CAC40 : 5ème journée positive, l'affaire AIG agite le Congres
L'hypothèse du simple rebond technique est peut être plausible mais l'alignement de 5 séances de hausse consécutives ne ressemble à aucun des rebonds qui se sont succédés depuis septembre 2008.
Il y a eu de spectaculaires retournements de situation, des envolées de 15% en quelques séances (souvent pas plus de 2) mais aucune série haussière comparable à celle qui se dessine depuis le 10 mars (les indices US ont repris entre +10 et +12% la semaine passée).
Une nouvelle fois, la hausse du CAC40 résulte de la bonne tenue des valeurs financières et dans une moindre mesure du rebond des spécialistes des matériaux de construction ou du BTP.
Paris qui avait grimpé de 6,5% la semaine dernière affiche 2,2% de plus vers 13H30 (à 2.765Pts): c'est un peu moins bien qu'en début de matinée, lorsque la hausse atteignait +2,8% et que le CAC40 testait 2.785Pts.
Les autres marchés européens sont également en forte hausse à la mi-séance à l'image de Francfort qui gagne plus de 1,8%, Londres +2,25% et Milan +2,5%.
Pour mémoire, New York avait fini en hausse de 0,8% vendredi et la Bourse de Tokyo affichait +1,8% ce matin (et jusqi'à +2,3% à l'ouverture).
Le week-end a vu les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 se concentrer sur la question de la ' défaisance ' des actifs toxiques des banques.
Aux Etats-Unis, Ben Bernanke estime que l'économie américaine devrait montrer des signes de reprise en 2010 tout en se montrant prudent en considérant que les Etats-Unis n'en auront pas fini cette année avec la baisse de l'emploi, mais que du moins son rythme devrait ralentir.
La Réserve Fédérale, qui tiendra sa réunion de politique monétaire dans 2 jours semble de plus en plus proche d'une intervention directe sur des achats de bons du Trésor.
La 1ère statistique de la semaine vient de tomber à 13H35: l'indice 'Empire State' de la FED de New York continue de se dégrader et chute de -34,65 jusque vers -38,23.
Cela n'impacte guère les vedettes du CAC40 dont les hausses demeurent impressionnantes avec en tête de liste Dexia (+13,3%), Société Générale (+9,9%), BNP Paribas (+6,8%), Crédit Agricole (+5,9%) et Axa (+5,5%).
'Nous restons positifs sur les banques françaises', soulignent ce matin les analystes de Citigroup, avouant leur préférence pour le titre BNP Paribas.
Les spécialistes expliquent s'attendre à ce que les banques de l'Hexagone améliorent leurs ratios de solvabilité cette année grâce à un maintien de leur profitabilité.
EADS (-0,4%), France Telecom (-0,65%) et Arcelor Mittal (-0,7%) sont les seules valeurs du CAC à pointer dans le rouge, le sidérurgiste est toujours affecté par des rumeurs évoquant une éventuelle augmentation de capital.
Hors CAC40, Altran s'adjuge plus de 14,5% après avoir dévoilé un résultat opérationnel courant en progression de 28% au titre de 2008 et fait état d'une forte baisse de son endettement. Le groupe dit envisager des mesures de chômage partiel.
Au sein du SBF-120, la descente aux enfers de Thomson se poursuit (-5%) et un nouveau plancher historique vient d'être inscrit à 0,3850E.
Côté indicateurs, les investisseurs suivront avec attention les derniers chiffres de la production industrielle en milieu d'après-midi... et les retombées politique de l'annonce de la distribution de copieux bonus ('contractuels et prédéterminés') au profit de traders et de dirigeants d'AIG malgré les pertes abyssales de l'assureur en faillite qui lutte pour sa survie et a déjà englouti 180Mds$ de fonds publics.
Les parlementaires républicains (dont AIG fut l'un des plus généreux sponsors) sautent sur l'occasion de prouver qu'il faut cesser de renflouer l'assureur... alors que le 'TARP' d'Henry Paulson a été conçu pour prévenir le 'risque systémique'... dont AIG est le principal pourvoyeur (la liste des contreparties -européennes et américaines- a été dévoilée ce week-end, sans le 'TARP', la finance mondiale aurait pu s'effondrer comme un château de carte).
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