Le CAC40 s'envole de +4,65% et re-franchit les 2.650Pts, les places européennes grimpent de +3,5% en moyenne, Wall Street affiche +2,3% (en prenant le "S&P-500" comme référence): alors que les investisseurs manifestaient la veille une lassitude et un abattement sans précédent depuis 6 ans (la spirale baissière semblant inarrêtable), voilà que le sursaut de ce mercredi efface deux tiers du terrain perdu depuis jeudi dernier.
A Paris, le comblement du "gap" des 2.554Pts pourrait s'avérer décisif, si la reprise se confirmait avec un retour rapide au-dessus des 2.700Pts. Parmi les signaux de bon augure (dans l'optique d'un redressement des marchés), il faut signaler le rebond du prix du pétrole (+6,5%) qui suscite une hausse explosive d'un titre comme Total (+9%) dont l'impact sur le CAC40 est considérable.
Parmi les hausses les plus remarquables du jour, il faut signaler celles d'Alstom (+10,5%), Air Liquide et St Gobain (+7,5%), Schneider (+8,5%) puis surtout de Vinci et Arcelor (+11%) alors que les analystes d'UBS ou Citigroup plébiscitent les résultats trimestriels ou les perspectives des trois derniers titres cités. Les investisseurs font donc l'impasse sur des chiffres particulièrement désastreux concernant le marché du travail.
Le secteur privé américain a supprimé 697 000 emplois en février, un chiffre nettement supérieur aux attentes, selon l'enquête mensuelle du cabinet ADP. Le bureau a en outre revu à la hausse le nombre des emplois supprimés en janvier, à 614 000 contre un chiffre de 522 000 annoncé précédemment. Les économistes anticipaient en moyenne un chiffre de 610 000 suppressions de postes pour le mois de février.
Cette enquête est publiée deux jours avant les statistiques officielles de l'emploi. Les économistes attendent en moyenne 630 000 suppressions de postes aux États-Unis pour le mois de février, un chiffre assorti d'une remontée à 8% du taux de chômage. Sur le front de l'activité dans le secteur des services aux USA, l'indice mensuel recule à 41,6 contre 42,9... mais ce chiffre serait moins mauvais qu'anticipé. Pas de statistiques à se mettre sous la dent en Europe mais des résultats trimestriels continuent de tomber en France en ce début de mois de mars: France Telecom s'adjuge 2,6% alors que le groupe enregistre un résultat "RNPG" en progression de 13,6% à 5,2 milliards d'euros en données comparables au titre de l'exercice 2008. En données publiées, le bénéfice recule de 35,4% à 4,1 milliards d'euros en 2008.
Suez Environnement gagne 2%. Le groupe a dévoilé un résultat net part du groupe en croissance de +8,4% à 533 millions d'euros au titre de l'exercice 2008, mais fait part de priorités " ajustées " et notamment une baisse des investissements.
Bouygues affiche un gain de 6%, suite à la publication de résultats annuels globalement en ligne avec les attentes des analystes.
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