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RATP

mardi 5 avril 2005 à 12h30

En 2004, le groupe RATP affiche une évolution très positive de ses résultats et prépare l'avenir






Réuni sous la Présidence d'Anne-Marie Idrac, le Conseil d'Administration de la RATP a, pour la première fois, approuvé ensemble les comptes sociaux et consolidés de l'exercice 2004. Ils confirment la capacité du groupe RATP à dégager des résultats bénéficiaires significatifs et à préparer l'avenir en augmentant sa capacité d'autofinancement.

L'année 2004 témoigne tout d'abord de la dynamique de l'activité, soutenue par un niveau historique du trafic en Ile-de-France.

2004 a été la première année du nouveau contrat conclu pour 4 ans avec le STIF, l'Autorité Organisatrice des Transports d'Ile-de-France, contrat qui fait de l'EPIC[1] RATP l'opérateur du plus grand réseau intermodal du monde. Ce dispositif contractuel a fait la preuve de son efficacité au bénéfice des voyageurs, de la maîtrise des concours publics et de la modernisation de l'entreprise.

Dans ce cadre, 2004 se caractérise en premier lieu par une augmentation sensible de l'offre produite (+1,9%), due à des renforcements d'offre décidés par le STIF, et par de nouveaux records de qualité de service aux voyageurs. 23 des 25 indicateurs comportant une incitation financière du STIF ont ainsi dépassé l'objectif contractuel.

Le trafic enregistré sur les réseaux RATP a connu en 2004 une croissance soutenue, atteignant un rythme deux fois plus élevé que celui de l'évolution de la consommation des ménages, grâce au niveau, à la régularité et à la qualité du service. Avec 2 778 millions de voyages (trafic brut), le trafic réalisé sur l'ensemble des réseaux de l'EPIC RATP a atteint un record historique, en progression de 6,3%. Cette augmentation atteint le rythme de +4,5% si l'on neutralise l'impact des grèves enregistrées en 2003.

Les recettes totales du trafic enregistrent une hausse de 4,4%, à 2 745,1 millions d'euros. Cette progression est directement liée à la montée en puissance des abonnements annuels, qui comptent désormais 1 632 000 clients. Il convient de noter que cette hausse des recettes a été obtenue en dépit de la baisse du barème de référence rémunérant l'entreprise pour son service sur la base de la valeur économique du voyage, barème indépendant des prix de vente au public. Cela témoigne de la productivité dégagée au bénéfice du STIF par l'entreprise.

2004 confirme aussi le potentiel de développement du Groupe

Autorisé depuis la loi SRU[2] du 13/12/2000 à conduire son activité d'exploitation sur l'ensemble du A territoire français comme à l'international à travers des filiales, le groupe RATP s'est résolument engagé dans une stratégie de valorisation de ses savoir-faire en dehors de son territoire traditionnel, l'Ile-de-France, en conjuguant croissance interne par réponse aux appels d'offres et croissance externe, en prenant des participations dans des opérateurs existants.

Après le succès remporté en 2003 en Grèce, l'année 2004 confirme la compétitivité du Groupe, avec en particulier les succès remportés par RATP Développement, dans le cadre de groupements d'entreprises, pour deux compétitions significatives à l'international : en Italie, pour la conception, la construction et l'exploitation du futur réseau de tramway de Florence et au Maroc, pour la gestion déléguée du réseau d'autobus du grand Casablanca (plus de 4 millions d'habitants).

En France, RATP Développement a également obtenu plusieurs contrats en matière d'études et d'assistance technique (Clermont Ferrand, Agglomérations de Rouen et de Sophia Antipolis, Communauté des Communes de Compiègne, Conseil Général du Bas-Rhin), qui permettent au Groupe de se positionner favorablement dans la perspective à moyen terme d'appels d'offres pour des contrats d'exploitation.

2004 a également été marqué par la poursuite de la mise en oeuvre opérationnelle du partenariat avec Transdev, avec en particulier la création de filiales communes avec RATP Développement, matérialisant des avancées, tant commerciales (Flexcité, dans le transport de personnes à mobilité réduite et Equival, pour la gestion d'infrastructures et la billetterie intermodale), que stratégiques (Eurailco Gmbh, avec l'acquisition en 2004 de 75,1% du capital de la société Trans Regio Exploitation qui exploite 3 lignes ferroviaires dans la région de Coblence en Allemagne).

2004 a vu par ailleurs s'améliorer la situation de SYSTRA et se poursuivre le développement des filiales de valorisation des espaces (PROMO METRO, NAXOS,TELCITE).

Une année 2004 qui marque une forte hausse du résultat net part du Groupe dans tous les pôles d'activité

Après prise en compte de variations de périmètre, avec en particulier l'entrée de plusieurs sociétés[3] nées du développement conduit par le groupe RATP pour valoriser son savoir faire, en France comme à l'international, les principaux résultats 2004 du groupe RATP et de ses 3 pôles d'activité (Transport, Ingénierie, Valorisation des espaces) se présentaient comme suit :

- Dans un contexte économique plus favorable que l'année précédente, le groupe RATP a enregistré une progression satisfaisante de son chiffre d'affaires consolidé qui s'établit à près de 3,3 milliards d'euros, en hausse de près de 5%, soit plus du double de la croissance économique française. A souligner en particulier la progression soutenue de l'activité développée par les filiales de développement dans l'activité Transport (+30,3%). Il convient toutefois de noter qu'une grande partie de ce développement s'effectuant à travers des sociétés en partenariat, les règles de consolidation minimisent la réalité du déploiement du groupe RATP en termes d'activité. Le poids de l'activité réalisée hors EPIC RATP représente en effet seulement 5,1% du chiffre d'affaires consolidé, alors que son poids économique réel atteint 10,3%.

- Le groupe RATP a réussi à obtenir, en dépit de facteurs pénalisants comme le renchérissement du coût du carburant (+14,6%) et l'alourdissement des impôts et taxes d'exploitation (+7%), le maintien de sa rentabilité opérationnelle, avec un ratio résultat d'exploitation/chiffre d'affaires de 6,6%, niveau très proche de celui de 2003. Les frais de personnel enregistrent une hausse de 4,7%, compte tenu de charges non récurrentes et d'une hausse des effectifs moyens liée à une hausse de l'activité[4]. En 2004, tous les pôles d'activité présentaient un résultat d'exploitation en hausse, avec une performance notable du pôle Ingénierie (SYSTRA), dont la contribution fait plus que doubler.

- Après prise en compte des dotations aux amortissements et des prov isions, globalement stables, et d'une amélioration du résultat financier, le résultat courant des sociétés intégrées du groupe RATP double entre 2003 et 2004.

- Au total, le résultat net part du groupe s'étab lit à 23,2 millions d'euros, en très forte hausse (+289%) par rapport à 2003. Il représente 0,70% du chiffre d'affaires consolidé, en ligne avec l'objectif assigné par le plan stratégique d'un résultat net part du groupe de 1% fin 2007. Il faut noter que sa composition illustre dès à présent la pertinence des choix de développement du Groupe, le résultat net des filiales concourrant pour 22% au résultat net consolidé.

Evolution des principaux indicateurs de performance du Groupe RATP[5]

En millions d’euros 
2003 
2004 
Variation 
Chiffre d’affaires consolidé  3 138  3 293  +4,9% 
Résultat d’exploitation  213,2  216,6  +1,6% 
Résultat courant des sociétés intégrées  11,3  23,1  +104% 
Intéressement  3,8  9,2  +142% 
Résultat net part du groupe  5,96  23,2 0  +289% 


En 2004, un niveau record d'investissements au service des voyageurs réalisé sans alourdir l'endettement

Fidèle à sa démarche d'amélioration continue de la qualité de ses prestations, le groupe RATP a réalisé en 2004 un programme d'investissements particulièrement soutenu, en croissance de 22% sur 2003 : 731 millions d'euros, dont 712 millions d'investissements non financiers réalisés par l'EPIC RATP en Ile-de-France, comprenant 591 millions pour le programme interne (le solde représente la contribution de l'entreprise au financement d'une vingtaine de projets du Contrat de Plan Etat Région). L'essentiel de ces investissements concerne la modernisation des équipements, l'amélioration de l'exploitation et l'évolution du service.

De nombreux grands projets ont été menés de front en 2004, au premier rang desquels :

- Le démarrage du programme de modernisation technique du métro, avec un vaste plan de renouvellement des installations et d'évolution des méthodes d'exploitation d'ici 2020. En 2004, l'action s'est plus particulièrement concentrée sur les lignes 13 et 1.

- La poursuite du déploiement de la télébillettique, avec l'achèvement du changement de support des abonnés annuels permettant le démarrage de la phase pilote de transfert des cartes Orange sur support Navigo.

- La montée en puissance du projet " Nouvelle relation de Service ", démarche clients qui tire parti de la plus grande disponibilité humaine résultant du déploiement de la télébillettique et du développement de la vente automatique. En 2004, l'opération Bus Attitude, la plus avancée, a été généralisée sur les réseaux Paris et Banlieue ; Réflexe RER peut désormais monter en puissance, après la signature en juin 2004 d'un protocole d'accord avec les organisations syndicales ; pour le réseau métro, un avant-projet, Style Metro, a été initié.

- Le développement rapide de l'information voyageurs, avant et pendant le transport, avec en particulier la poursuite du déploiement sur tous les réseaux du système SIEL (affichage de l'heure de passage ou du temps d'attente du prochain véhicule), ainsi que l'amélioration de la sécurité par la vidéo surveillance.

- Ce programme soutenu d'investissem ents a pu être réalisé sans alourdir l'endettement , qui enregistre une légère décroissance. Cette évolution favorable a été obtenue principalement grâce au renforcement de la situation de trésorerie du groupe RATP, qui s'améliore de 108 millions d'euros par rapport à l'année précédente. Par ailleurs, l'amélioration de la capacité d'autofinancement, qui atteint 484,7 millions d'euros (+1,7%), favorise la dynamique d'investissement.

En millions d’euros 
2003 
2004 
Variation 
Investissements  600,7  731,4  +22% 
Endettement net financier consolidé  4 043,4  4 010,5  - 0,8% 
Capacité d’autofinancement  476,7  484,7  +1,7% 


Des performances qui profitent à tous

Au-delà de l'amélioration du service rendu quotidiennement à 9 millions de voyageurs, l'entreprise RATP a poursuivi ses actions visant à inscrire son développement dans une perspective long terme, en harmonie avec son environnement.

- Au plan social, l'année 2004 a été marquée par le bon fonctionnement du dialogue social, avec en particulier une activité toujours soutenue en matière de politique contractuelle[6], confirmant la vitalité de la négociation collective. Par ailleurs, les excellents résultats de la procédure de prévention des conflits (alarme sociale) mise en place dès 1996 ont permis à l'entreprise de bénéficier en 2004 d'un taux de participation aux arrêts de travail de 0,14 jour/agent, le plus bas depuis 20 ans. Compte tenu de la très nette amélioration des résultats obtenue grâce à la continuité du service, l'intéressement, versé aux salariés de la RATP depuis 2000 dans le cadre d'un accord signé avec les organisations syndicales, atteint cette année 9,2 millions d'euros, soit près de 30% du résultat net avant intéressement.

- Au plan sociétal, la RATP a une nouvelle fois pu apporter une contribution posit ive à l'emploi, en recrutant cette année 2 467 personnes, pour une augmentation globale des effectifs de 303 personnes. Par ailleurs, l'entreprise a poursuivi activement sa politique de relations avec les associations de consommateurs et d'usagers, qui s'est traduite en particulier par la signature, début 2005, d'un accord en matière d'information des voyageurs en cas de perturbations. Dans le domaine de la sécurité publique, 2004 a prolongé la tendance observée depuis 4 ans de diminution des violences contre les voyageurs sur le métro, le RER et le bus.

- Il convient de souligne que l'ensemble des performances réalisées par l'EPIC RATP en r matière de service aux voyageurs et le niveau très important des investissements sont d'autant plus satisfaisants qu'ils ont été réalisés dans le cadre d'une augmentation limitée des concours publics (+1,9%).

- Au plan environnemental, la RATP a poursuivi en 2004 ses actions en faveur du renforcement des performances écologiques de ses réseaux et de ses matériels, avec en particulier plusieurs programmes visant à réduire les nuisances sonores de son activité (bus, couverture des voies du RER), la poursuite de la démarche de certification ISO 14001 de l'ensemble des sites industriels, tertiaires et d'exploitation. L'entreprise a également signé en 2004 un accord avec l'ADEME et intégré dans ses procédures des critères environnementaux et de développement durable dans les projets et marchés avec un objectif d'éco-conception.

Perspectives 2005 et objectifs

Les deux premiers mois de l'exercice 2005 font encore apparaître de bons résultats en termes de L trafic brut (+2,2%) et de recettes (+2,8%), supérieurs aux prévisions.

Les acquis engrangés en 2004 doivent être consolidés pour améliorer encore le résultat net (à 1% du chiffre d'affaires) et augmenter ainsi la capacité d'autofinancement. L'année sera marquée par un niveau encore plus élevé d'investissements, concernant notamment la modernisation du métro et du matériel roulant.

La régionalisation du STIF, qui mettra les élus de la Région et des 8 départements d'Ile-de-France (dont Paris) au coeur de la décision devrait favoriser une plus grande ambition pour les transports en commun, pouvant se concrétiser par des suppléments d'offre.

Une dizaine d'avant-projets de développement du réseau seront lancés par la RATP dans le cadre de sa participation au Contrat de Plan Etat Région, tandis que la révision du Schéma Directeur d'Ile­de-France lui permettra de proposer de nouveaux développements sur la priorité que constitue le transport de banlieue à banlieue.

Pour le groupe RATP, 2005 sera également marqué par un effort d'investissement dans le développement sur ses nouveaux marchés.

- En France, la stratégie conduite visera essentiellement, au-delà de la consolidation de l'existant, au développement sur de nouveaux champs d'activité, pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage comme dans le domaine de l'exploitation : intermodalité, tram-train et surtout le ferroviaire régional, où le Groupe entend prendre position.

- A l'international, le groupe RATP poursuivra sa stratégie visant à la fois à s'implanter dans quelques pays d'Europe avec une approche globale, et à saisir ailleurs les opportunités liées à l'ouverture des marchés. Son effort portera en particulier sur les grands appels d'offres d'exploitation, et sur la valorisation de tous ses métiers (ingénierie, maintenance et network management.

Contacts presse 
 
Michel Dubois 01 58 78 36 49 
Fabien Contino 01 58 78 38 32 
Hélène Dupont-Fauville 01 58 78 36 64 
Céline Mathieu-Ribeiro 01 58 78 37 87 


[1] Etablissement Public Industriel et Commercial

[2] Loi Solidarité Renouvellement Urbain du 13 décembre 2000

[3] Eurailco UK Ltd (Grande-Bretagne), Eurailco Gmbh et Transregio (Allemagne), M'Dina Bus (Maroc), Flexcité (France), Equival SAS et Equival 87 (France), EM Services (France).

[4] Lié pour l'essentiel à l'accroissement d'offre décidée par le STIF et à l'opération Bus Attitude.

[5] Les résultats détaillés par pôle sont présentés dans le dossier de presse

[6] 42 accords et avenants signés avec un niveau de représentativité largement supérieur à 50% dans 64% des cas, dont un accord essentiel à l'évolution du Groupe portant sur le plan d'entreprise.



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