Novartis dépose des demandes d'homologation en Amérique du Nord et en Europe pour Femara dans une indication jamais accordée jusqu'à présent : le traitement consécutif au tamoxifène dans le cancer du sein à un stade précoce
BÂLE, Suisse, May 10 /PRNewswire/ --
- Ces demandes s'appuient sur des résultats très convaincants chez des femmes ménopausées présentant un cancer du sein à un stade précoce. Les données intermédiaires déjà publiées, montrent que l'extension du traitement adjuvant avec Femara, après le traitement adjuvant standard post-opératoire au tamoxifène, permet de réduire presque de moitié (43%)le risque de récidive
Novartis a déposé des demandes d'autorisation de mise sur le marché (AMM) aux Etats-Unis, dans l'Union européenne et en Suisse pour l'emploi de Femara(R) (létrozole) dans l'extension du traitement adjuvant du cancer du sein à un stade précoce chez la femme ménopausée qui a terminé le traitement adjuvant standard (post-opératoire) au tamoxifène et est restée sans récidive. Ces soumissions sont une première car jamais aucune autorité sanitaire n'a examiné un traitement pouvant faire suite au tamoxifène.
Les dossiers présentent notamment les résultats d'une étude indépendante (MA-17) qui a fait date. Ces données avaient été publiées sans attendre par le New England Journal of Medicine dans son édition en ligne du 9 octobre 2003. Des données réactualisées provenant de cette étude seront présentées au cours de la session << Best of Oncology >> le mardi 8 juin prochain de 9h15 à 10h45 heure locale au Congrès annuel de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) à La Nouvelle Orléans, Louisiane, USA.
Par extension du traitement adjuvant, on désigne la période faisant suite au traitement adjuvant standard au tamoxifène. En effet, durant cette période, les risques de récidive demeurent significatifs, que des cellules cancéreuses aient été détectées dans les ganglions lymphatiques (envahissement ganglionnaire) ou non au moment du diagnostic d'un cancer du sein à un stade précoce. Il n'y a pas actuellement de traitement dont l'efficacité clinique soit prouvée pour faire suite au tamoxifène. Environ un million de femmes de par le monde seraient concernées. Une fois le traitement au tamoxifène achevé, ces femmes seraient susceptibles de passer à un traitement avec Femara.
<< Ces demandes d'AMM sont une formidable opportunité pour Novartis Oncologie de combler une grave lacune dans le traitement du cancer du sein >>, a déclaré le Dr Diane Young, Vice-présidente et Directrice mondiale du Développement clinique de Novartis Oncologie. << C'est une étape importante dans le programme de développement clinique de Femara et nous attendons avec intérêt les résultats de l'étude BIG 1-98 sur le traitement adjuvant précoce. Cette étude compare Femara au tamoxifène dans les cinq années qui suivent le traitement chirurgical. >>
Données
Les dossiers d'AMM s'appuient sur les données finales d'une étude internationale en double aveugle, randomisée et multicentrique, incluant quelque 5200 femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce. L'objectif primaire était de comparer la survie sans récidive des femmes ménopausées traitées avec Femara avec celle d'un traitement placebo, après environ 5 ans d'administration post-opératoire de tamoxifène. Les données intermédiaires publiées ont montré qu'après un suivi médian de 28 mois, la prise de Femara permettait de réduire presque de moitié, le risque de récidive (43% ; p=0,00008) par rapport au placebo, chez des femmes ayant préalablement reçu un traitement adjuvant de 5 ans au tamoxifène.
De plus, l'amélioration absolue estimée pour la survie sans récidive à 4 ans était de 6% chez les patientes sous Femara par rapport au placebo (93% contre 87%). La survie sans récidive est définie comme la période entre la randomisation et la première récidive du cancer primitif avec extension au niveau du sein (y compris controlatéral), de la cage thoracique, des ganglions lymphatiques ou avec métastases.
Les données intermédiaires de l'étude MA-17 ont été tellement spectaculaires qu'un Comité indépendant de suivi des données de sécurité, ainsi que les investigateurs ont demandé la levée du codage de double aveugle afin que les patientes sous placebo puissent se voir offrir un traitement avec Femara. Certaines de ces patientes étaient sous placebo depuis 5 ans (médiane 24 mois) lorsqu'on leur a proposé de changer pour Femara. Elles continuent d'être suivies avec un protocole amendé. L'étude MA-17 est coordonnée par le Groupe des essais cliniques de l'Institut national du cancer du Canada, avec le soutien de Novartis.
Récidive de cancer du sein
Une récidive apparaît chez environ un tiers des femmes dont le cancer est à un stade précoce et dont la tumeur présente des récepteurs aux estrogènes. Plus de la moitié de ces récidives apparaissent au-delà de 5 ans après le traitement chirurgical, selon le Early Breast Cancer Trialists Group, Oxford, Royaume-Uni. On estime à plus d'un million actuellement, le nombre de femmes sous traitement adjuvant au tamoxifène. C'est actuellement le traitement hormonal de référence chez la femme ménopausée présentant une tumeur du sein avec des récepteurs aux estrogènes. Il est prévu pour durer 5 ans après l'intervention chirurgicale. Passé ce délai, le tamoxifène n'a pas démontré qu'il apportait un bénéfice thérapeutique supplémentaire et l'option classique est de laisser la plupart des femmes sans aucun autre traitement. MA-17 est la première étude à avoir mis en évidence l'intérêt clinique d'une thérapeutique ultérieure, Femara en l'occurrence, pour réduire le risque de récidive de cancer du sein avec cette extension du traitement adjuvant.
Autre étude clinique sur le traitement adjuvant avec Femara
Une étude de phase III sur le traitement adjuvant précoce avec Femara est en cours sous la direction du Breast International Group (BIG 1-98) en collaboration avec Novartis. Cette étude comporte 4 volets et compare 5 ans de traitement avec Femara, 5 ans avec le tamoxifène, 2 ans sous Femara suivis de 3 ans sous tamoxifène et 2 ans sous tamoxifène suivis par 3 ans sous Femara. Plus de 8000 patientes ont été incluses dans cette étude. Les premiers résultats de cette étude sont attendus pour la fin de l'année.
Femara
Femara est un inhibiteur de l'aromatase, administré par voie orale une fois par jour en traitement de première intention de femmes ménopausées porteuses d'un cancer du sein d'extension loco-régionale avancée ou métastasé (statut des récepteurs hormonaux des tumeurs : positif ou inconnu). Femara est également approuvé pour le traitement des cancers du sein à un stade avancé chez la femme ménopausée, lors d'évolution de la maladie après traitement aux antiestrogènes et comme traitement néo-adjuvant (préopératoire). Femara est disponible dans plus de 80 pays dans le monde. Toutes les indications ne sont cependant pas reconnues dans l'ensemble des pays.
Contre-indications et événements indésirables
L'analyse des résultats intermédiaires de MA-17, a montré que les événements indésirables les plus fréquents étaient : bouffées de chaleur, sudation, oedèmes, hypercholestérolémie, maux de tête, douleurs articulaires, douleurs musculaires, fatigue, constipation et vertiges. Ils ont été observés chez plus de 10% des patientes dans les deux volets de l'étude. Parmi ces manifestations, les bouffées de chaleur et les douleurs articulaires et musculaires étaient plus fréquentes chez les patientes sous Femara que chez celles sous placebo (p<0,05). Les saignements vaginaux étaient plus fréquents chez celles recevant un placebo (p<0,01).
Femara est contre-indiqué chez les patientes présentant une hypersensibilité avérée à Femara ou à l'un de ses excipients. Femara est généralement bien toléré. Dans une étude destinée à l'enregistrement de Femara en traitement de première intention, qui avait comparé ce médicament au tamoxifène (antiestrogène), les événements indésirables les plus fréquemment rapportés pour Femara ont été : douleurs osseuses (22% contre 21%), bouffées de chaleur (19% contre 16%), douleurs dorsales (18% contre 19%), nausées (17% et 17%), dyspnée ou difficultés respiratoires (18% contre 17%), douleurs articulaires (16% contre 15%), fatigue (13% et 13%), toux (13% et 13%), constipation (10% contre 11%), douleurs thoraciques (6% et 6%) et maux de tête (8% contre 6%). Femara peut entraîner des lésions foetales s'il est administré à la femme enceinte. On ne dispose d'aucune expérience clinique, à l'heure actuelle, sur l'emploi de Femara en association avec d'autres anticancéreux. L'incidence de troubles thromboemboliques périphériques, cardiovasculaires et cérébrovasculaires a été de 3-4% dans chacun des volets de l'étude.
Ce communiqué fait part de prévisions impliquant des risques connus et inconnus, des incertitudes ainsi que d'autres facteurs qui pourraient rendre les résultats réels matériellement différents des résultats futurs, des performances ou des réalisations annoncées ou impliquées dans de telles déclarations. Certains risques associés à ces déclarations sont résumés dans la version anglaise de ce communiqué, ainsi que dans le formulaire 20-F de Novartis AG le plus récent - formulaire soumis à la commission américaine des titres et des changes (US Securities and Exchange Commission). Le lecteur est invité à lire attentivement ces résumés.
Novartis SA (NYSE: NVS) est un leader mondial dans le domaine des produits pharmaceutiques et de consumer health. En 2003, le Groupe Novartis a réalisé un chiffre d'affaires de USD 24,9 milliards et un résultat net de USD 5,0 milliards. Le Groupe a investi environ USD 3,8 milliards dans la R&D. Basé à Bâle, en Suisse, le Groupe Novartis emploie quelque 78 500 personnes et déploie ses activités dans plus de 140 pays à travers le monde. De plus amples informations sont disponibles sous http://www.novartis.com.
Des informations complémentaires sur Femara ou Novartis Oncologie peuvent être obtenues en ligne aux adresses suivantes : www.femara.com ou www.novartisoncology.com et des informations supplémentaires à l'attention des médias ont été publiées sous www.novartisoncologyvpo.com.
Internet Address: http://www.novartis.com


