LA TENDANCE
Les semaines se suivent et malheureusement se ressemblent en bourse... Le CAC40 pointe en nette baisse en pré-séance ce lundi matin à l’image de la Bourse de Tokyo qui a rechuté de 3,81% à 7.281 pts sur le Nikkei pour commencer la semaine. C’est le secteur bancaire qui a de nouveau flanché après les dernières nouvelles en provenance de Wall Street autour de AIG et Citigroup. Le yen s’est stabilisé à 97,50/$ entre banques.
VENDREDI A WALL STREET
Wall Street a clôturé une nouvelle fois en nette baisse vendredi soir. Le Nasdaq, qui s’est montré hésitant tout au long de la séance, évoluant la plus part du temps en légère hausse, a clôturé finalement dans le rouge à -0,98% soit 1.377 pts. Le Dow Jones, de son côté, abandonnait 1,66% à 7.062 pts, tiré vers le bas notamment par le titre Citigroup. Ce dernier a chuté en effet de près de 40% alors que la Banque a annoncé une montée dans son capital par l’Etat à hauteur de 36% et une révision à la hausse de ses prévisions de pertes 2008. Cela a eu pour effet de plomber également toutes les autres valeurs financières et notamment Bank of America qui a plongé de 25%.
ECO ET DEVISES
A l’exception notable du PIB américain en chute libre sur le quatrième trimestre, les dernières statistiques sont apparues moins mauvaises que prévues et sont parvenues à soutenir un peu les indices en séance. Le PIB des Etats-Unis s’est ainsi contracté sur un rythme annualisé de 6,2% au 4ème trimestre 2008, selon le gouvernement américain. Le consensus de place tablait sur une baisse de 5,4% en rythme annualisé, après -3,8% en première estimation. Au 3ème trimestre 2008, le PIB avait décliné de 0,5% en rythme annualisé. Le déclin du PIB au quatrième trimestre 2008 reflète principalement les contributions négatives des exportations, des dépenses personnelles de consommation, des équipements et du software, mais aussi de l’investissement résidentiel dont le recul n’a été que partiellement compensé par les aides du gouvernement. La plupart des composantes majeures ont contribué à une accélération de la baisse du PIB, avec surtout les exports, mais aussi les équipements et les logiciels. Sur l’ensemble de l’année 2008, le PIB progresse de 1,1% contre +2% en 2007. L’indice du sentiment des consommateurs de l’Université du Michigan et de Reuters a baissé en février 2009, avec une lecture finale de 56,3 contre 61,2 fin janvier 2008, d’après un rapport média. Le consensus de place était logé à 56. L’indice d’activité régionale de la National Association of Purchasing Management de Chicago est ressorti en février à 34,2, le consensus tablait sur un indice à 33. En janvier il était de 33,3. Rappelons qu’un niveau inférieur à 50 indique une contraction de l’activité. Le dollar ouvre fermement à 1,2610/euro ce lundi matin, alors que le pétrole revient à 43,60$ le baril.
VALEURS A SUIVRE
* Vivendi : le groupe a généré un chiffre d’affaires 2008 de 25,39 Milliards d’Euros, en progression de 17,2% (+18,3% à taux de change constant). Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) atteint 4,95 Mdse, en hausse de 4,9% (+5,6% à taux de change constant) après 245 millions d’euros de coûts d’intégration de Neuf Cegetel et d’Activision. Le résultat net ajusté ressort à 2,74 MdsE, une augmentation de 8,4 % du résultat net ajusté à périmètre constant. Le résultat net, part du groupe est de 2,60 MdsE (-0,8 %). Il sera proposé à l’Assemblée générale mixte des actionnaires du 30 avril 2009 de distribuer un dividende de 1,40 euro par action au titre de l’exercice 2008 (à comparer au dividende de 1,30 euro par action au titre de l’exercice 2007), correspondant à une hausse de 7,7 % et à un montant total distribué aux actionnaires de Vivendi de 1,64 milliard d’euros. La date de détachement du dividende est le 12 mai 2009. Le versement de ce dividende sera effectué en numéraire ou en actions au choix de l’actionnaire. Commentaires de Jean-Bernard Lévy, Président du Directoire de Vivendi : " Nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés en début d’année 2008. Malgré un environnement heurté, la performance opérationnelle de nos métiers a été excellente. En 2008, nous avons créé Activision Blizzard, numéro un mondial des éditeurs de jeux vidéo indépendants. Grâce à l’intégration réussie de Neuf Cegetel, nous avons mis en place le nouvel SFR, opérateur majeur de télécommunications en position de répondre aux besoins de tous les clients (grand public, entreprises et opérateurs). Les actionnaires de Vivendi vont bénéficier de nos bons résultats 2008. Nos décisions stratégiques ont permis à Vivendi de renforcer son leadership dans chacun de ses métiers. Notre bilan est solide et notre liquidité assurée. Nous proposons donc à l’Assemblée générale d’augmenter le dividende par action à 1,40 euro. Malgré la crise, j’aborde 2009 avec confiance et vigilance. Vivendi a la capacité de résister, grâce à son modèle fondé sté de résister, grâce à son modèle fondé sur l’abonnement et sur la qualité de ses contenus et services, ainsi qu’à l’attention permanente portée à l’optimisation des coûts. Nous allons donc poursuivre notre croissance rentable. Le résultat opérationnel ajusté de Vivendi devrait fortement progresser en 2009. "
* Pernod Ricard : annonce avoir signé avec Distell Group Limited un accord de cession pour la marque de cognac Bisquit et les stocks associés pour un montant de 31 Millions d’Euros. La transaction comprend également un contrat de distribution couvrant la France, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg. Les accords de distribution en vigueur sur les autres marchés seront prolongés pour une période de transition. Cette cession s’inscrit dans le cadre du programme de cessions d’actifs non stratégiques tel qu’annoncé lors de l’acquisition de V&S Vin & Sprit. La réalisation de l’opération interviendra après l’obtention de l’accord des autorités sud-africaines. Le groupe Distell est le principal producteur sud-africain de vins, spiritueux et ready-to-drinks (RTDs). Le groupe est coté à la bourse de Johannesburg (JSE), emploie plus de 4.200 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 700 Millions d’Euros.
* Fromagerie Bel : publie un chiffre d’affaires annuel de 2,22 Milliards d’Euros en hausse de 12,8% sur un an. Le quatrième trimestre a vu l’activité progresser de 4,9% à 582 ME. L’activité "fromages" affiche toutefois une progression de +9,1%. "Dans ce contexte difficile, le recul de l’EBITDA devrait être limité par rapport à 2007. Les opérations d’acquisition réalisées depuis 2007 ont augmenté l’endettement financier du Groupe qui s’élève à près de 500 millions d’euros au 31 décembre 2008 (hors valorisation des instruments financiers). En conséquence, le résultat net part du Groupe devrait être significativement impacté par la charge financière qui en résulte", explique le groupe.
* DLSI : Un dernier trimestre stable, (+ 2,3% par rapport au dernier trimestre 2007), permet au Groupe DLSI d’atteindre son objectif de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires annoncé lors de la publication des résultats semestriels, malgré une conjoncture défavorable. D.L.S.I. a réalisé un chiffre d’affaires consolidé au 31 décembre 2008 de 149,7 millions d’euros, en augmentation de 19,8% par rapport au 31 décembre 2007. A périmètre constant (hors acquisitions), l’activité s’inscrit en hausse de 15,45%. Le chiffre d’affaires hors France représente plus de 34.5% de l’activité. Suite à la contraction du marché actuel, D.L.S.I. entend développer en premier lieu ses acquisitions passées et son développement organique "afin de pouvoir être au plus près de ses clients au cours de l’année 2009". Le groupe communiquera ses résultats annuels le 30 avril prochain.
* Ipsen : Le résultat opérationnel s’est élevé à 180,1 Millions d’Euros, représentant 18,5% du chiffre d’affaires. Ce résultat ne comprend que les redevances effectivement versées par Bayer sur ses ventes de Kogenate jusqu’à fin mai 2008, indépendamment des montants que le Groupe considère comme effectivement dus par Bayer en application de son contrat de licence. Le Groupe prévoyait de recevoir à ce titre un montant complémentaire de 25 millions d’euros de Bayer lorsqu’il a publié au mois de février 2008 ses objectifs de marge opérationnelle et sa mise à jour en août 2008 pour l’exercice. Le résultat consolidé (part attribuable aux actionnaires d’Ipsen S.A.) s’est élevé à 147,2 millions d’euros, stable par rapport à 150,6 millions d’euros en 2007. Le flux net de trésorerie lié à l’activité a représenté 203,4 millions d’euros en 2008, en nette augmentation comparé à 176,0 millions d’euros une année auparavant. Au 31 décembre 2008, la trésorerie nette à la clôture s’élevait à 66,2 millions d’euros, comparée à une trésorerie de 217,8 millions d’euros une année plus tôt, notamment après acquisition des actions Tercica Inc que le Groupe ne détenait pas.
HSBC : s’apprêterait à annoncer ce lundi une émission de titres d’un montant d’environ 12 Milliards de Livres (environ 13,5 Mds$), affirme le ’Financial Times’. La banque, qui avait jusqu’ici été l’une des moins touchées par la crise, doit publier aujourd’hui ses résultats du 4ème trimestre 2008. A cette occasion, elle pourrait annoncer des dépréciations massives sur sa filiale américaine de cartes de crédit et de crédit immobilier, HSBC Finance Corporation, acquise pour 14 Mds$ en 2003. La direction aurait décidé de réduire drastiquement les activités de cette filiale. Selon le ’FT’, HSBC devrait aussi annoncer aujourd’hui une réduction de son dividende, qui passerait de 39 cents en 2007 à environ 8 cents par action. Rappelons que HSBC est l’une des rares banques britanniques à avoir refusé jusqu’ici l’aide de l’Etat britannique, contrairement à ses principales concurrentes (RBS, Lloyds...) qui ont été partiellement nationalisées.
* EADS : Selon le journal allemand ’Der Spiegel’, l’Allemagne pourrait renoncer purement et simplement à l’A400M d’Airbus, en raison des gros retards pris par le programme de développement de l’appareil. Si Airbus ne redresse pas la barre rapidement, Berlin pourrait ainsi être tenté de faire une croix sur l’avion de transport militaire. La semaine dernière, une commission du Parlement britannique a demandé au gouvernement anglais d’envisager l’abandon de ce programme. Dans ce rapport, la commission de la Défense du Parlement invite Londres à s’interroger sur des options alternatives à l’A400M... Les retards de l’A400M sont liés à des problèmes concernant la motorisation de l’appareil et, plus largement, le système de propulsion.
* Technip : le groupe a remporté auprès de Lukoil Neftochim Burgas un contrat à prix forfaitaire, d’une valeur d’environ 10 millions d’euros, pour l’ingénierie d’avant projet détaillé de nouvelles unités qui seront construites dans sa raffinerie de Burgas, en Bulgarie. Le contrat comprend quatre unités utilisant une technologie Axens : - une unité d’hydrocraquage de résidus d’une capacité de 2,5 millions de tonnes par an, - une unité d’hydrocraquage de distillat sous vide d’une capacité d’1,8 million de tonnes par an, - une unité d’amine, - une unité d’adoucissement d’eau, deux unités d’hydrogène utilisant une technologie Technip KTI, d’une capacité de 7 500 kilogrammes par heure chaque, les utilités et installations associées. Le centre opérationnel de Technip à Rome (Italie) réalisera le contrat, qui devrait être achevé en décembre 2009.
* Canal+ : Le résultat opérationnel ajusté de Groupe Canal+, hors coûts de transition liés au rapprochement avec TPS, s’élève à 636 millions d’euros, en hausse de 29,8%. Après prise en compte des coûts de transition (68 millions d’euros), le résultat opérationnel ajusté s’élève à 568 millions d’euros, en progression de 42%. "Cette forte augmentation est soutenue par les activités de télévision payante en France, dont le résultat opérationnel ajusté hors coûts de transition progresse de 120 millions d’euros grâce à la croissance du chiffre d’affaires, aux économies sur les droits du football et aux autres synergies issues du rapprochement avec TPS. L’objectif initial de 350 millions d’euros de synergies sera ainsi atteint dès 2009, voire dépassé", explique le groupe. Le résultat opérationnel ajusté des autres activités du groupe est en hausse de 26 millions d’euros. L’ensemble des filiales (StudioCanal, Canal+ en Pologne et i>Télé) contribue positivement à cette croissance.
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