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La grippe A / H1N1 continue de se propager, avec 22 pays contaminés et une hausse de 40% des cas confirmés aux Etats-Unis. En outre, une femme habitant au Texas est morte, le second décès aux Etats-Unis des suites de cette maladie, ont fait savoir mardi les autorités sanitaires texanes. Le pays recense donc désormais 403 cas confirmés de grippe A/H1N1, soit 115 de plus que lundi, et le virus s'est répandu sur presque tout le territoire, touchant 38 Etats sur 50. Effet le plus spectaculaire de cette propagation, l'US Navy a annulé le déploiement de l'un de ses navires de guerre prévu dans le Pacifique sud après la découverte d'un cas de grippe A/H1N1 parmi les marins à bord.
L'Organisation Mondiale de la Santé a confirmé 1490 cas dans le monde, dont - avant l'annonce aux Etats-Unis du deuxième décès - 30 mortels, revoyant nettement à la hausse son précédent bilan publié mardi dans la matinée de 26 décès pour 1124 malades. Le Mexique a aussi recensé 64 nouveaux cas confirmés, ce qui porte le bilan à 840 malades, a annoncé mardi le ministre de la Santé José Angel Cordova. Le bilan des décès dus au virus A/H1N1 reste inchangé avec 26 morts. L'augmentation du nombre des malades confirmés dans ce pays - où le pic de l'épidémie est situé entre les 23 et 28 avril - est due au rattrapage du retard accumulé dans les analyses médicales des cas suspects.
L'OMS envoie 2,4 millions d'antiviraux
Outre le Mexique et les Etats-Unis, le Canada (165 cas, 25 de plus que la veille), l'Espagne (73) et le Royaume-Uni (27) sont les plus touchés. La Guatemala s'est ajouté mardi à la liste des pays contaminés, qui comprend également l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la France, l'Irlande, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suisse, Israël, le Salvador, le Costa Rica, la Corée du Sud, la Chine, la Colombie et la Nouvelle-Zélande.
Les Etats-Unis et le Mexique, les pays les plus affectés, se sont montrés depuis lundi rassurants quant à la gravité de la maladie, moins meurtrière que redouté. Mais l'OMS a prévenu que le virus pourrait réapparaître sous une forme plus virulente. Toutefois, l'organisation n'a pas pour l'instant constaté de transmission autonome du virus A/H1N1 en Europe, à un niveau comparable à celui des Etats-Unis et du Mexique, écartant de fait un passage au niveau d'alerte 6 qui signalerait l'existence d'une "pandémie". L'OMS n'en a pas moins annoncé l'envoi de 2,4 millions d'antiviraux à 72 pays dont le Mexique. Les médicaments ont été donnés par le laboratoire suisse Roche qui produit le Tamiflu, efficace contre le nouveau virus.
Mais l'épidémie a aussi un effet sur le commerce international et provoque des tensions entre l'UE, le Mexique et le Canada d'une part, la Russie et la Chine d'autre part. Epargnée par la maladie, la Russie a ajouté mardi le Royaume-Uni à la liste des pays auxquels elle a imposé des restrictions sur les importations de porc. Moscou avait déjà interdit les importations de viande de porc de plusieurs Etats des Etats-Unis, plusieurs provinces du Canada et d'Espagne. Alors que les Européens protestent contre ces mesures, jugées "injustifiées" la Russie a affirmé mardi qu'elle entendait les "maintenir". La Commission européenne a indiqué qu'elle était "en contact avec les autorités russes" et les appelait à "réexaminer ces mesures". Le Canada avait menacé de son côté lundi de saisir l'Organisation mondiale du commerce au sujet d'un embargo imposé par Pékin sur le porc.
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