Après 13 séances de repli sur une série de 16 et le franchissement à la baisse de seuils techniques, les marchés européens s'engagent vers une séance de rebond. Les marchés américains sont également bien orientés en dépit de chiffres particulièrement désastreux sur le front de l'emploi américain.
Le secteur privé américain a supprimé 697 000 emplois en février, un chiffre nettement supérieur aux attentes, selon l'enquête mensuelle du cabinet ADP. Le bureau a en outre revu à la hausse le nombre des emplois supprimés en janvier, à 614 000 contre un chiffre de 522 000 annoncé précédemment. Les économistes anticipaient en moyenne un chiffre de 610 000 suppressions de postes pour le mois de février.
Cette enquête est publiée deux jours avant les statistiques officielles de l'emploi. Les économistes attendent en moyenne 630 000 suppressions de postes aux États-Unis pour le mois de février, un chiffre assorti d'une remontée à 8% du taux de chômage.
En dépit de cette statistique, l'indice CAC 40 confirme sa bonne orientation et gagne 2,7% à 2624 points à près d'une heure de la clôture. L'indice parisien était revenu six ans en arrière mardi en refermant au point près le "gap" des 2554,7 points du 13 mars 2003.
Les autres indices européens sont également bien orientés puisque le Dax gagne 3,2% et le FTSE 2,3%.
Un peu plus tôt, l'Asie a résisté ce matin alors que la Chine pourrait annoncer un nouveau plan de soutien à l'économie.
A Wall Street, les indices sont en hausse : le Dow Jones gagne et le Nasdaq gagnent tous deux 1,5%.
Pourtant, en termes de statistiques les nouvelles ne sont guère encourageantes puisque l'activité dans le secteur des services a légèrement accéléré le rythme de sa contraction, aux Etats-Unis au mois de février, selon l'indice ISM des directeurs d'achat publié ce mercredi. Les analystes s'attendaient toutefois à une baisse un peu plus sensible entre janvier et février.
En outre, les marchés restent sceptiques sur les encouragements du Président Obama, mais sensibles aux remarques du président de la Fed qui n'exclut pas que de nouvelles aides au système bancaire soient nécessaires
Du côté des valeurs, une nouvelle série de résultats anime la séance. Ainsi, Crédit Agricole recule de 1,4% après avoir dévoilé une perte nette de 309 millions d'euros au titre du quatrième trimestre 2008, sous l'effet de la crise financière, qui s'est "brutalement et profondément étendue à l'ensemble de l'économie mondiale dans la dernière partie de l'année".
France Telecom s'adjuge 2,6%, le groupe enregistre un résultat net part du groupe en progression de 13,6% à 5,2 milliards d'euros en données comparables au titre de l'exercice 2008. En données publiées, le bénéfice recule de 35,4% à 4,1 milliards d'euros en 2008.
Suez Environnement gagne 4,2%. Le groupe a dévoilé un résultat net part du groupe en croissance de +8,4% à 533 millions d'euros au titre de l'exercice 2008, mais fait part de priorités " ajustées " et notamment une baisse des investissements.
Bouygues affiche un gain de 6%, suite à la publication de résultats annuels globalement en ligne avec les attentes des analystes.
Vinci est également bien orienté avec un gain de 9,8% après avoir fait part de résultats supérieurs aux attentes.
Mais c'est Arcelor Mittal qui caracole en tête du CAC 40 avec un gain de 10,9%, la valeur bénéficie de la note de Citigroup Smith Barney qui a annoncé ce matin être passé d'une recommandation "vendre" à "conserver".
Schneider Electric (+8,1%) figure avec Arcelor Mittal, Alstom (+10,1) et Vinci dans le trio de tête du CAC 40 ce mercredi, soutenu par une recommandation favorable des analystes d'UBS.
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