Paris, les places européennes sont au plus mal, le CAC40 (-3,8%) enfonce les 2. 600Pts pour la 1ère fois depuis la mi-mars 2003. Certains indices pan-européens enfoncent nettement des planchers vieux de 6 ans, d'autres s'y raccrochent in extremis... à Wall Street en revanche, tout espoir de préserver les supports historiques d'octobre 2002 ou d'octobre 1998 semblent vains alors que le Dow Jones est anticipé en repli de -2,2% (-150Pts, largement en-deçà des 7.000Pts), le "S&P-500" en chute libre de -2,5%. En France, Bercy tente de rassurer en prédisant une contraction limitée de -1,5% du PIB en 2009 (à comparer avec -6,2% aux Etats Unis et -12,5% au Japon) mais l'attitude de capitulation des investisseurs français semble démontrer que cette prévision n'est pas prise au sérieux car la contagion du ralentissement américain et asiatique -sans parler de l'effondrement de la croissance des ex-Pays de l'Est- se fera certainement durement ressentir dans l'Hexagone. Les Européens se sont montrés ouverts à la possibilité d'accélérer les processus d'adhésion à l'euro pour certains pays (Pologne et Hongrie seraient demandeurs), mais cela va à l'encontre des intentions de la Commission comme de la BCE.
La préoccupation la plus immédiate des marchés en ce lundi demeure la santé des banques anglo saxonnes et le risque de voir se multiplier les opérations d'augmentation de capital dans des marchés exsangues. HSBC a secoué le marché ce matin en faisant part de résultats annuels 2008 en forte baisse et en annonçant le lancement d'une augmentation de capital de 14,1MdsE en vue de renforcer sa situation financière.
Le géant britannique a par ailleurs prédit dans son communiqué que les 12 mois à venir resteraient "difficiles",
Coté à la Bourse de Londres, le titre décroche de -20, entraînant l'ensemble du secteur financier européen à la baisse.
A Paris, les titres Société Générale (-8,8%), BNP Paribas (-8%), et Crédit Agricole (-7,15%) signent les replis les plus lourds de l'indice CAC 40.
Ipsen décroche de 12,3% après avoir prévenu que sa performance du premier trimestre 2009 devrait s'afficher "significativement en deçà des attentes" à l'occasion de la publication de ses résultats pour l'année 2008.
Maurel & Prom, affiche des pertes de près de 9,5%. La société pétrolière indépendante a annoncé la semaine dernière qu'elle verserait un dividende annuel compris entre 0,25 et 0,40 euro par action, contre 1,20 euro en 2007. A la hausse, il n'y a guère que Sanofi-Aventis (+0,4%) qui se remet difficilement de sa chute des dernières 48H.
Les investisseurs prendront connaissance d'une salve d'indicateurs économiques aux Etats-Unis cet après-midi, avec la parution des dépenses et revenus des ménages pour le mois de janvier,des dépenses de construction et de l'ISM manufacturier.
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