Le pétrole ouvre en baisse à New York, espoirs déçus sur la Chine
AFP 05.03.09 | 15h38
Les prix du pétrole ont ouvert en baisse jeudi à New York, alors que les espoirs du marché sur un nouveau plan de relance en Chine ont été déçus et que le raffermissement du dollar pénalisait les échanges.
Vers 14H15 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril s'échangeait à 44,32 dollars, en baisse de 1,06 dollar par rapport à son cours de clôture de mercredi.
"Tout l'enthousiasme lié à la Chine s'est dissipé, le marché est très déçu", a rapporté Phil Flynn, d'Alaron Trading. Le cours du baril de brut avait grimpé de près de 4 dollars mercredi, après une baisse surprise des stocks aux Etats-Unis et des espoirs de voir la Chine annoncer de nouvelles mesures de relance, et ainsi stimuler la demande en matières premières. Mais le Premier ministre Wen Jiabao n'a rien annoncé de nouveau, et la déception se reflétait dans le marché.
De plus, le dollar était en hausse, ce qui renchérissait les cours, libellés dans la monnaie américaine, pour les investisseurs munis d'autres monnaies, en particulier la livre sterling et l'euro. La Banque d'Angleterre a abaissé son taux directeur d'un demi-point et lancé un programme de création de monnaie, ce qui pesait sur la livre, tandis que l'euro subissait la même pression après la baisse d'un demi-point également de la part de la Banque centrale européenne.
"La hausse du dollar pourrait même changer les plans de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole lors de sa prochaine réunion", le 15 mars, a avancé Phil Flynn. Le marché a intégré que l'Opep allait de nouveau adopter une baisse de ses quotas de production, mais un raffermissement mécanique des prix grâce au dollar pourrait les rendre plus tolérables aux yeux du cartel, selon l'analyste.
"De nombreux éléments pèsent sur la psychologie du marché", a-t-il conclu, auxquels viennent s'ajouter les facteurs saisonniers, le printemps étant traditionnellement moins propice pour la demande, et de nouveaux indicateurs inquiétants aux Etats-Unis, où le nombre de nouveaux chômeurs s'est maintenu à un niveau très élevé la semaine passée.
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