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Forum (usa)
BOURSE AMERICAINE, DOW JONES, NASDAQ, S&P
Message n° 604CX de
Prisca56
lundi 9 mars 2009 à 16h06
Wall Street résiste pour l’heure en repli modéré ce lundi, alors que le deal Merck / Schering et les nouveaux rebondissements sur le dossier Roche / Genentech semblent parvenir à réconforter une partie des opérateurs. Quoi qu’il en soit, les marchés demeurent fébriles sur des craintes liées au secteur bancaire et financier, mais aussi du fait d’un manque de conviction après les dernières statistiques, notamment celles de l’emploi divulguées la semaine dernière (651.000 destructions de postes non-agricoles en février...). Le DJIA perd 0,12% à 6.619 pts et le Nasdaq 0,12% également à 1.292 pts.
Les horaires de cotations sont de 14h30 à 21 heures ce jour du fait du passage à l’heure d’été dans la nuit de dimanche aux États-Unis. Le changement d’heure en France aura lieu le dernier dimanche de mars, soit le 29. Jusqu’à cette date, les séances US seront donc fixées dans ces horaires 14h30-21 heures.
Warren Buffett, s’exprimant sur CNBC, juge tout simplement que l’économie des États-Unis a "chuté d’une falaise". Ainsi, les développements économiques récents ont été "très proches du pire scénario" envisagé par le légendaire investisseur, même si les conditions seraient encore plus mauvaises si la Fed n’était pas intervenue depuis fin septembre. Buffett précise encore qu’un redressement ne se produira pas rapidement, comme espéré encore par certains...
D’ici cinq ans, le gourou financier juge tout de même que l’économie ira enfin bien. En effet, Buffett pense que la force du système Américain permettra de surmonter à terme les difficultés actuelles, comme cela a pu être le cas de nombreuses fois par le passé.
Warren Buffett en appelle aussi aux responsables politiques, démocrates comme républicains, qui devraient travailler ensemble et ne pas essayer de tirer avantage de la situation économique pour atteindre des objectifs personnels.
Buffett, au sujet de l’inflation, précise qu’elle pourrait être pire que durant les années 70.
L’investisseur de légende se veut rassurant au sujet de la santé des banques américaines. La plupart serait ainsi en "assez bonne forme", avec la capacité de faire face compte tenu du faible coût des fonds. Cependant, les établissements auraient besoin "de retourner aux activités bancaires", autrement dit de ne plus se risquer inconsidérément sur des produits trop complexes. Buffett juge extrêmement important, pour restaurer la confiance, que le gouvernement rende clair que les dépôts ne seront pas perdus en cas de défaillance des banques.
A propos du fameux article "Buy American" livré par Buffett au New York Times quelques temps avant un nouvel effondrement des marchés boursiers, l’investisseur avoue qu’il aurait préféré effectivement effectuer ce constat quelques mois plus tard. Buffett semble toutefois toujours considérer ses arguments solides. En effet, sur une période de dix ans, il vaudrait donc mieux posséder des actions selon l’oracle d’Omaha. Buffett souligne d’ailleurs que sa firme Berkshire Hathaway est limitée dans ses acquisitions d’actions American Express, ce qui ne signifie pas que le titre ne soit pas une "occasion d’enfer" à 10$...
Au sujet de la fin de la purge boursière, Buffett ne veut pas affirmer que la période actuelle constitue un plancher, mais il semble donc toujours considérer qu’il s’agit d’une période propice pour investir dans une optique de long terme.
VALEURS DU JOUR
Merck (-5%) et Schering-Plough ont annoncé ce lundi un accord de fusion combinant leurs portefeuilles et capacités d’innovation en un nouveau leader pharmaceutique américain. Merck, colosse du New Jersey, s’engage par ailleurs à maintenir le dividende actuel, et attend une opération significativement relutive, ainsi que des économies de coûts de 3,5 Mds$ annuels. Les Conseils d’administration de Merck et Schering ont approuvé unanimement le mariage, selon lequel Merck et Schering-Plough se rapprocheront sous le nom de Merck, via une transaction en cash et actions. Selon les termes de l’accord, les actionnaires de Schering recevront 0,5767 action et 10,50$ en cash pour chacun de leurs titres. Chaque action Merck deviendra automatiquement un titre de l’entité combinée. Le Président et Chief executive officer de Merck Richard T. Clark dirigera la nouvelle Société.
Schering-Plough (+17%). Sur la base du cours de clôture de Merck le 6 mars, la considération reçue par les actionnaires de Schering serait de 23,61$ par action, soit un total de 41,1 Mds$. Le prix représente une prime pour les actionnaires de Schering-Plough de 34% environ sur la base du cours du 6 mars. La considération représente aussi une prime voisine de 44% sur le cours moyen de clôture des 30 derniers jours de cotations. A la finalisation, les actionnaires de Merck possèderaient 68% du total de l’entité combinée et les actionnaires de Schering 32%. Merck anticipe que le deal soit modestement relutif sur le bpa non-GAAP durant la première année pleine après finalisation, puis significativement relutif par la suite. La considération totale de transaction sera composée d’environ 44% de cash et 56% d’actions. La portion cash sera financée par 9,8 Mds$ de trésorerie existante et 8,5 Mds$ de financement fourni par JP Morgan.
Merck a aussi confirmé sa guidance financière 2009, les revenus étant attendus entre 23,7 et 24,2 Mds$, plutôt dans le bas de fourchette. Le bpa non-GAAP 2009 est toujours estimé entre 3,15 et 3,30$ hors éléments, sur un bpa GAAP de 2,95 à 3,17$. La guidance GAAP comprend 400-600 M$ de charges de restructurations avant imposition. Les prévisions excluent l’impact de la transaction, dont la finalisation est attendue durant le 4ème trimestre.
McClatchy (-22%). Le Groupe de presse américain a annoncé ce lundi qu’il allait réduire ses effectifs totaux de 15% environ, ce qui représente 1.600 emplois à plein temps. Le Groupe entend aussi réduire les rémunérations des dirigeants et du personnel restant. Ces actions sont annoncées dans le cadre d’un programme de restructurations déjà dévoilé. Les réductions d’effectifs auront lieu par attrition, outsourcing et licenciements, et débuteront d’ici la fin du 1er trimestre. Des coûts de licenciements de 30 M$ sont évalués. Le PDG Gary Pruitt montrera l’exemple en compressant son salaire de 15%, et en se passant de bonus pendant deux ans.
Capital One (+4%) a annoncé que son Conseil d’administration avait décidé de réduire le dividende trimestriel de la firme de 37,5 cents par titre à seulement 5 cents, soit une réduction de 87%, dès le second trimestre 2009. La firme de Virginie ajoute que le prochain dividende sera déclaré en avril et payé le mois suivant. La baisse du coupon préservera plus de 500 M$ de capitaux par an. Le management de Capital One assure par ailleurs que son ratio de capital Tier 1 pro forma, à fin février 2009, demeurait au-dessus des 11%.
Eastman Chemical (+4%) a averti ce lundi de nouvelles mesures destinées à réduire ses dépenses de plus de 100 M$ additionnels, ce qui doublerait l’objectif 2009 d’économies. Les actions décidées comprennent 200 à 300 nouvelles suppressions de postes d’ici quatre à six semaines, ainsi qu’une réduction de la rémunération des effectifs américains de 5%. Les dépenses de capitaux 2009 sont attendues entre 300 et 350 M$, également en baisse. Le Groupe du Tennessee anticipe un bpa 2009 allant de 2 à 3$, hors éléments liés aux actions de restructurations. Brian Ferguson, PDG du Groupe, voit également des charges T1 avant imposition de 30 M$ pour les réductions de coûts supplémentaires.
New York Times (+3%), qui tente actuellement de se désendetter, a annoncé un accord de cession-bail de 225 M$ avec la firme d’investissement W.P. Carey & Co. LLC. L’accord porte sur l’espace détenu par Times Co dans son siège-social new-yorkais. Le deal comprend une option permettant au NYT de racheter son intérêt pour 250 M$ durant la dixième année du bail qui compte 15 ans.
McDonald’s (+2%). Le géant de l’Illinois a publié pour le mois de février 2009 une croissance globale, à magasins comparables, de 1,4%. En dehors de l’effet de calendrier (un jour de plus en février 2008), la croissance aurait toutefois été de 5,4% environ à magasins constants, ajoute McDo. A magasins comparables, les États-Unis ont augmenté de 2,8% (+6,8% hors effet de calendrier), contre -0,2% en Europe (+4% hors effet...) et +0,7% en Asie Pacifique, Moyen-Orient, Afrique (+4,1% hors effet...). A l’échelle du système McDonald’s, les ventes des restaurants dans le monde ont reculé de 4,6% sur le mois passé, mais elles auraient progressé de 3,2% à devises constantes. McDonald’s reste confiant dans les fondamentaux de son activité, mais prévient que des facteurs externes et notamment la volatilité sans précédent des devises et des matières premières, "continueront de faire pression sur les comparaisons de revenus et de marges durant le 1er trimestre". Si les taux de changes restent aux niveaux actuels, l’aux niveaux actuels, l’impact négatif sur les revenus T1 sera de 600 M$ au moins, et l’impact adverse sur le bénéfice par action ira de 7 à 9 cents. En outre, comme déjà évoqué, les coûts de matières premières devraient avoir un impact plus grand durant le 1er semestre.
Dow Chemical (-3%) et Rohm & Haas désirent un report dans le cadre du procès relatif à leur fusion tumultueuse de 15,3 Mds$. Les deux Groupes chimiques américains veulent en effet plus de temps afin de poursuivre leurs discussions en vue d’un éventuel accord. En fin de semaine dernière, des rapports médias évoquaient effectivement une reprise des négociations en vue de l’acquisition de Rohm par Dow. Les discussions avaient été suspendues fin janvier 2009 sur des questions de financement et dans un contexte économique tendu. Dow Chemical a par ailleurs renégocié un prêt-relais destiné au rachat de son rival, le nouvel accord comprenant des amendements de protection contre des défauts potentiels.
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