JDF HEBDO | 16.10.2010 | Mise à jour : 19H50 NOTRE CONSEIL Achat spéculatif On peut jouer le développement exponentiel du groupe à l'étranger. Sa structure financière solide permet à Netgem d'envisager des acquisitions. Viser 4 euros.
Jusque-là très dépendant de SFR en France, le fournisseur de solutions de télévision par Internet va chercher la croissance à l'étranger. Netgem doit en effet faire face à l'arrivée du marché français du triple play à maturité et multiplie les contrats avec des opérateurs télécoms du monde entier. « La demande à l'international est en plein essor, stimulée par la concurrence entre des opérateurs qui cherchent à se différencier », explique Christophe Aulnette, directeur général du groupe. Netgem a notamment signé cette année avec Monaco Télécom, Spec-Com pour Algérie Télécom, Fetch TV au Royaume-Uni, et surtout Telstra, opérateur historique en Australie. Si bien qu'au titre des neuf premiers mois de 2010 le chiffre d'affaires généré à l'international dépasse 32 millions d'euros, soit plus de 30 % de l'activité, contre 2,3 millions un an plus tôt. Dans le même temps, les ventes en France ont reculé de 24 %, à 74,6 millions. Pour l'année 2010, Netgem prévoit un chiffre d'affaires de 130 millions d'euros, stable à périmètre constant. « Notre croissance internationale ne se fait pas au détriment de la rentabilité », ajoute Christophe Aulnette. Le groupe bénéficie d'une situation financière saine : au 30 juin 2010, sa trésorerie nette approche 35 millions. Une réserve qui pourrait financer d'éventuelles acquisitions pour accélérer son développement. En réaction à des rumeurs de marché, Netgem a d'ailleurs annoncé cette semaine être en négociation - non exclusive - avec le groupe Pirelli pour le rachat de Pirelli Broadband Solutions, dont l'activité est « similaire et connexe » à celle du français. Une telle opération permettrait à Netgem de doubler de taille.
|