[ 13/03/09 - 18H07 - AFP ]
Le groupe bancaire français Crédit Mutuel-CIC va renforcer significativement sa présence à l'international avec l'acquisition de Citibank Allemagne et le contrôle de Cofidis, s'est félicité vendredi à Strasbourg son président Etienne Pflimlin.
"L'année écoulée a été difficile mais on a tenu le coup", a-t-il dit estimant que "fort de 20,1 milliards d'euros de capitaux propres (...), le groupe aborde l'avenir avec confiance".
La présence à l'international qui doit passer de 4% à 25% du produit net bancaire (PNB) "nous ouvre de nouvelles perspectives de développement et de résultat", a-t-il assuré.
Début décembre 2008, la banque américaine Citigroup avait annoncé avoir bouclé la cession de sa filiale allemande de banque de détail Citibank au Crédit Mutuel pour la somme de 5,2 milliards d'euros.
Fin février, la Commission européenne avait autorisé Crédit Mutuel à prendre le contrôle de la société de crédit à la consommation Cofidis. L'opération sera finalisée à la fin du mois de mars, selon Crédit Mutuel.
La banque a récemment créé une compagnie d'assurances en Catalogne, renforcé ses liens avec la Banque marocaine du Commerce extérieur en montant au capital de 15,4 à 19,9% et créé une filiale informatique dans la bancassurance au Maroc et en Tunisie.
Le groupe CM4-CIC (Fédérations du Crédit mutuel -sauf Toulouse- et le CIC) qui présentait ses résultats certifiés pour 2008 a confirmé un produit net bancaire global du groupe de 7,253 milliards contre 5,792 milliards en baisse de 22%.
Pour la banque de détail, coeur de métier du groupe, il est resté stable à périmètre constant à 4,752 milliards.
Le résultat net comptable s'est établi à 509 millions d'euros contre 2,161 milliards, en chute de 76%.
Le résultat brut a cédé 53% à 1,409 milliard contre 3,016 et le résultat d'exploitation a été de 344 millions contre 2,89 milliards.
La bancassurance de proximité a "bien résisté" à 5,534 milliards (-5,3%) malgré une baisse de 26% de la collecte de l'assurance-vie.
M. Pflimlin a indiqué que "le robinet du crédit n'est pas fermé" et a estimé que la baisse attendue des prix dans l'immobilier "peut redonner une impulsion, variable selon les régions".
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