La progression des marchés d'actions devrait se poursuivre
DJ Eurostoxx 50 1.962,64 points +1,54% CAC 40 2.694,25 points +0,75% DAX 30 3.956,22 points +1,08% FTSE 100 3.712,06 points +0,49% SMI 4.645,78 points +1,50% AEX 211,31 points +0,47% BEL 20 1.671,04 points +1,44% S&PMIB 13.921,00 points +2,60% IBEX 35 7.340,50 points +1,88% DJIA 7.170,06 points +3,46% Nasdaq 1.426,10 points +3,97% S&P 500 750,74 points +4,07% Nikkei 225 7.569,28 points +5,15%
Cours de change à 06h50 Variation par rapport au précédent cours à 22h50 EUR/USD 1,2904 -0,09% EUR/JPY 126,02 -0,13% USD/JPY 97,67 +0,01%
ACTIONS Les valeurs européennes sont attendues en territoire positif à l'ouverture vendredi, après trois séances consécutives de hausse. Jeudi, les valeurs pharmaceutiques ont gagné du terrain, et les bancaires ont également progressé après un fléchissement initial.
Selon Matt Buckland, chez CMC Markets, le FTSE devrait ouvrir en hausse de 60 points vendredi, à 3.772 points, tandis que le DAX gagnerait 40 points, à 3.996 points, et le CAC, 42 points, à 2.736 points.
Edmund Shing, stratégiste chez BNP Paribas à Paris, note que les investisseurs ne semblent pas savoir s'ils doivent continuer à acheter ou pas. Il souligne que les indicateurs économiques restent très négatifs.
Les contrats à terme américains sont orientés à la baisse vendredi. Jeudi, les principaux indices de Wall Street ont enregistré leur troisième séance consécutive de hausse, portés par les déclarations positives du patron de Bank of America et par la progression de General Electric.
Les observateurs du marché sont circonspects quant à la pérennité du redressement des marchés, compte tenu des incertitudes qui continuent de peser sur l'économie et les marchés du crédit. Les analystes considèrent que les progressions enregistrées mercredi et jeudi sont la suite de celle de mardi, et sont liées à des paramètres techniques.
Les marchés asiatiques sont en hausse vendredi, encouragés par l'avancée de Wall Street et le regain d'intérêt pour les valeurs financières grâce à l'optimisme suscité par les perspectives de Citigroup.
Mais à l'approche du week-end, les investisseurs s'interrogent sur la solidité des gains enregistrés sur le marché américain.
OBLIGATIONS Les prix des obligations d'Etat européennes pourraient ouvrir en baisse vendredi, alors que les investisseurs portent désormais leur attention sur les marchés d'actions.
Les marchés ont progressé jeudi après des statistiques économiques médiocres et les décisions très accommodantes en matière de taux de la Banque nationale suisse.
Lors d'un entretien avec le Financial Times, le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne Christian Noyer a indiqué que la BCE, qui a décidé la semaine dernière de continuer à injecter des liquidités dans le système financier, était prête à agir de nouveau si la déflation menaçait l'économie de la zone euro.
Les prix des obligations d'Etat américaines sont en repli vendredi, après avoir progressé jeudi en réaction à l'accueil particulièrement favorable réservé à l'adjudication d'obligations à 30 ans, la troisième et dernière du trésor américain cette semaine.
"Le résultat a été phénoménal," considère Carl Lantz, stratégiste obligataire chez Credit Suisse à New York, en évoquant cette offre. "Les dernières adjudications d'obligations n'ont pas été très bien reçues, mais celle-là a été solide," ajoute-t-il.
Les spéculations de plus en plus fortes autout du rachat éventuel par la Réserve fédérale de dette gouvernementale à long terme ont également contribué à soutenir cette adjudication, selon lui.
Le comité de politique monétaire de la Fed se réunit la semaine prochaine et les investisseurs espèrent que les banquiers centraux feront une nouvelle fois état de la posssibilité de tels achats dans leur communiqué de fin de réunion.
CHANGES L'euro et le dollar conservent leur avancée face au franc suisse vendredi, après l'intervention de la Suisse pour affaiblir sa devise.
L'adoption par la banque centrale suisse de mesures d'assouplissement quantitatif ont immédiatement eu un effet important sur le marché des changes, alors que l'abaissement de 0,5% à 0,25% de l'objectif pour le Libor à trois mois a été perçu comme plutôt symbolique.
Certains s'interrogent à présent sur la possibilité que d'autres banques centrales, et notamment la Banque du Japon, interviennent à leur tour pour affaiblir leurs devises.
PETROLE Les cours pétroliers sont en recul vendredi, après avoir progressé dans la nuit en anticipation de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui doit évoquer ce week-end la question du niveau de sa production, notent les analystes.
Le contrat à terme sur le brut léger pour livraison en avril coté à New York a baissé de 34 cents pendant la cotation électronique en Asie, à 46,69 dollars le baril. Le contrat à terme sur le baril de Brent pour livraison en avril coté à Londres a pour sa part reculé de 33 cents, à 44,76 dollars.
Les analystes estiment que le marché est dans l'expectative avant la réunion ce week end à Vienne de l'OPEP, qui doit évoquer la question d'une diminution de sa production. L'OPEP représente environ 40% de l'offre de pétrole brut dans le monde.
"La plupart des spécialistes de l'industrie semble anticiper une nouvelle réduction, mais nous ne sommes pas convaincus qu'il y ait un réel consensus sur le sujet parmi les membres de l'OPEP," affirme Julian Jessop, économiste en chef chez Capital Economics à Londres.
"Même si l'OPEP réduit ses quotas de 500.000 barils par jour, comme certains l'envisagent, l'impact sur les prix devrait être limité. Le principal problème reste en effet la faiblesse de la demande actuellement," ajoute-t-il.
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