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mardi 4 août 2009 à 20h03

Le gouvernement espagnol mène une enquête sur le président de Guinée équatoriale pour blanchiment d'argent du pétrole


MADRID, August 4 /PRNewswire/ --

Après trente ans de règne corrompu en Guinée équatoriale, les tribunaux examinent enfin sérieusement l'utilisation des richesses pétrolières du pays par la famille royale, a affirmé aujourd'hui l'Open Society Justice Initiative. Une enquête est en cours et porte sur les millions de dollars de recettes pétrolières supposément détournés par le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, pour l'achat de biens immobiliers en Espagne.

L'Asociacion Pro Derechos Humanos de Espana (association des droits de l'homme de l'Espagne), organisme espagnol des droits de la personne, a porté plainte auprès de la Cour Nationale espagnole de justice (Audiencia Nacional) au mois d'octobre dernier, contre 11 parents et partenaires politiques proches du président Obiang. La plainte énumère les façons dont les recettes pétrolières du pays auraient servi à acheter des biens immobiliers en Espagne, y compris aux îles Canaries.

<< Bien que de nombreux pays tournent la tête à la corruption de grande échelle, cette enquête prouve que personne n'est au-dessus de la loi >>, affirme James A. Goldston, directeur exécutif de l'Open Society Justice Initiative, qui a contribué aux recherches pour la plainte criminelle.

La Guinée équatoriale est le troisième pays producteur de pétrole et d'essence en Afrique subsaharienne et génère des profits de plus de 4 milliards USD par an, issus de ses nombreux gisements d'hydrocarbure. Les groupes de surveillance estiment que le président Obiang a pris contrôle de plus de 16 milliards USD des profits pétroliers depuis son arrivée au pouvoir en 1979, alors que la plupart des Équato-guinéens vivent avec moins de 1 USD par jour.

<< Sous le règne corrompu et oppressif du président Obiang, les citoyens de la Guinée équatoriale ont peu de recours judiciaires >>, explique Manuel Olle Sese, président de l'APDHE.

Au début de l'été, le cas a été transféré par les magistrats espagnols à une cour des îles Canaries.

L'APDHE, la Justice Initiative, et l'association des droits de la personne EG Justice, sont également impliqués dans la nouvelle contestation judiciaire contre le gouvernement par le biais de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples. Cette association affirme que le détournement et l'appropriation de la majorité des ressources naturelles du pays par la famille Obiang violent les droits du peuple équato-guinéen qui consistent à pouvoir développer leurs propres ressources naturelles. Une décision permettant de savoir si le cas sera entendu ou pas est attendue pour le mois de novembre.

Plusieurs autres poursuites judiciaires en cours allèguent que le président Obiang a détourné des recettes pétrolières, y compris un cas en France, rapporté par les organismes de lutte anti-corruption SHERPA et Transparence internationale.

La plainte criminelle est disponible en anglais et en espagnol à l'adresse suivante : http://www.justiceinitiative.org/db/resource2?res_id=104098.

Un document d'information de huit pages sur la corruption en Guinée équatoriale est disponible à l'adresse suivante : http://www.justiceinitiative.org/db/resource2?res_id=104270.

L'adresse URL pour cette page est : http://www.justiceinitiative.org/db/resource2?res_id=104270.

L'Open Society Justice Initiative, un programme opérationnel de l'Open Society Institute (http://www.soros.org/), mène des activités sur la réforme du droit fondées sur la protection des droits de la personne, et contribue au développement des capacités juridiques en faveur de sociétés ouvertes partout dans le monde. Justice Initiative combine le litige, le parrainage juridique, l'assistance technique, et la diffusion d'informations pour assurer des progrès dans les secteurs prioritaires suivants : anti-corruption, égalité et citoyenneté, liberté d'information et d'expression, justice internationale et justice pénale nationale. Ses bureaux sont situés à Abuja, Budapest, Londres, New York et Washington, D.C. www.justiceinitiative.org.

Open Society Justice Initiative
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