Un rebond quasi-mécanique se produit mercredi à la Bourse de Paris, alors que le CAC 40 a poursuivi hier sa spirale baissière en se repliant de 1% à un peu plus de 2550 points en clôture, niveau correspondant à un "gap" historique qui restait béant depuis mars 2003.
Vers 10h45, le CAC 40 s'adjuge ainsi 2,5% à 2617,8 points dans un volume de l'ordre de 740 millions d'euros.
L'indice parisien était revenu six ans en arrière mardi en refermant au point près le "gap" des 2554,7 points du 13 mars 2003.
Les analystes techniques précisaient hier qu'en cas de rupture à la baisse des seuils de 2.500 ou 2.400 points, ce seraient les sommets de fin janvier 1994 (2.361 points) qui pourraient être menacés.
Outre-Atlantique, Wall Street avait abandonné tout espoir de rebond hier à la suite de propos de Ben Bernanke, le président de la Réserve Fédérale, laissant entendre que le plan d'aide aux banques pourrait ne pas être suffisant.
Cela avait ramené l'indice S&P 500 en dessous du seuil des 700 points, une première depuis 1996.
A Paris, quelques spectaculaires rebonds emmènent la tendance ce matin.
Eurotunnel s'envole ainsi de plus de 15% après avoir publié un résultat de 40 millions d'euro pour 2008, contre une perte pro forma de 12 million d'euros en 2007 et dévoilé, pour la première fois de son histoire, le versement d'un dividende de 4 centimes d'euros par action.
Sur le CAC, Vinci grimpe de 8,4% après avoir affiché au titre de 2008 un résultat net consolidé part du groupe de 1.591 millions d'euros, en progression de 9,4% en données comparables, soit un résultat net par action de 3,30 euros par action, en hausse de 9,8%.
Arcelor Mittal s'adjuge de son côté 7,5% après avoir été relevé à "conserver" par les analystes de Citigroup Smith Barney.
Des titres comme Cegid (+25%) ou Neopost (+9%) profitent de publications de résultats bien accueillies.
Coté baisses, Sperian lâche 11,5% après avoir présenté un résultat net de 48 millions d'euros pour son exercice 2008, contre 59,1 millions d'euros en 2007, dans une année où se sont combinés ralentissement des marchés et effets défavorables de l'évolution des monnaies.
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