La petite consolidation anticipée en début de séance se transforme en une correction beaucoup plus brutale (le CAC40 perd à présent -2,1%, à l'image de l'Euro-Stoxx50) alors que les assureurs britanniques s'effondrent de -15% en moyenne Outre-Manche sur des rumeurs de recapitalisation d'Aviva.
Les situations ne sont pas comparables d'un pays à l'autre (Londres a connu une bulle immobilière sans précédent) mais la chute globale de la valeurs des actifs (portefeuille boursier, obligations "corporate") met les assureurs en difficulté. AXA qui avait commencé la journée en forte hausse alors que Claude Bébéar -le fondateur- dément tout projet ou tout besoin d'augmentation de capital, n'échappe pas à la contagion et s'enfonce de nouveau sous les 7E (-3,9% à 6,9E). Les constructeurs automobiles sont également sous pression alors que les ventes de véhicules neufs pourraient chuter de -25% cette année selon le groupe Renault (le titre rechute de -4% et entraine Peugeot dans son sillage avec -5%). Les titres "Bureau Veritas" s'écroulent de près de 10% alors que le groupe Wendel a annoncé hier la cession d'environ 10% du capital du bureau de certification, laissant entrevoir un prochain afflux de titres sur le marché ("overhang").
Le titre Sperian - qui avait chuté de plus de 20% hier - aligne une nouvelle séance de forte baisse ce jeudi (-7,6%), victime d'une dégradation des analystes d'Exane BNP Paribas.
Du côté des hausses, GDF Suez s'adjuge 2,8% après avoir dévoilé un résultat net part du groupe en hausse de 13% à 6,5 milliards d'euros sur l'exercice au titre de l'exercice 2008 et confirmé la mise en place du plan d'investissement de 30 milliards d'euros sur la période 2008-2010.
Alcatel-Lucent et Sanofi-Aventis (+1%) bénéficient de rachats à bon compte qui ne traduisent pas de grosses convictions haussières.
La journée sera bien évidemment marquée par les décisions des comités de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre (BoE). JC Trichet devrait annoncer une baisse de 50 points de base, à 1,5%, de son principal taux directeur... les chances d'un abaissement de 75Pts de base semblent faibles.
Aux Etats-Unis, le calendrier économique sera dominé par la publication des commandes à l'industrie, des inscriptions aux allocations chômage et des chiffres définitifs de la productivité pour le 4ème trimestre.
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