient de signer un contrat avec Mattel, le leader mondial du jouet,
pour l'exploitation de deux licences, Barbie et Hot Wheels, avec des
collections complètes, du maillot de bain aux lunettes. Cible : les 3-9
ans. Une nouvelle technologiePour
relancer ses ventes, Arena va également se doter de magasins en propre.
Le but est d'ouvrir 10 points de vente dans les grandes villes
françaises d'ici à 2011, dont trois dès cette année.
La
société a aussi mis au point un nouveau maillot « concentré de
technologies », dix fois plus résistant au chlore et aux cosmétiques.
Il sera proposé deux fois plus cher que ses maillots traditionnels,
soit environ 80 euros. Côté compétition, la marque propose aujourd'hui
à ses nageurs trois types de combinaisons. La plus récente, mise au
point pour les JO de Pékin, intègre des plaques de polyuréthane. Arena
attend maintenant l'homologation d'un nouveau modèle avant les
championnats du monde en juillet. Une nouvelle technologie développée
au Japon.
Depuis la fermeture de sa dernière usine de Libourne en mars
2007, la PME fait fabriquer la totalité de sa production en
sous-traitance en Asie, en Europe du Nord et en Afrique du Nord.
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