Walasse Ting (Xiongquan Ding) décède à l'âge de 80 ans
AMSTERDAM, May 19, 2010 /PRNewswire/ -- Walasse Ting est décédé à l'âge de 80 ans, le lundi 17 mai. Ting s'est éteint à New-York lundi dernier, deux semaines après avoir déménagé des Pays-Bas. En 2002, Ting a été touché par une hémorragie cérébrale à son domicile à Amsterdam, la ville où il vivait depuis 1985. Les nus féminins entourés de fleurs luxuriantes, peints selon son style, étaient son thème préféré. La luminosité et la vitalité caractérisaient les femmes, fleurs et animaux peints par Ting. Il est devenu célèbre dans les années 1960, en même temps que les géants de la Pop comme Andy Warhol, Roy Lichtenstein et Tom Wesselmann.
La scène artistique new-yorkaise est alors florissante : l'Expressionnisme abstrait est à son apogée tandis que le mouvement Pop Art est tout juste naissant. Andy Warhol et Tom Wesselmann deviennent des amis proches de Ting. Roy Lichtenstein est son voisin. C'est dans cet environnement stimulant que Ting et Sam Francis ont l'idée d'un livre présentant 68 lithographies originales en couleur, ouvrage qui devra refléter les différents courants artistiques de l'époque. Ce projet unique et ambitieux se réalise en 1964 : << One Cent Life >> a été publié en 2000 exemplaires. Les lithographies colorées de Pierre Alechinsky, Karel Appel, Jim Dine, Sam Francis, Asger Jorn, Roy Lichtenstein, Claes Oldenburg, Mel Ramos, Robert Rauschenberg, Jean Paul Riopelle, James Rosenquist, Bram van Velde, Walasse Ting et autres artistes valent à cette publication un immense succès.
One Cent life devient le manifeste d'une nouvelle génération de peintres et fait maintenant figure de référence dans l'histoire de l'art moderne.
La carrière de peintre de Ting a été jalonnée de nombreux prix et expositions. Ses oeuvres figurent notamment dans les collections permanentes du Musée Guggenheim et du MoMa à New York, du Chicago Art Institute, de la Tate Gallery à Londres, du Centre Pompidou à Paris et du Musée d'Art de Hong-Kong, entre autres.
C'est un ami cher qui nous manquera. Merci pour tout, Walasse.
Nico Delaive, Amsterdam


