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[ 22/01/09
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Avec
Coventéo, le groupe qui fédère GMF, Maaf et MMA dispose d'un outil de
prévision lui permettant d'anticiper les événements climatiques pour
mieux gérer les sinistres, et in fine améliorer la qualité de services. Hier,
le nord de la France a failli être balayé par une tempête aussi
dévastatrice que celles des 26 et 28 décembre 1999, qui avaient
entraîné 3 millions de déclarations de sinistres et coûté 7 milliards
d'euros aux assureurs.
Trois jours avant que Météo France n'évoque
l'hypothèse de vents nettement supérieurs à la normale, les équipes de
Covéa avaient déjà une idée précise du trajet de la tempête, de ses
conséquences en termes d'endommagement, et du cadencement des
déclarations de sinistres, au code postal près. Ce pour tous les
assurés des portefeuilles GMF, Maaf et MMA, les trois enseignes du
groupe.
Un plan d'intervention
exceptionnel était prêt à être déclenché, afin d'éviter le double
engorgement - au niveau des déclarations de sinistres, et des réseaux
d'experts et de réparateurs - classique en cas d'événement climatique
de grande intensité. Les alertes ont été levées, mais cet exercice
grandeur nature a permis à Covéa de valider la pertinence de Coventéo,
son nouvel outil de gestion des événements climatiques. « C'est la première fois de l'histoire de l'assurance qu'un assureur peut annoncer en amont le sinistre à son client », résume Michel Gougnard, directeur général délégué de Covéa AIS, la structure qui gère les sinistres de GMF, Maaf et MMA. Un outil sans équivalentL'enjeu
est de taille. D'abord parce que la concurrence entre assureurs porte
moins sur les produits que sur leur qualité de service. « La
tornade d'Haumont d'août dernier nous a rappelé que la valeur ajoutée
de l'assureur réside avant tout dans sa capacité à reloger rapidement
l'assuré dans des conditions de réparation intégrale, plutôt que dans
les abandons de franchise ou d'exclusions prévues dans les contrats », rappelle Michel Gougnard.
Ensuite,
parce que les assurés sont beaucoup moins indulgents qu'en 1999 avec
leur assureur, notamment en matière de gestion de sinistres. « Les
événements climatiques sont devenus un des moments forts de preuve de
notre qualité de service, où l'on peut générer de l'extrême
satisfaction, mais aussi de l'extrême déception », illustre François Josse, directeur du pôle performance IARD.
Cet outil de prévision est sans équivalent, en France comme à l'étranger. «
Les principaux modèles de marché utilisés par les assureurs et les
réassureurs - AIR, Equecat et RMS - ont une approche beaucoup plus
globale des événements climatiques, sans incidence en termes
d'efficacité opérationnelle vis-à-vis du client en cas de sinistre »,
explique François Josse. Coventéo rapproche une carte d'écoulement des
vents, construite avec Agate France, le prestataire à qui Covéa
achetait jusqu'à présent ses données météo (moyennant 90.000 euros par
an), et un modèle d'endommagement, assis sur une cartographie très
précise du fichier clients. Coventéo est le fruit de 2 ans de
réflexion, et de 6 mois de travail sur le modèle. Le tout pour un
investissement quasi nul, si ce n'est l'embauche d'un jeune «
géomaticien ».
Mais l'objectif premier
de Coventéo reste la satisfaction du client, qui sera bientôt prévenu
par SMS de l'imminence d'une tempête. « C'est un outil de progrès
qui est à 90 % destiné aux assurés, même si les 10 % restants ont un
impact économique loin d'être négligeable », assure Michel
Gougnard. Au-delà de la gestion des sinistres, Covéa en attend d'autres
bénéfices, sur le calcul des primes tempêtes, sur la sélection et la
surveillance du portefeuille, sur le calcul des primes tempêtes et le
provisionnement, ou encore sur l'évaluation des besoins de la
réassurance. Parallèlement, Covéa travaille activement à un modèle pour
les inondations, au coude-à-coude avec AXA.
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