Info, dépêche ou communiqué de presse


société :

PHARMAMAR

jeudi 1er avril 2004 à 14h58

PharmaMar présente des données précliniques confirmant le potentiel de ses composés principaux pour les sarcomes et les leucémies à l'occasion de la Réunion Annuelle de l'AACR


ORLANDO, Floride, April 6 /PRNewswire/ --

PharmaMar a présenté de nouvelles données pertinentes au développement de ses produits cliniques et précliniques par le biais de neuf posters et présentations orales à l'occasion de la 95ème Réunion Annuelle de l'Association Américaine de Recherche sur le Cancer (AACR), qui a eu lieu à Orlando, en Floride du 27 au 31 mars 2004. Ces importantes conclusions sont résumées dans ce qui suit.

Yondelis (TM) (deux posters; une présentation orale; un résumé)

Le Dr N Martinez du Centre National Espagnol du Cancer a présenté de nouvelles données supportant l'utilisation du profilage d'expression en vue d'obtenir des signatures moléculaires susceptibles de prédire la réponse des patients présentant un sarcome et traités avec Yondelis. Les profils d'expression génétique induits par Yondelis furent évalués dans un panel d'échantillons de sarcome explantés de patients n'ayant pas subi de chimiothérapie ainsi qu'une paire de lignées cellulaires sensibles et résistantes au chondrosarcome humain. Les résultats indiquent une empreinte moléculaire démontrant une inhibition de transcription induite par Yondelis, ce qui confirme un mode d'action unique de Yondelis qui est distinct de celui de tous les autres médicaments anticancéreux. Un jeu de gènes potentiellement prédictif corrélé à la résistance / sensibilité à Yondelis indépendamment du sous-type de sarcome a été caractérisé.

Le Dr A. Carnero, qui appartient aussi au Centre National Espagnol du Cancer, a présenté les résultats d'une étude qui a testé l'activité in vitro de Yondelis dans un panel de divers sarcomes primaires non traités. Ces lignées cellulaires étaient caractérisées pour un panel d'altérations moléculaire potentiellement applicables au développement tumoral et leur corrélation avec la sensibilité / résistance à Yondelis. Cette approche permettra d'expliquer la relation entre les altérations génétiques et la réponse au traitement et est importante pour les pronostiques et les diagnostiques futurs. Généralement parlant, la résistance à Yondelis n'était pas corrélative avec le modèle de résistance à la doxorubicine. Ce manque de résistance croisée complète entre la doxorubicine et Yondelis s'aligne sur le modèle d'activité connu de Yondelis chez les patients présentant un sarcome résistant à la doxorubicine.

Le Dr. Carnero a aussi présenté des données démontrant que la mutation de p53 confère une sensibilité in vitro à Yondelis. Cette conclusion contraste avec le modèle applicable aux cytotoxiques conventionnels, ce qui donne du poids au mode d'action inédit de Yondelis, car les tumeurs / patients porteurs de p53 muté sont censés résister au traitement conventionnel.

Un poster sur l'effet anti-tumoral du composé interactif G-quadruplex, RHPS4, sur les cellules de mélanome humain munies de télomères relativement longs a été présenté par M. D'Incalci du Laboratoire de Chimiothérapie Expérimentale, Regina Elena Cancer Institute de Rome. Les résultats ont indiqué que la combinaison de Yondelis, de RHPS4 et de cisplatine pouvait réduire leurs effets cytotoxiques de manière significative.

En outre, le Dr Y. Pommier du National Cancer Institute (Etats-Unis) a soumis un résumé intitulé "Yondelis et la réparation par excision de nucléotides couplée à la transcription (TC-NER): Une étude traductionnelle et clinique du cancer de l'ovaire."

Aplidin(r) (deux posters)

Un poster présenté par le Dr. A. Grossi du Service d'Hématologie de l'Université de Florence a conclu qu'Aplidin s'avérait significativement (P<0,001) plus puissant que l'agent chimiothérapique bien connu Idarubicine sur les lignées cellulaires de Leucémie Myéloïde Aigue (LMA) et sur les blastes leucémiques frais explantés de 30 patients LMA. L'analyse des résultats a confirmé que la capacité cytotoxique in vitro d'Aplidin à induire l'apoptose, à des concentrations réalisables nettement au-dessous de la dose clinique recommandée, était supérieure à celle d'Idarubicine. Les effets antiproliférants sélectifs d'Aplidin contre les blastes de leucémie, combinés à son manque remarquable de toxicité médullaire chez les patients, indiquent un indice thérapeutique élevé dans les malignités hématologiques. De plus, ces données supportent le potentiel de l'Aplidin pour la leucémie myéloïde.

Dans une présentation du Dr D. Banerjee du Cancer Institute of New Jersey, il fut démontré que l'Aplidin potentialise la cytotoxicité de la chimiothérapie conventionnelle dans les modèles expérimentaux de leucémie et de lymphome in vitro et in vivo. Les données in vitro indiquent une synergie avec une gamme importante de médicaments fréquemment utilisés pour traiter le lymphome et la leucémie. Les données in vivo examinant la combinaison d'Aplidin et d'ARA-C font ressortir une synergie importante et donc un potentiel thérapeutique dans ce modèle de Leucémie Lymphoblastique Aigue.

Le commencement des essais de Phase II sur la leucémie et le lymphome résistants est prévu pour la fin de l'année.

Kahalalide F (un poster; une présentation orale)

Le Dr M. L. Janmaat du Service d'Oncologie Médicale du VU University Medical Centre, Amsterdam, a présenté des données sur un poster indiquant que les cellules tumorales ayant une expression HER2/neu et/ou HER3 plus élevée sont particulièrement sensibles à Kahalalide F. Cette étude a aussi démontré que Kahalalide F provoque une action de frénation de la voie erbB, une cible hautement pertinente dans les cellules cancéreuses. Kahalalide F est le seul cytotoxique connu susceptible de provoquer la mort cellulaire en entravant cette voie importante.

Dans une présentation orale, le Dr J. M. Sewell de Cancer Research UK, Université d'Edinbourg, a déclaré que Kahalalide F semble impacter différentiellement sur deux lignées cellulaires d'hépatome. Ces données, générées au moyen d'une analyse cytométrique, indiquent que Kahalalide F favorise rapidement la mort cellulaire dans les lignées cellulaires d'hépatome via la nécrose plutôt que l'apoptose, par conséquent il est possible que l'apoptose ne soit pas un mécanisme majeur de mort cellulaire induite par Kahalalide F.

Kahalalide F est en cours d'essais de Phase II sur l'hépatocarcinome et des essais ultérieurs sur d'autres tumeurs solides sont censés commencer en fin d'année

Variolins (poster)

Les paramètres pharmacocinétiques préliminaires de deux variolins ont été calculés in vivo au moyen d'une méthode bioanalytique originale dans le contexte de l'évaluation préclinique de cette famille. Les deux variolins présentaient des caractéristiques pharmacocinétiques conformes au modèle à deux compartiments avec des demie-vies terminales longues. PM01218 avait de meilleures caractéristiques pharmacocinétiques que Variolin B. Ce poster a été présenté par le Dr J. Yin de PharmaMar USA (Boston).

Lamellarin D (poster)

Lamellarin D s'est avéré induire l'apoptose dans les cellules leucémiques résistantes à la camptothécine, favorisant l'activation de caspase, la fragmentation ADN et, de manière plus significative, le dysfonctionnement mitochondrial dans les systèmes à la fois intacts et acellulaires. Ce nouveau mécanisme d'action est illustré sur un poster du Dr J. Kluza du Centre Oscar Lambret de Lille (France) et s'ajoute à l'inhibition de la topoisomérase I bien établie démontrée précédemment par Lamellarin D. Le poster conclut que les mitochondries sont susceptibles de constituer une nouvelle cible potentielle pour Lamellarin D. L'action de Lamellarin D au niveau mitochondrial explique, au moins partiellement, la cytotoxicité du médicament vis-à-vis des cellules leucémiques résistantes à la camptothécine.

Le Dr. Carmen Cuevas, Directrice de la Recherche et du Développement chez PharmaMar, a déclaré:

"Le programme extensif de recherche de PharmaMar continue de découvrir des données qui confirment les conclusions précédentes et révèlent des possibilités excitantes en matière de développement. En ce qui concerne les nouvelles découvertes présentées à la réunion de l'AACR, nous sommes particulièrement encouragés par le potentiel d'Aplidin dans une nouvelle indication, le nouveau mécanisme d'action de Kahalalide F et la découverte d'une nouvelle cible potentielle pour Lamellarin D. Comme ces résultats l'indiquent, PharmaMar reste engagé envers le développement d'une large gamme de composés anticancéreux novateurs."

PharmaMar

PharmaMar est une entreprise biopharmaceutique spécialisée dans l'oncologie qui fait avancer le traitement du cancer par la découverte et le développement de médicaments novateurs d'origine marine. A l'heure actuelle, la gamme de produits de PharmaMar comprend Yondelis (TM), en cours d'essais cliniques phase II/III, (développé en collaboration avec OrthoBiotech Products L.P.), déclaré médicament orphelin pour le STM par l'EMEA en 2001 et médicament orphelin pour le cancer de l'ovaire en 2003 ; Aplidin(R), en phase II, déclaré médicament orphelin pour la leucémie lymphoblastique aiguë en 2003 ; enfin, Kahalalide F, en phase II, et ES-285, en phase I d'essais cliniques.

PharmaMar, dont le siège social se trouve à Madrid, est une filiale du Groupe Zeltia (coté à la bourse de Madrid sous le symbole ZEL.MC; Bloomberg: ZEL SM; Reuters: ZEL.MC)

http://www.pharmamar.com

© 2002-2026 BOURSICA.COM, tous droits réservés.

Réalisez votre veille d’entreprise en suivant les annonces de la Bourse

Par la consultation de ce site, vous acceptez nos conditions (voir ici)

Page affichée samedi 3 janvier 2026 à 4h57m21