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Forum (usa)
BOURSE AMERICAINE, DOW JONES, NASDAQ, S&P
Message n° 621C1 de
Chriseliz
mercredi 11 mars 2009 à 22h08
Au terme d'une séance très volatile, Wall Street parvenait finalement à maintenir ses gains de la veille (+5,8% sur le Dow Jones et +7,07% sur le Nasdaq)
et clôturait dans le vert ce mercredi. Si les investisseurs regardent
d'un oeil moins sombre le secteur financier et bancaire, après avoir
imaginé le pire ces dernières semaines, ils restent cependant toujours
prudents alors que les Etats-Unis traversent la plus grave crise
économique depuis plusieurs décennies. A noter également que plusieurs
éléments ont contribué depuis hier à atténuer la tension sur les
marchés, comme la possible restauration d'une règle limitant les ventes
à découvert, ou bien encore les commentaires prudemment optimistes de
Ben Bernanke. Ce sont les secteurs financiers et technologiques qui ont
permis aux indices de terminer à l'équilibre ce mercredi. Le DJIA gagne
finalement 0,06% à 6.930pts, et le Nasdaq prend 0,98% à 1372pts.
Neel Kashkari, ex-banquier d'affaires de Goldman Sachs
placé à la tête du programme de 700 Mds$ de sauvetage de l'industrie
financière sous l'administration Bush, a prévenu le Congrès que les
autorités américaines ne devaient pas trop contraindre les banques à
prêter, sous peine de les obliger peut-être à des opérations risquées.
Kashkari, assistant-Secrétaire au Trésor pour la stabilité financière,
a donc confié à un panel du Congrès que les mauvaises pratiques en
matière de crédit étaient à la source des problèmes actuels. Il ne
s'agirait donc pas pour le gouvernement d'exiger trop de la part des
banques en matière de crédits.
Selon le Département US au Trésor ce mercredi, le déficit
budgétaire fédéral sur le mois de février 2009 aux États-Unis
atteindrait 192,8 Mds$, en hausse de 10% sur un an ! Un chiffre
toutefois inférieur aux attentes du consensus qui tablait sur 205,7
Mds$. La hausse des dépenses avec notamment le plan de secours du
système bancaire ainsi que la baisse des taxes perçues compte tenu de
la récession expliquent ce déficit ! A ce stade de l'année fiscale, le
déficit totalise déjà 765 Mds$ sur cinq mois !
D'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le
Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors
réserve stratégique, ont augmenté pour la semaine close au 6 mars, de
0,7 million de barils à 351,3 millions de barils. Le consensus tablait
sur une hausse de 0,4 million de barils. En revanche, les stocks
d'essence ont reculé de 3 millions de barils, alors que le consensus
tablait sur une hausse de 400.000 barils. Enfin, les stocks de produits
distillés (gazole et fioul de chauffage) ont progressé de 2,1 millions
de barils.
Citigroup a dopé le compartiment bancaire hier
après la "fuite" d'un mémo interne du PDG Vikram Pandit faisant état de
bénéfices opérationnels ajustés positifs sur les mois de janvier et
février, et de revenus ajustés de 19 Mds$ hors dépréciations et autres
éléments. Ce mercredi, Jim Reid, stratège pour la Deutsche Bank, n'est
qu'à moitié étonné et souligne que Citi n'a pas été le seul
établissement à dernièrement faire part d'un bon début d'année. Le
courtier attribue cette relative meilleure tenue des comptes à
l'augmentation des marges, de manière générale, mais également... à une
concurrence réduite dans le secteur. Tout cela pourrait signifier que
le 1er trimestre devrait montrer un peu de levier sur les profits pour
plusieurs banques. Quoi qu'il en soit, le broker tempère son jugement
en expliquant que le problème majeur réside toujours dans les actifs
illiquides au bilan des banques, qui pourraient éventuellement encore
compenser la rentabilité du coeur de métier.
La possible restauration de la règle d'"uptick" dans le
cadre des ventes à découvert en bourse a aussi réconforté hier. La
fameuse règlementation veut qu'il ne soit possible de "shorter" (jouer
la baisse d'une action en la vendant à découvert) que lorsque le
dernier cours est plus élevé que le précédent. La règle abrogée en 2007
par la SEC (Securities & Exchange Commission), pourrait donc faire
son retour. La SEC étudie effectivement le rétablissement de ce système
évitant les "raids baissiers" d'investisseurs sur les actions.
Concrètement, la règle qui avait été créée en 1938 puis abandonnée il y
a deux ans, interdisait de "shorter" une valeur dont le cours était
plus bas ou égal au prix antérieur de cotation. Ainsi, une action
passant de 1$ à 99 cents ou restant à 1$ ne pouvait être vendue à
découvert. Par contre, l'action remontant de 1$ à 1,01$ pouvait être
"shortée".
Dans un discours hier à Washington, le Président de la Fed
Ben Bernanke a souligné l'importance d'un refonte du système de
régulation pour contrôler le système financier dans son ensemble et non
pas d e manière ponctuelle. Bernanke estime qu'il n'y a qu'ainsi que
pourra être évitée une nouvelle crise globale telle que celle
actuellement essuyée. En outre, le dirigeant de la Fed juge toujours
qu'il y a une bonne chance pour que la récession aux États-Unis prenne
fin dès cette année, du moins si les marchés financiers et de crédit se
stabilisent comme espéré grâce aux actions du gouvernement. Bernanke
qui explique que la récession en cours, dans sa seconde année, s'est
montrée déjà plus sévère qu'escompté.
Parmi les mesures nécessaires dans le cadre d'une
réorganisation de la régulation du système, Bernanke met l'accent sur
l'importance de la prévention des défaillances de grandes institutions,
qui doit faire l'objet d'une législation votée par le Congrès. La
supervision de ces grandes banques doit permettre d'éviter des prises
de risques excessives. Les fonds mutuels devraient aussi être
réglementés de manière plus restrictive en matière d'investissements.
Autre sujet de travail, selon Bernanke : la revue des règles comptables
et politiques de régulation et notamment un matelas plus conséquent de
garantie financière pour la FDIC, organe sécurisant les dépôts. Enfin,
il pourrait être judicieux selon Bernanke de mettre en place une
autorité nouvelle dédiée à la gestion des risques financiers et
protégeant la nation de crises de grande ampleur.
VALEURS DU JOUR
JP Morgan (+5,5%). Après les propos rassurants de Citigroup
la veille, JPM a bénéficié ce jour des commentaires de son PDG, Jamie
Dimon. Ce dernier a indiqué que son établissement avait été
bénéficiaire au cours des mois de janvier et février, après les pertes
abyssales enregistrées l'année dernière.
Hovnanian (+6,5%). Le promoteur immobilier
américain Hovnanian Enterprises a publié hier soir, après la clôture de
Wall Street, une perte du 1er trimestre fiscal 2009 de 178,4 M$ et
2,29$ par titre, contr e un déficit de 168,8 M$ et 2,07$ par action un
an avant. Les revenus du constructeur de logements ont régressé quant à
eux à 374 M$, contre... 1,09 Md$ un an auparavant. La perte
trimestrielle dépasse le consensus, alors que les revenus sont
largement inférieurs aux attentes.
Take-Two (-6%). L'éditeur new-yorkais de jeux
vidéo Take-Two a publié hier soir, après la clôture de Wall Street, des
comptes du 1er trimestre déficitaires mais au-dessus du consensus. Par
contre, les prévisions du second trimestre, sont inférieures aux
attentes de marché. Sur le T1 fiscal 2009 clos fin janvier, le Groupe a
affiché des revenus de 256,8 M$, contre 240,4 M$ un an avant. Les
ventes ont été soutenues par "Grand Theft Auto IV", "Carnival Games",
"NBA 2K9" et "Midnight Club : Los Angeles". La perte nette a atteint
50,4 M$ et 66 cents par titre, contre un déficit de 38 M$ et 52 cents
par titre un an avant. La croissance des coûts marketing, légaux et de
R&D explique le creusement du déficit. En non-GAAP cette fois, la
perte du trimestre clos se monte à 39,3 M$ et 52 cents par titre,
contre 30,3 M$ et 41 cents par action au 1er trimestre 2008. Pour le
second trimestre fiscal clos fin avril, les revenus sont estimés entre
200 et 220 M$, sur une perte par action de 10 à 20 cents en non-GAAP.
Sur l'exercice, le bpa est attendu entre 0 et 20 cents en non-GAAP, sur
des revenus de 1,1 à 1,25 Md$. En comparaison, le consensus T2 était de
4 cents de bpa positif sur 264 M$ de revenus, et le consensus sur
l'exercice atteignait 12 cents de bpa sur 1,14 Md$ de recettes.
Sirius XM (+6,1%). Le Groupe new-yorkais Sirius
XM Radio, fragile leader américain de la radio, a publié hier soir ses
comptes du 4ème trimestre, marqués par une perte alourdie. En pro
forma, toutefois, le bénéfice opérationnel ajusté a été positif.
Rappelons que le Groupe est né de la fusion de Sirius et XM Satellite
l'été dernier. Sur le T4 clos, la perte s'est creusée à 245,8 M$ et 8
cents par ti tre, contre 166,2 M$ de déficit et 11 cents par action sur
la même période, l'an dernier. Les revenus ont totalisé 622 M$, contre
250 M$, avec l'impact de la fusion. Le bénéfice opérationnel pro forma
a été de 31,8 M$, contre un déficit de 224 M$ l'an passé. Les revenus
ont grimpé de 16% en pro forma, à 644 M$. En fin de trimestre, Sirius
XM affichait 19 millions d'abonnés. Sirius XM a finalisé la seconde
tranche d'investissement de Liberty Media, ce qui lèverait désormais
les incertitudes entourant la dette de la maison-mère et de ses
filiales à maturité 2009, juge le PDG Mel Karmazin, qui précise que le
Groupe se concentrera sur la livraison de synergies de fusion.
Staples (-1,5%). La chaîne de distribution de
produits de bureau du Massachusetts Staples vient de publier ses
comptes du 4ème trimestre et de l'exercice 2008 clos fin janvier. Les
ventes totales du T4 ont augmenté de 16% à 6,2 Mds$, mais elles
bénéficient de l'impact de l'intégration de Corporate Express, sans
quoi l'activité aurait chuté en fait de 14% à 4,6 Mds$ (-10% à devises
constantes). Le bénéfice net trimestriel a décliné de 14% en glissement
annuel, à 286 M$, alors que le bpa dilué GAAP a reculé de 15% à 40
cents. Sur l'exercice, les ventes totales ont progressé de 19% à 23,1
Mds$. Hors intégration de Corporate Express, l'activité a décliné de 3%
à 18,8 Mds$. Le bénéfice net annuel a reculé de 19% à 805 M$ et le bpa
dilué GAAP a baissé de 18% à 1,13$. Le Groupe confirme l'anticipation
de synergies avec Corporate Express de 300 M$ sur la période
d'intégration de trois ans. Staples s'attend à ce que le climat
économique faible se poursuive durant 2009. Du fait du manque de
visibilité à court terme, la compagnie ne fournit pas de guidance de
ventes et profits.
National Semi (-2,8%). Le Californien a annoncé
ses comptes du 3ème trimestre fiscal 2009 ainsi que de nouvelles
mesures de réductions de dépenses. Les ventes trimestrielles ont été de
292 M$, en retrait de 3 1% en séquentiel, par rapport au trimestre
antérieur, et en baisse de 36% en comparaison de l'an dernier. Le
bénéfice net est ressorti positif de 21,1 M$ et 9 cents par titre sur
ce trimestre clos début mars, contre 36 M$ et 16 cents par titre sur le
trimestre antérieur, et 72,9 M$ (29 cents par titre) l'an dernier. La
marge brute a été de 57,5%, contre 65,8% au second trimestre 2009. Sur
le 3ème trimestre 2009, les commandes totales ont décliné d'environ 25%
en séquentiel. National prévoit, sur le 4ème trimestre fiscal, des
ventes en retrait de 5 à 10% en comparaison du T3, alors que la chaîne
de distribution continue d'être négativement affectée par la faiblesse
économique. La compagnie a aussi annoncé des plans de réductions de
dépenses passant par "l'élimination immédiate" de 850 postes. National
entend consolider ses sites de production et supprimer ultérieurement
875 emplois supplémentaires durant les prochains trimestres.
Korn Ferry (-13%). Le fournisseur californien de
services de recrutement Korn Ferry a publié des résultats inférieurs
aux attentes pour son 3ème trimestre fiscal 2009. La perte nette a
totalisé 22,4 M$ et 52 cents par titre, contre 16,3 M$ de bénéfice et
37 cents de bpa l'an dernier. Les revenus ont corrigé à 144,5 M$,
contre 212,1 M$. La perte opérationnelle ressort à 11,3 M$ contre un
profit de 21,2 M$ l'an passé. Ainsi, la marge est négative de 8,3%
contre une marge d'exploitation de +10,5% un an avant. Gary D.
Burnison, Chief executive officer, juge que l'environnement économique
sans précédent a affecté l'activité mondiale. Le niveau de cash,
équivalents et marketable securities était de 290 M$ fin janvier 2009,
après 18,3 M$ de génération de cash flow durant le trimestre.
Concernant les perspectives, après le déclin précipité de la demande
fin 2008, le Groupe prend de nouvelles mesures dont une réduction des
effectifs pour aligner sa structure de coûts, et table sur 10-13 M$ de
dépenses pour implémenter ces actions. Sur la base du new business
confirmé fin T3 2009, les revenus seraient voisins de 110 M$ pour le
4ème trimestre fiscal 2009. Le Groupe espère maintenir à court terme un
cash flow positif ou neutre.
American Eagle (+1%). Le détaillant American
Eagle a publié ce mercredi, pour son 4ème trimestre 2008 clos fin
janvier, un bénéfice net en fort déclin à 32,7 M$ et 16 cents par
titre, contre 140,5 M$ de profits et 66 cents de bpa l'année
précédente, à la même période. Hors dépréciations et autres éléments,
le Groupe aurait dégagé un bpa de 19 cents. Les revenus trimestriels se
sont établis à 906 M$, en recul de 9% en glissement annuel (-16% à
magasins comparables). Sur l'exercice 2008, les ventes totales ont
décliné de 2% à 3 Mds$ (-10% à magasins constants) et le bénéfice net a
régressé à 179 M$, contre 400 M$ en 2007. La chaîne de distribution de
vêtements pour "ados" table sur un bpa du 1er trimestre logé entre 4 et
7 cents, hors éventuelles pertes sur investissements securities.
Apple (+5 %) . Le groupe californien a annoncé
l'introduction d'une nouvelle version de son baladeur de musique
digitale iPod shuffle, dotée de capacités novatrices grâce aux
fonctionnalités de VoiceOver. Par exemple, le nouveau shuffle pourra
parler et ainsi dire les noms des chansons ou des artistes. Le nouveau
modèle sera disponible pour un prix conseillé de 79$ aux États-Unis. Il
est pratiquement deux fois plus petit que le précédent.
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