Le marché parisien continue d'évoluer dans le rouge, même s'il tend à réduire des pertes creusées en début d'après-midi. Le CAC 40 recule de 2% à 2622 points, après avoir retrouvé les 2 600 points en début d'après-midi. Ailleurs en Europe, le Dax recule de 2,4% et le FTSE abandonne 2%. Outre Atlantique, le Dow Jones perd 1,6% et le Nasdaq 1,2%.
Comme prévu, la Banque centrale européenne a annoncé une baisse de ses taux directeurs : le taux de refinancement passe ainsi de 2% à 1,5%, celui de la facilité de dépôt de 1% à 0,5% tandis que celui de la facilité de prêt marginal retombe de 3% à 2,5%. La Banque d'Angleterre a également baissé son taux principal directeur de 50 points de base à 0,5%.
Du côté des statistiques, les inscriptions hebdomadaires au chômage qui ont significativement baissé la semaine dernière aux États-Unis. Le nombre des inscriptions au chômage a baissé de 31.000 au cours de la semaine close le 28 février pour s'établir à 639.000, contre 670.000 la semaine précédente (chiffre révisé de 667.000).
En revanche, la productivité hors agriculture aux États-Unis a été revue à la baisse et reculerait de 0,4% au 4ème trimestre. Le taux de croissance de la productivité avait été établi à 3,2% (chiffres corrigés des variations saisonnières) sur les trois derniers mois de l'année. Le consensus des analystes attendait lui une hausse de la productivité de l'ordre de 1,1% au 4e trimestre.
Les marchés doivent encore prendre connaissance des commandes à l'industrie pour le mois de janvier, à 16h00.
Du côté des valeurs, une nouvelle série de résultats anime la séance. Essilor recule de 3,7% après la publication d'un résultat net en hausse 8,7% à 382,4 millions d'euros hors effet de change. Le leader mondial du verre ophtalmique estime que le contexte de récession mondiale rend très incertaines les prévisions de croissance de l'exercice 2009.
A l'inverse, GDF Suez prend la tête du CAC 40 avec un gain de 4,6% après avoir dévoilé un résultat net part du groupe en hausse de 13%en 2008 et la confirmation de la mise en place du plan d'investissement de 30 milliards d'euros sur la période 2008-2010. En termes de perspectives, le groupe énergétique vise un EBITDA 2009 en croissance par rapport à celui de 2008 et un EBITDA 2011 de 17-18 milliards d'euros.
Le secteur financier est globalement mal orienté, à l'instar de Société Générale (-6%) et Crédit Agricole (-4%) alors que le secteur des assureurs britanniques chute sur des rumeurs de recapitalisation d'Aviva. L'assureur français AXA justement, qui avait commencé la journée en forte hausse alors que son fondateur Claude a démenti tout projet ou tout besoin d'augmentation de capital, est désormais en nette baisse de 4,9%.
Les constructeurs automobiles sont également sous pression alors que les ventes de véhicules neufs pourraient chuter de -25% cette année selon Renault, dont le titre rechute de 2,9% et entraîne Peugeot dans son sillage avec 5,9%.
Saint-Gobain abandonne de son côté 3% alors que Wendel souscrira à l'augmentation de capital du groupe de matériaux de construction à hauteur de 8,3 millions d'actions.
Sur le SBF-120, Casino Guichard gagne 0,3% après la publication d'un résultat opérationnel courant en hausse de 7,3% à 1 283 millions d'euros. Parallèlement, le distributeur a annoncé l'apport à sa filiale Mercialys d'un portefeuille d'actifs immobiliers Alcudia, constitué de projets de promotion développés par Casino et de surfaces de vente et de réserve d'hypermarchés. Enfin, son conseil d'administration a approuvé à un projet de conversion des actions à dividende prioritaire sans droit de vote en actions ordinaires.
Arkema (+2,4%) a fait état de résultats annuels 2008 en baisse du fait d'une chute sans précédent de la demande au 4e trimestre. Le groupe de chimie publie un résultat net part du groupe de 100 millions d'euros au titre de l'exercice écoulé, contre 122 millions d'euros en 2007.
Bureau Veritas chute de 10,1%, Wendel, la maison mère de Bureau Veritas, annonce la cession d'environ 10 % du capital de sa filiale. À l'issue de ce placement, le groupe Wendel restera l'actionnaire majoritaire de Bureau Veritas.
Sperian, qui avait chuté de plus de 20% hier dans le sillage de ses résultats annuels - aligne une nouvelle séance de forte baisse (-10,7%), victime d'une dégradation des analystes d'Exane BNP Paribas. Le bureau d'études est passé de "neutre" à "sous-performance" sur le titre du fabricant d'équipements de protection individuelle, avec un objectif de cours de 20 euros.
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