Si le CAC40 (-1,5%) ne redresse pas un peu la barre d'ici la clôture, nous assisterons au retracement des niveaux planchers de la période du 11 au 13 mars 2003 (et de la zone de "gap" des 2. 554Pts), le score hebdomadaire sera certainement assez proche de -6,5%).
Paris pulvérisera ainsi tous ses records de séquence de repli avec 16 séances de baisses sur une série de 19 et seulement 10 journées de hausse sur les 40 dernières (soit un ratio de 4 contre 1) qui reste inégalé.
A Wall Street les 100Pts de hausse initiaux du Dow Jones se sont évaporés en quelques minutes (laissant la place à une perte de -50Pts) et le Nasdaq n'a pas tardé à perdre -1,3% (sous les 1.280Pts cette fois-ci) dans le sillage de Google (-3%) ou Apple (-6,5%). Les indices boursiers européens rechute de -un "trou d'air" de -1,8% survenu en fin de matinée. Le "coup de chapeau" aux chiffres du chômage entre 14H30 et 14H45 n'a pas duré car ce sont pas moins de 651.000 emplois qui ont été détruits en février après -655.000 (révisé de 598.000) en janvier puis un mois de décembre catastrophique (-681.000 au lieu de -577.000) et le taux de chômage repasse de 7,6% à 8,1%. La barre des 10% de sans emplois devrait être franchie avant l'été aux Etast Unis.
La bourse de Paris a inscrit ce matin un nouveau plancher annuel à 2.521Pts: le CAC40 ne faisait qui suivre la tendance imprimée dès hier après midi par le Dow Jones et le Nasdaq (qui abandonnaient tous deux un peu plus de 4%) et qui était intégralement relayée par les places asiatiques avec des baisses supérieures à -3,5% à Tokyo ou Shanghai (Séoul limitait la casse à -0,3%). Les investisseurs n'ont jamais eu autant de motifs de se montrer inquiets du sort d'entreprises telles que GM à la lumière des statistiques d'activité et d'emploi qui présagent d'un très fort recul de l'activité pour ce 1er trimestre 2009.
Avec des risques de faillite ou de recapitalisation massive d'Etats ou d'entreprises, les valeurs financières restent sous pression (le secteur bancaire plongeait de -10% hier soir aux USA, de -6% en Europe ce midi... et Citigroup est passée sous les 1,0$ et accède ainsi au statut de Penny Stock.
A Paris Crédit Agricole signe toujours la plus forte baisse de l'indice CAC 40 avec un repli de 9% suivi du titre Société Générale qui plonge de 7,5% puis de BNP Paribas avec -6,2%. Un nouvel accord entre l'Etat belge et BNP Paribas doit être signé dans la journée concernant la reprise d'une partie des activités de Fortis, à la faveur de nouvelles clauses, rapporte Les Echos sur son site Internet.
AXA s'inscrit encore en repli de -4% alors que les principales compagnies d'assurance britanniques continuent de dégringoler (-8% sur Aviva, -10% sur Wolesley ou Friends Provident). A l'inverse, Veolia Environnement caracole en tête des plus fortes hausses du CAC avec un gain de +3,6% après un début de séance difficile (à -6% et 15E testé au plus bas).
Le groupe de services aux collectivités a publié ce matin un résultat net part du groupe diminué de moitié pour l'exercice 2008, à 405 millions d'euros, et dit vouloir intensifier ses efforts sur les réductions de coûts et l'amélioration de la génération de 'cash flow' en 2009.
GDF Suez est également bien orienté (+2%), les avis d'analystes positifs se multipliant après la publication des résultats annuels du groupe, hier. Ce matin, les analystes d'Exane BNP Paribas ont relevé leur opinion sur la valeur de 'neutre' à 'surperformance' avec un objectif de cours de 36 euros. Saint Gobain recommandé à l'achat reprend plus de 3,7% mais reste l'un des "grands perdants" du CAC40 depuis la mi-février.
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