Il semble que la crise de confiance qui affecte l'euro ne peut désormais que s'aggraver.
Les marchés financiers mondiaux, qui attendent que les dirigeants européens lancent des initiatives ambitieuses pour répondre à la crise du crédit, n'ont pour l'heure obtenu que le strict minimum.
D'abord, la Banque centrale européenne a adopté une démarche d'assouplissement monétaire plutôt timide à un moment où les autres grandes banques centrales réduisaient fortement leurs taux d'intérêt. Ensuite, les appels en faveur d'un effort paneuropéen pour stimuler les économies de la région ont été largement ignorés.
Et maintenant, alors que les économies d'Europe centrale et orientale sont au bord du gouffre, ce qui menace non seulement les banques mais aussi les pays les plus fragiles de la zone euro, les dirigeants européens ont une fois de plus freiné des quatre fers et rejeté la proposition de la Hongrie de mettre en place un plan de sauvetage global de 180 milliards d'euros pour l'Europe de l'Est.
L'aversion au risque, illustrée par la chute des marchés d'actions, la hausse des prix des métaux précieux et maintenant l'accroissement des écarts de rendement sur les marchés des CDS, s'est en conséquence accrue.
Pour Simon Derrick, stratégiste devises chez Bank of New York Mellon à Londres, l'euro ne peut que se déprécier davantage du fait de l'inquiétude des investisseurs, qui se préparent à l'éclatement d'une crise encore plus intense dans la zone euro. Mardi matin en Europe, la monnaie unique est soutenue par l'annonce selon laquelle la Banque de réserve d'Australie a choisi de ne pas abaisser ses taux, cette nouvelle renforçant légèrement l'appétit pour le risque.
A 10h25, l'euro s'était hissé à 1,2672 dollar, contre 1,2578 dollar lundi soir à New York.
La monnaie unique progressait également à 123,82 yens, contre 122,47 yens, tandis que le dollar cotait 97,72 yens, contre 97,35 yens.
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