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lundi 10 novembre 2003 à 21h51

Un nouveau médicament permet de réduire le nombre de décès chez les individus ayant subi une crise cardiaque


BOSTON, Massachusetts, November 10 /PRNewswire/ -- Le traitement par Valsartan constitue une nouvelle option de traitement pour les personnes ayant survécu à une crise cardiaque. Ce médicament s'avère aussi efficace que les inhibiteurs de l'ACE mais la combinaison des deux ne montre aucun avantage supplémentaire.

Des chercheurs du Brigham and Women's Hospital (BWH), qui ont réalisé une étude clinique internationale multicentrique de grande ampleur, ont démontré que ce nouveau médicament est aussi efficace, d'un point de vue clinique, que l'inhibiteur de l'ACE (qui a déjà fait ses preuves), en matière d'amélioration des résultats chez les patients ayant subi une crise cardiaque.

Près de la moitié du million de crises cardiaques qui se produisent chaque année aux États-Unis sont des récidives. Pour réduire le risque de récurrence, les médecins prescrivent généralement des inhibiteurs de l'ACE. Il y a un peu plus de dix ans, ces célèbres traitements contre l'hypertension ont été adoptés comme une référence internationale lorsque les chercheurs du BWH ont découvert qu'ils permettaient d'améliorer fortement le taux de survie chez les patients victimes d'une crise cardiaque. Aujourd'hui, une autre équipe de recherche du BWH démontre qu'il existe désormais une nouvelle option de traitement permettant de préserver les vies humaines et de réduire les hospitalisations pour insuffisance cardiaque chez cette population à haut risque.

Les résultats de l'essai clinique VALIANT, qui a comparé une nouvelle catégorie de médicaments baptisée valsartan (un ARB, agent bloquant du récepteur de l'angiotensine) à un inhibiteur de l'ACE fiable, sont présentés à l'occasion d'une réunion de l'American Heart Association, le lundi 10 novembre à 11h05. Ils font également l'objet d'une publication sur le site Internet du New England Journal of Medicine ce même jour.

« Nous avons constaté que le valsartan est aussi efficace qu'un traitement par captopril (testé favorablement) en matière de préservation des vies humaines », affirme Marc Pfeffer, Docteur en médecine, cardiologue au BWH. « En tant que cliniciens, nous sommes toujours intéressés par les possibilités de tester de nouveaux outils permettant de lutter contre les maladies cardiaques. Il semble que cette thérapie sera particulièrement efficace pour produire les mêmes avantages cardiovasculaires que les inhibiteurs de l'ACE, offrant ainsi aux patients et aux cliniciens une alternative efficace », ajoute-t-il.

Dans le cadre de l'essai VALIANT, l'une des plus importantes études jamais réalisées chez les patients ayant subi une crise cardiaque, les chercheurs encadrés par le BWH, l'Université de Glasgow et la Duke University, ont comparé les taux de survie dans trois groupes de patients : 4 909 personnes traitées par un ARB, le valsartan ; 4 885 personnes traitées à la fois par valsartan et par un inhibiteur de l'ACE, le captopril ; et 4 909 personnes traitées uniquement par captopril. En plus de leurs autres thérapies, tous les patients ont débuté leur traitement entre 12 heures et 10 jours après leur crise cardiaque et ont été suivis sur une période de deux ans en moyenne.

Les chercheurs ont utilisé une dose testée favorablement de captopril (dose basée sur l'excellent essai SAVE) comme comparateur. S'appuyant sur les données récoltées auprès de 931 centres dans 24 pays différents, l'analyse comparative a montré que le valsartan était aussi performant que le captopril pour réduire le risque de décès et d'autres événements cardiovasculaires majeurs. Néanmoins, les patients prenant les deux médicaments en association ont vécu un plus grand nombre de réactions adverses relatives aux médicaments. Ces observations ont conduit le Dr Pfeffer, responsable de l'étude VALIANT et professeur à la Harvard Medical School, à affirmer que les traitements combinés n'offraient aucun avantage supplémentaire.

Les inhibiteurs de l'ACE et les ARB participent tous deux au blocage du même mécanisme biochimique qui est responsable de la production de l'hormone angiotensine II. Cette hormone a des effets néfastes sur le cœur et les vaisseaux sanguins, et elle déclenche souvent des événements cardiovasculaires indésirables, tels qu'une hypertension artérielle ou une insuffisance cardiaque. Les ARB bloquent l'angiotensine II ou l'empêchent de se fixer aux récepteurs des cellules. Quant aux inhibiteurs de l'ACE, ils agissent en bloquant une enzyme qui produit l'angiotensine.

Les recherches préliminaires concernant les inhibiteurs de l'ACE ont été initialement réalisées au BWH sous la direction du Dr Pfeffer et de sa femme Janice Pfeffer, aujourd'hui disparue, qui a découvert le rôle de l'hormone dans la préservation de la fonction cardiaque chez les animaux. S'appuyant sur la découverte expérimentale de sa femme, le Dr Pfeffer et le Dr Eugene Braunwald, publièrent en 1992 la première étude sur l'être humain démontrant que les inhibiteurs de l'ACE permettaient d'améliorer efficacement la survie chez les patients ayant subi une crise cardiaque. On attribue à cet essai baptisé SAVE, qui a fait date, le mérite d'avoir révolutionné les soins administrés après une crise cardiaque, lorsqu'il a présenté le médicament captopril comme une nouvelle option de traitement permettant de sauver des vies parmi les patients. Les données ont démontré que le captopril pouvait réduire le risque de crise cardiaque récidivante de 25 %. Ce dernier essai VALIANT a été initié pour comparer deux moyens exceptionnels de bloquer le système d'angiotensine, en vue de répondre à la question suivante : « Pouvons-nous trouver un traitement encore meilleur pour les individus ayant survécu à une crise cardiaque ? ». « La réponse, c'est que nous avons trouvé deux excellentes méthodes, aussi bonne l'une que l'autre », répond le Dr Pfeffer.

« Nous avons prouvé qu'il existe plusieurs façons de manipuler ce système d'hormone afin d'améliorer la santé d'un cœur malade », explique Pfeffer. « En élargissant un concept né au Brigham and Women's Hospital il y a plus de trente ans, nous avons créé de nouvelles opportunités de traitement pour les patients et leurs médecins. En conséquence de l'essai VALIANT, il existe aujourd'hui deux traitements efficaces, testés favorablement, qui permettent de sauver des vies après une crise cardiaque », précise-t-il.

La coordination et l'analyse des données relatives à l'essai VALIANT ont été réalisées par le Duke Clinical Research Institute (Durham, Caroline du Nord, États-Unis), sous la direction du Dr Robert M. Califf. Ces recherches ont été financées par Novartis Pharma AG.

Le Brigham and Women's Hospital, centre hospitalier universitaire à but non lucratif de 725 lits, est rattaché à la Harvard Medical School, et membre fondateur du Partners HealthCare System, un réseau intégré de prestations de soins. Reconnu dans le monde entier comme l'un des principaux établissements universitaires spécialisés dans la santé, le BWH privilégie l'excellence des soins aux patients, la recherche médicale, ainsi que la formation et l'éducation des professionnels de la santé. Outre sa position dominante en recherche médicale, l'hôpital joue un rôle prépondérant dans tous les aspects des soins cliniques. Grand lauréat de bourses de recherche octroyées par le National Institutes of Health aux États-Unis, le BWH dirige des études cliniques, épidémiologiques et fondamentales ayant un retentissement international.

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