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Forum (usa)
BOURSE AMERICAINE, DOW JONES, NASDAQ, S&P
Message n° 5XE28 de
Prisca56
dimanche 8 mars 2009 à 18h54
Malgré les plus bas de quelque 12 ans touchés par les principaux indices de Wall Street la semaine dernière, celle qui commence lundi ne s'annonce guère plus réjouissante tant les investisseurs sont inquiets du sort qui sera réservé à General Motors et, surtout, au monde bancaire.
Alors que les auditeurs de GM ont émis des doutes sur la viabilité en l'état du constructeur, l'attention du marché sera focalisée sur la réunion dans quelques jours entre l'équipe de choc automobile mise en place par l'administration Obama, des dirigeants de GM et de Chrysler et des membres du syndicat United Auto Workers (UAW).
Tant que les intervenants resteront sur leur faim sur le contenu du plan de soutien aux banques lancé par le gouvernement américain, les actions de bon nombre des grands noms du secteur, continueront leur descente aux enfers en raison des craintes de nationalisation de ces établissements.
Et, en toile de fond, une série d'indicateurs économiques programmés pour la semaine à venir, dont les ventes en détail pour le mois de février et l'indice de confiance du consommateur de l'Université de Michigan, devraient une venir confirmer l'ampleur de la récession qui sévit aux Etats-Unis.
"Il n'y a pas, hélas, de poteaux indicateurs suggérant aux investisseurs que le marché sait où il va que les entreprises savent où elles vont.
Dans un tel contexte, on n'a pas d'autre choix que de tourner le regard vers Washington", a déclaré Jack Ablin, chargé des investissements chez Harris Private Bank.
Le Dow Jones et le S&P 500 évoluent à des plus bas de 12 ans tandis que le Nasdaq se retrouve au plus bas depuis six ans.
Les intervenants du marché ne savent pourtant pas si le fond a été touché où si la correction va être encore plus sévère.
Subissant une quatrième semaine de recul depuis le début de l'année, le Dow a cédé 6,2% la semaine dernière, le Nasdaq 6,1% et le S&P 500 7%, ce dernier subissant sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le mois de novembre.
DU JAMAIS VU
"Je suis en activité depuis 1963 et je dois avouer que je n'avais jamais fait l'expérience d'un marché aussi décourageant et douloureux. Et pourtant j'en ai vu des remous", a dit pour sa part Carl Birkelbach, directeur général de Birkelbach Investment Securities.
La semaine dernière, les valeurs bancaires ont plongé encore plus bas avec le titre Citigroup, qui était encore le numéro un mondial du secteur en termes de capitalisation boursière, qui est tombé un moment sous la barre de un dollar.
Pour que le secteur financier soit enfin stabilisé et pour que l'on puisse entrevoir un début de reprise des marchés, il faut que l'administration Obama s'explique sur la manière dont elle compte délester les banques de leurs actifs toxiques et sur les méthodes de valorisation de ces derniers, soulignent des analystes.
"Pour que l'on puisse avancer, il faut que le secrétaire au Trésor Timothy Geithner donne sa réponse à cette question fondamentale : comment valorise-t-on ces actifs ? Peu importe que cette réponse nous plaise ou pas, au moins on saura", note Marc Pado (Cantor Fitzgerald).
Dans le secteur automobile, une faillite de General Motors pourrait se traduire par des licenciements massifs et affecter toute la filière, souligne Joseph Lavorgna (Deutsche Bank).
Au bout du compte, un dépôt de bilan du premier constructeur américain pourrait amputer le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis de quatre points, a poursuivi cet analyste.
Une semaine avant la réunion de comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, son président Ben Bernanke, s'exprimera mardi devant la comité des affaires étrangères.
Le moindre commentaire sur l'état de l'économie ou des banques est susceptible d'influencer le marché.
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