Des groupes de patients et d'autres parties intéressées lancent un appel pour repenser la santé publique, l'innovation et l'accès aux médicaments
GENEVE, Suisse, April 29 /PRNewswire/ -- Les pays en voie de développement n'ont pas seulement besoin d'un accès aux médicaments et ne doivent pas se leurrer en pensant qu'il existe des solutions rapides pour répondre à leurs besoins en matière de santé. Telle est l'opinion exprimée mardi par The AIDS Institute, l'Alliance pour la santé, l'éducation et le développement (AHEAD), des groupes de patients et d'autres experts en provenance du monde entier.
Cet avertissement est exprimé à l'occasion de la deuxième session de la réunion du Groupe de travail intergouvernemental (IGWG) sur la santé publique, l'innovation et la propriété intellectuelle se déroulant à Genève, un mois avant l'importante réunion de définition des politiques générales de l'Assemblée mondiale de la Santé.
Des représentants de groupes de patients et de la société civile, originaires d'Inde, d'Argentine, de la République slovaque, d'Ouganda, du Ghana, de São Tomé et Príncipe, du Canada et des Etats-Unis se sont rencontrés à Genève pour mettre en évidence les problèmes concrets qui sont actuellement négligés dans les discussions du Groupe de travail intergouvernemental, suite à l'exclusion de groupes de patients et d'autres groupes possédant une expertise et des analyses importantes concernant le lien entre l'accès aux médicaments et la recherche et le développement.
<< En tant que parties intéressées, nous partageons la détermination de l'OMS pour garantir que les patients des pays en voie de développement ont accès aux meilleurs soins de santé, y compris des médicaments à des prix abordables. Cependant, le plan d'action du Groupe de travail intergouvernemental ne permettra pas d'atteindre cet objectif >>, explique Durhane Wong-Rieger, fondatrice et présidente du Consumer Advocare Network. << Les solutions proposées n'offrent aucun avantage aux patients des pays les plus démunis et ne font que servir les aspirations politiques et commerciales d'autres parties intéressées, y compris les fabricants et les gouvernements de pays 'moins pauvres' >>.
Les groupes ont décidé de se réunir à Genève pour partager leurs inquiétudes communes concernant les recommandations et le processus. << La santé publique relève de la responsabilité de tous, c'est pourquoi nous sommes convaincus que nous nous devons de partager notre expérience et notre analyse >>, estime James Sykes, coordinateur des programmes internationaux pour The AIDS Institute.
Le Groupe de travail intergouvernemental a été fondé en 2006 par les pays adhérents à l'Organisation mondiale de la Santé afin de s'attaquer aux problèmes associés à l'accès actuel aux médicaments et aux environnements de recherche et développement. Il s'agit de la première organisation internationale de haut niveau qui considère dans leur ensemble les problèmes liés à l'accès aux médicaments et ceux de recherche et développement. Le groupe de travail présentera ses propositions au cours de la 61ème réunion de l'Assemblée mondiale de la Santé à Genève au mois de mai.
<< La solution à long terme pour répondre aux besoins en soins de santé des pays en voie de développement nécessite une approche multiple qui englobe les questions de pauvreté, de manque d'infrastructures, de manque de personnel de santé et de l'accès à des nécessités de base comme de l'eau potable et de la nourriture >>, explique Regina Kamoga, déléguée locale, Ouganda, pour le Community Health and Information Network (CHAIN Uganda). Elle a conclu : << Les solutions partielles sont presque certainement vouées à l'échec. >>
A la différence du Groupe de travail intergouvernemental, selon l'évêque Council Nedd pour AHEAD : << Nous avons veillé à être aussi inclusifs que possible en invitant des groupes originaires du monde entier qui offrent une expérience concrète des situations auxquelles doivent faire face les patients. >>
Cet événement a été sponsorisé par PhRMA, qui partage les convictions des parties intéressées quant au besoin d'une approche holistique pour la fourniture de soins de santé et de médicaments innovants dans le monde entier.
The AIDS Institute est une organisation de recherche sur les politiques publiques, de défense et d'éducation qui se consacre au VIH/SIDA, à la malaria, à la tuberculose et à l'hépatite ainsi qu'aux problèmes de systèmes de santé comme l'accès du public et la sécurité des patients. http://www.theaidsinstitute.org
Le Community Health and Information Network est une organisation internationale à but non lucratif qui opère en tant qu'organisation caritative et société au Royaume-Uni et en Ouganda. Etablie en 1998, CHAIN promeut l'autonomisation des personnes vivant avec le VIH et le SIDA. Le travail de CHAIN est essentiellement effectué en Afrique. L'organisation possède des bureaux à Kigali au Ruanda et à Kampala en Ouganda.
L'Alliance pour la santé, l'éducation et le développement (AHEAD - Alliance for Health, Education, and Development) a été établie avec pour objectif principal l'éducation des membres des communautés les moins privilégiées sur les choix et les options concernant la santé, l'éducation et le développement économique. Afin d'accomplir cet objectif, AHEAD utilise en éventail complet de stratégies de mise en oeuvre, y compris : l'organisation de programmes d'éducation itinérants, la présentation d'évènements spéciaux et de séminaires aux niveaux régionaux et nationaux, la publication de documents et l'établissement de bourses et de programmes de recrutement. http://www.ahead-usa.org


