Au lendemain d'une séance de forte baisse, la Bourse de Paris devrait débuter la journée sur une tendance stable voir légèrement positive.
Selon les indices de 8h10, l'indice CAC 40 devrait afficher un gain de 0,4% à 2580 points.
Tous les indices européens ont clôturé hier au plus bas, le CAC40 perd carrément -4% à 2.569,63Pts, ce qui efface 80% des gains engrangés la veille. L'indice replonge donc sous les 2.600Pts, après avoir déjà testé puis rebondi sur les 2 600 points hier en début d'après-midi. Ailleurs en Europe, le Dax recule de près de -4,85%%, Amsterdam coule à pic (-5,2%) et le FTSE abandonnait 3% (presque un miracle compte tenu des -20% de Prudential, des -15% de Lloyds et de la chute libre d'Aviva qui perd un tiers de sa valeur).
Comme prévu, la BoE a réduit son taux directeur de -50Pts et la Banque centrale européenne s'est empressée de l'imiter: le taux de refinancement passe ainsi de 2% à 1,5%, celui de la facilité de dépôt de 1% à 0,5% tandis que celui de la facilité de prêt marginal retombe de 3% à 2,5%.
Le Dow Jones a dégringolé hier de - 4,1% à 6594,44 (après avoir affiché jusqu'à -330Pts de repli vers 21H45 et surtout une perte annuelle de -25% en 2 mois et 5 jours, de -30% en 8 semaines, un écart qui justifie amplement le qualificatif de krach).
Le S&P-500 a dévissé de -4,25% à 682Pts, touchant en séance un "plus bas" depuis fin septembre 1996, mais aussi et surtout, retraçant un ex sommet historique datant du début juin 1994 (678,5Pts). Les 10 principaux secteurs d'activité ont tous terminé "dans le rouge", parfois sur des replis supérieurs à -10% (banques, assureurs, compagnies aériennes).
Les dernières statistiques US publiées jeudi furent proprement calamiteuses avec une 6ème chute consécutive des commandes à l'industrie aux Etats-Unis (-1,9% après -4,9% en décembre) et il s'agit de la plus longue série de baisses mensuelles (six mois consécutifs) depuis que le département du commerce américain compile cet indice (c'est à dire 1992). Mais Wall Street n'était pas au bout de ses mauvaises surprises puisque la productivité US du 4ème trimestre a été revue en forte baisse, à -0,4% contre 3,2% en 1ère estimation.
Les opérateurs prendront connaissance aujourd'hui de nouvelles statistiques aux Etats-Unis : le taux de chômage (14h30) et le nombre de demandeurs d'emploi (14h30) en février. En Europe, on attend les prix à la production en Allemagne (9h00) en janvier et les prix à la production industrielle (10h30) en février au Royaume Uni.
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