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Wall Street en légère hausse, mais l'ambiance reste morose
La Bourse de New York évoluait en légère hausse lundi en matinée, après un début de séance hésitant, dans un marché qui peine à rebondir alors que les mauvaises nouvelles continuent de s'accumuler: le Dow Jones gagnait 0,61% et le Nasdaq 0,63%.
Vers 14H50 GMT, le Dow Jones Industrial Average prenait 40,14 points, à 6.667,08 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 8,14 points, à 1.301,99 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait quant à lui de 0,92% (6,27 points), à 677,11 points.
Vendredi, Wall Street avait fini sans direction, peinant à rebondir après les chiffres calamiteux du marché de l'emploi américain. Le Dow Jones avait gagné 0,49% et le S&P 500 0,12%, mais le Nasdaq avait perdu 0,44%.
Après une ouverture en baisse, les indices de la place new-yorkaise ont effectué une nette remontée, passant en territoire positif puis oscillant autour de l'équilibre.
"C'est une réaction technique" après une chute de 6,2% du Dow Jones la semaine dernière, a jugé Peter Cardillo, d'Avalon Partners. "A un certain point, la baisse est tellement forte qu'elle s'épuise", a-t-il ajouté.
Le marché bénéficiait de la fermeté des valeurs de l'énergie, qui pèsent lourd dans les indices, comme le pétrolier ExxonMobil (+1,95% à 65,28 dollars). Le secteur profitait de la forte progression des cours de l'or noir à New York (+2,31 dollars à 47,83 dollars le baril).
Les valeurs financières rebondissaient, notamment Bank of America (+12,74% à 3,54 dollars) ou JPMorgan Chase (+2,95% à 16,40 dollars). Citigroup restait scotché à 1 dollar, seuil sous lequel il est passé la semaine dernière pour la première fois de son histoire, limitant sa hausse à 0,97%, à 1,04 dollar.
Le conglomérat General Electric, chahuté en Bourse la semaine dernière en raison des difficultés de ses activités financières, reprenait 7,29% à 7,58 dollars.
"Mais je ne vois pas de retournement de la tendance, il n'y a aucun catalyseur pour soutenir un rebond durable", a prévenu Peter Cardillo, soulignant que les nouvelles restaient "atroces".
Dans un nouvel avatar de la crise financière, l'Etat britannique va prendre 65% du capital de la Lloyds Banking Group et garantir 260 milliards de livres d'actifs toxiques.
"La Banque mondiale a mis de l'huile sur le feu en prévoyant que l'économie mondiale allait se contracter pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, avec une chute de la production industrielle mondiale de 15% d'ici la mi-2009", a observé Joseph Hargett, de Schaeffer's.
L'indice vedette restait tiré vers le bas par la baisse du laboratoire pharmaceutique Merck, qui s'atténuait cependant largement après une ouverture en très fort recul (-3,12% à 22,03 dollars) qui va racheter son concurrent Schering-Plough (+19,40% à 21,05 dollars) pour 41 milliards de dollars.
"Le marché n'a pas réagi autant qu'il l'aurait fait il y a quelques années", a commenté Patrick O'Hare, du site d'information financière Briefing.com. "Ce silence s'explique par les inquiétudes pour l'économie et par l'idée que la reprise ne se fera pas rapidement", a-t-il ajouté.
Le marché obligataire baissait nettement. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 2,929% contre 2,828% vendredi soir et celui à 30 ans à 3,617% contre 3,503%.
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