Entretien exclusif du Time : Sarkozy parle
LONDRES, October 4 /PRNewswire/ --
- Sarkozy, président ? Le ministre des finances français Nicolas Sarkozy explique au TIME pourquoi son prochain arrêt sera l'Élysée
EXTRAITS D'ENTRETIENS :
<< La France est-elle réformable ? Ma réponse est, sans hésitation, oui. Non seulement la France peut se réformer, c'est ce qu'elle attend. >>
<< La rigidité des idéologies limite les choix alors la meilleure solution est souvent un mélange : plus de libéralisme, si c'est le mieux ; intervention le cas échéant. >>
<< Je suis conservateur à tendance libérale et je crois à l'économie de marché... mais quand un problème arrive sur mon bureau, je ne passe pas mon temps à me demander ce que (David) Ricardo, Adam Smith ou (Friedrich) Hayek auraient fait. Les idéologies ont été remplacées par des principes de réalisme et de pragmatisme, et je n'exclus pas la possibilité d'intervenir si une intervention s'impose. >>
<< Vous ne pouvez pas résoudre les problèmes et assurer la sécurité uniquement par des mesures répressives... Je pense que ceux qui travaillent plus devraient gagner plus, mais je pense aussi qu'il faut aider ceux qui font face à des désavantages et des barrières injustes à surmonter ces obstacles jusqu'à ce que tout le monde ait les mêmes chances. Je suis plus en faveur d'équité que d'égalité. Si c'est une idéologie, alors vous pouvez me l'attribuer. >>
Cette semaine, dans le TIME Europe, le ministre des finances français populaire, Nicolas Sarkozy, révèle pourquoi il quitte le gouvernement pour tenter sa chance à la présidence de son parti. Mais ce n'est qu'un début. Dans un entretien exclusif depuis son bureau du dernier étage, surplombant Notre Dame, M. Sarkozy explique au TIME pourquoi son prochain arrêt sera l'Élysée.
Quand il a pris en charge le ministère des finances en avril, Nicolas Sarkozy avait un but, dit le TIME : réamorcer l'économie française qui avait calé. Relancer les dépenses à la consommation paraissait évident pour la faire repartir, mais, comme toujours, Sarkozy était pressé : au lieu de passer des mois à essayer de se frayer un passage dans les méandres d'une solution législative complexe, il a fait pression sur les grandes chaînes de supermarchés pour qu'elles baissent leurs prix, jusqu'à 2 ou 3 %, sur des centaines de produits de marque. Résultat : un mini-ruée à la consommation qui a contribué à une croissance estimée à plus de 2% cette année par rapport à 0,5% en 2003. En rendant l'accord public, M. Sarkozy a dit à la presse que c'était simplement << ce que veulent les français. >> À la question de savoir comment il avait fait pour que les supermarchés acceptent de serrer les prix, M. Sarkozy a souri et a dit au Time : << J'ai dit, s'il y en a [des sociétés] qui refusent, je passerai à la télévision et je dirai à tout le monde qui c'est. >>
Vous pouvez appeler ça la méthode Sarko : un genre de politique commerciale unique qui a fait de Sarkozy un des politiciens les plus populaires en France et le grand favori pour succéder au président Jacques Chirac en 2007. Il dirige son attention sur un problème qui remue l'opinion publique, trouve une solution rapide et se dore sous les phares des médias, observe le TIME. Sarkozy a utilisé cette méthode avec des effets retentissants depuis son entrée dans le cabinet Chirac comme ministre de l'intérieur en mai 2002 et ensuite au poste des finances en avril, et il a pas mal de succès à son palmarès.
En 2002, l'insécurité - peur de la hausse de la criminalité et sentiment que l'immigration illégale n'était plus maîtrisée - jouaient dans l'esprit des gens et alimentaient la progression du Front National, le parti xénophobe de Jean-Marie Le Pen. Le ministre de l'intérieur Sarkozy a mis plus flics dans les rues et a introduit un barème de performance mensuel pour que les gens puissent constater les résultats. Il a ordonné des raids chez les gangs de crime organisé, chassé les prostitués des zones résidentielles et fait construire des centres de détention pour les immigrants illégaux, en accompagnant chaque initiative d'un arrosage des médias pour dire aux gens ce qui se passait et qui en était responsable. Bien que le nombre d'attaques ait monté, le taux global de criminalité a baissé pour la première fois depuis cinq ans, et les français commençaient à se sentir à nouveau en sécurité. << Les gens étaient très inquiets au sujet de la criminalité >>, rappelle M. Sarkozy. << L'élite et les experts disaient, "Il n'y a pas de danger. C'est seulement ce que les gens croient". J'ai réussi à réduire cette différence de perception et agi sur les peurs réelles. >> Il veut, maintenant, se rendre à l'Élysée avec cette approche. La France est-elle prête à mettre Sarko au pouvoir ?
Les articles complets se trouvent dans l'édition du TIME Europe du 11 octobre en vente dans toute l'Europe dès lundi 4 octobre et à www.timeeurope.com
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