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L'Otan a entamé en Géorgie des manoeuvres militaires communes dans un contexte de tension ravivée avec la Russie
Moscou considère ces exercices prévus pour durer un mois à sa frontière sud comme "une provocation", selon le terme du président Dmitri Medvedev.
Mardi, la Géorgie a affirmé avoir maté une mutinerie dans la base de blindés de Moukhrovani, à l'est de la capitale, Tbilissi, et a accusé la Russie d'être l'instigateur de ces troubles. Moscou a démenti, accusant en retour le président géorgien Mikheil Saakashvili de tenter de détourner l'attention de ses problèmes intérieurs.
Plus de 1.000 soldats d'une douzaine de pays alliés ou partenaires vont participer à ces manoeuvres de l'Otan, qui se déroulent dans une ancienne base de l'armée de l'air russe à l'est de Tbilissi, à quelques kilomètres seulement de la base de Moukhrovani.
Ces manoeuvres sont considérées comme un signe de solidarité avec la Géorgie, dont la candidature d'adhésion à l'Otan est de facto gelée depuis le bref conflit armé qui l'a opposé l'été dernier à la Russie pour le contrôle de l'Ossétie du Sud, province séparatiste de l'ex-république soviétique aujourd'hui dans l'orbite de Moscou.
Le commandement de l'Otan affirme lui que cet exercice ne constitue en aucun cas une menace contre la Russie. Le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a estimé pour sa part que nul ne devait "détourner ces manoeuvres".
"Ce ne sont pas des manoeuvres de l'Otan, mais des manoeuvres de l'Otan avec ses partenaires. Elles n'ont rien à voir avec la Géorgie, rien à voir avec la Russie", a dit Carmen Romero, porte-parole de l'Alliance. "La Géorgie ne fait qu'accueillir ces manoeuvres et nul ne doit les interpréter autrement ou s'en servir pour d'autres buts."
L'Arménie, alliée de la Russie dans le sud du Caucase, a décidé mardi de les boycotter, rejoignant le Kazakhstan, la Serbie et la Moldavie dans leur refus d'y participer.
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