Malgré un début de séance prometteur, les marchés européens se sont retournés en milieu de journée sous la pression des valeurs financières, les investisseurs cédant aux pressions baissières pour la dernière séance de la semaine.
Le léger rebond consécutif à l’ouverture de Wall Street n’a pas suffi à inverser la tendance durablement, en raison notamment des pertes des financières. A Paris, Veolia tire toutefois son épingle du jeu grâce aux déclarations de son PDG. A la clôture, le CAC 40 cédait 1,37% (6,22% sur la semaine) à 2 534,45 points. L’indice Eurotop 100 perdait 1,21% à 1 420,21 point
Le titre Fortis progressait de 13,34% à 0,96 euro en fin d’après-midi à l’approche de la clôture du dossier du rachat par BNP. Alors que le protocole d’accord concernant le rachat de Fortis Bank par BNP Paribas expire ce soir à minuit, le quotidien Les Echos croit savoir qu’un accord devrait être signé dans la journée. «Les points de vue se rapprochent à grands pas», indique ainsi une source citée par le quotidien économique à l’heure où un conseil d’administration se tient au sein de la banque française.
En déclarant en conférence de presse, que quoi qu’il arrive, Veolia (+3,54% à 16,51 euros) ne ferait pas d’augmentation de capital, Henri Proglio, le P-DG du numéro un mondial des services à l’environnement, a sauvé le titre d’une chute qui s’annonçait vertigineuse. À l’ouverture, quelques minutes avant cette annonce, le titre dévissait en effet de plus de 6%, miné par des résultats annuels médiocres et une visibilité nulle pour 2009.
Air France-KLM (- 0,69% à 6,36 euros) a annoncé aujourd’hui un recul de 3,4% de son trafic passagers au mois de février 2009 par rapport à février 2008. A nombre de jours comparables, ce recul se chiffre à 2,6%. Le coefficient d’occupation a par ailleurs chuté de 1,2 point à 74,3%. Air France-KLM dit avoir transporté 4,8 millions de passagers au mois de février, soit une baisse de 4,8% en données publiées et de 8,1% en jours réels.
Les chiffres macroéconomiques
Le taux de chômage aux Etats-Unis a atteint 8,1% en février, au plus haut depuis décembre 1983. Les économistes tablaient sur 7,9% après 7,6% en janvier. L’économie américaine a supprimé 651 000 emplois en février. Les économistes tablaient sur 648 000 emplois supprimés. Le chiffre de janvier a été révisé à 655 000 contre 598 000 annoncé initialement et celui de décembre à 681 000 contre 577 000 en deuxième estimation. Il s’agit du nombre de suppressions de postes le plus important depuis octobre 1949.
A la clôture, l’euro cotait 1,2662 euro face au dollar américain.
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