GlaxoSmithKline et Adolor présentent les résultats positifs d'une étude clinique sur l'alvimopan (Entereg(R))
LONDRES et EXTON, Pennsylvanie, May 4 /PRNewswire/ --
- Les patients rapportent une amélioration statistiquement significative des effets secondaires gastro-intestinaux induits par la prise d'opioïdes et de la qualité de vie liée à la santé dans un essai clinique de phase IIb sur Entereg
GlaxoSmithKline (LSE : GSK ; NYSE : GSK) et Adolor Corporation (NASDAQ : ADLR) ont présenté ce jour à l'occasion du Congrès annuel de l'American Pain Society (Société américaine de la douleur) qui s'est tenu à San Antonio, au Texas (États-Unis), les résultats positifs d'une étude clinique de phase IIb sur l'alvimopan (Entereg), un médicament expérimental administré par voie orale qui agit en inhibant les récepteurs mu-opioïdes périphériques (1). Dans cette étude à grande échelle, qui avait pour objectif d'évaluer l'alvimopan pour le traitement des effets secondaires gastro-intestinaux liés à la prise d'opioïdes, les patients ont rapporté une amélioration significative des symptômes gastro-intestinaux fréquents et gênants associés à l'utilisation d'opioïdes, parmi lesquels figurent notamment constipation, douleurs abdominales et ballonnements.
<< Plusieurs millions de personnes à travers le monde utilisent chroniquement des opioïdes pour traiter des douleurs modérées à sévères, et près de la moitié d'entre eux souffrent des symptômes associés à la prise de ces opioïdes : constipation, douleurs abdominales, inconfort et ballonnements (2). La constipation peut entraîner de graves complications, voire engager le pronostic vital dans certains cas. Il est fréquent que les patients ne reçoivent pas une dose d'opioïdes suffisante pour apaiser leurs douleurs en raison de cette constipation. Les résultats de cette étude suggèrent que l'alvimopan peut jouer un rôle important dans le traitement de ces effets secondaires gastro-intestinaux chez les patients, en inhibant les effets des opioïdes sur les intestins sans avoir pour autant d'impact négatif sur le contrôle antalgique >>, explique le Dr Lynn Webster, de la Lifetree Clinical Research and Pain Clinic, Salt Lake City, Utah, États-Unis.
Cette vaste étude clinique en double aveugle (SB-767905/011) incluait 522 patients traités avec des opioïdes pour des douleurs persistantes d'origine non cancéreuse, répartis de manière aléatoire selon les quatre groupes suivants :
- alvimopan 0,5mg deux fois par jour (BID) (groupe 1) ou
- alvimopan 1mg une fois par jour (QD) (groupe 2) ou
- alvimopan 1mg deux fois par jour (BID) (groupe 3) ou
- placebo
pendant 6 semaines. L'augmentation moyenne des défécations spontanées (ces dernières étant définies comme une émission de matières fécales survenant en l'absence de toute prise de laxatifs au cours des dernières 24 heures) par semaine était environ de :
- 3,5 dans les groupes 1 et 2 (p<0,001) et de
- 4,3 dans le groupe 3 (p<0,001) par rapport à
- 1,7 dans le groupe placebo
L'augmentation des défécations spontanées dans chaque groupe de patients traités par l'alvimopan était deux fois plus importante que dans le groupe ayant reçu le placebo ; elle est survenue au bout d'une semaine et s'est poursuivie au cours des 6 semaines de traitement, pour revenir rapidement au niveau observé à l'inclusion après l'arrêt du traitement de l'étude.
Tous les groupes ont rapporté une fréquence moyenne de 1 émission fécale spontanée par semaine au moment de l'inclusion dans l'étude. Au cours du traitement, 63% à 68% des patients traités par l'alvimopan ont rapporté 3 émissions fécales spontanées ou plus par semaine, contre 39% dans le groupe placebo. Outre les améliorations observées au regard des critères d'évaluation habituels de la constipation (réduction des efforts de poussée, amélioration de la consistance des selles, et fréquence accrue d'évacuation complète), les patients traités par l'alvimopan ont également montré des améliorations au regard d'autres critères d'évaluation de la fonction gastro-intestinale, telles que les douleurs abdominales et les ballonnements.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours de l'étude étaient les suivants : douleurs abdominales, nausées et diarrhées. La fréquence de ces effets indésirables était similaire dans le groupe placebo et dans les groupes traités par l'alvimopan à raison de 0,5 mg deux fois par jour. Une augmentation de la fréquence de ces trois principaux effets indésirables a été observée chez les patients traités par alvimopan 1 mg.
Les caractéristiques et symptômes gastro-intestinaux induits par la prise d'opioïdes présentés à l'inclusion par les 522 patients ayant participé à l'étude ont également été rapportés lors de la conférence. Les patients, âgés en moyenne de 50 ans, avaient reçu des opioïdes pendant plus de 6 ans pour traiter diverses affections, parmi lesquelles figuraient douleurs abdominales (58%), névralgie (42%), fibromyalgie (8%) et arthrite (7%). Bien que 80% des patients aient déclaré utiliser des laxatifs et/ou autres émollients fécaux, les patients inclus dans l'étude ont fait état de symptômes typiques de la constipation, dont notamment efforts de poussée (83%), selles dures (87%) et évacuation incomplète (87%). Les autres symptômes gastro-intestinaux régulièrement rapportés étaient les suivants : ballonnements (79%), inconfort (80%) et douleurs abdominales (65%) (3).
L'effet de l'alvimopan sur la qualité de vie liée à la santé (QVLS) chez les patients de l'étude a également été rapporté dans le cadre de la conférence. La QVLS a été évaluée au moyen du questionnaire PAC-QOL (Patient Assessment of Constipation Quality of Life, évaluation par les patients de la qualité de vie liée à la constipation), qui se compose de 28 questions relatives à l'inconfort physique (4 questions), à l'inconfort psychosocial (8 questions), aux inquiétudes / interrogations (11 questions) et à la satisfaction (5 questions). Les scores des patients à l'inclusion, qui variaient de 1,87 à 2,1, indiquaient une détérioration modérée de leur qualité de vie liée à la santé. L'alvimopan a permis d'améliorer significativement les scores obtenus au questionnaire PAC-QOL après 6 semaines de traitement dans tous les groupes par rapport au groupe placebo (p<0,02). Les modifications des scores généraux entre l'inclusion dans l'étude et la semaine 6 étaient de 2 à 1,61 pour le groupe placebo ; de 1,9 à 1,27 pour le groupe traité par alvimopan 0,5 mg deux fois par jour ; de 1,87 à 1,26 pour le groupe alvimopan 1 mg une fois par jour, et de 2,1 à 1,33 pour le groupe alvimopan 1 mg deux fois par jour. Des améliorations statistiquement significatives ont été observées sur la sous-échelle de la satisfaction (p<0,05) et sur les sous-échelles de l'inconfort physique et de l'inconfort psychosocial (p<0,05, seulement pour les patients recevant l'alvimopan deux fois par jour) ainsi que sur l'échelle des inquiétudes et interrogations (p<0,05) (4).
À propos des effets secondaires gastro-intestinaux induits par les opioïdes
Les opioïdes, telle la morphine, sont très efficaces pour le traitement de la douleur et sont largement utilisés pour traiter les douleurs modérées à sévères telles que les douleurs associées à ou découlant de douleurs dorsales, arthrite ou autres affections douloureuses. L'utilisation d'opioïdes est toutefois associée à des effets secondaires gastro-intestinaux persistants tels que la constipation, qui se caractérise par une évacuation de matières fécales peu fréquente, difficile ou incomplète, des douleurs et un inconfort abdominaux, et des ballonnements (5). Les autres effets secondaires gastro-intestinaux associés à la prise d'opioïdes englobent reflux acides et perte d'appétit.
Les opioïdes réduisent la douleur en se fixant sur les récepteurs opioïdes présents dans le cerveau. Toutefois, il existe également des récepteurs opioïdes dans le tractus gastro-intestinal. Les effets secondaires gastro-intestinaux surviennent parce que les opioïdes se fixent aussi sur les récepteurs mu-opioïdes présents dans les intestins, réduisant ainsi la motilité et les sécrétions gastro-intestinales.
Bien que la constipation soit l'effet secondaire gastro-intestinal le plus fréquent, le plus persistant et le plus invalidant (6), sa prévalence et son impact restent sérieusement sous-estimés pas les professionnels de la santé (7). La plupart des patients cancéreux la considèrent comme une source de détresse affectant leur qualité de vie de manière encore plus fréquente que la douleur (8). Certaines études ont montré que 50% à 90% des patients traités par des opioïdes souffraient de constipation (2, 9, 10, 11).
Les effets secondaires gastro-intestinaux, synonymes de fardeau pathologique significatif et de détérioration de la qualité de vie, peuvent être très pénibles à vivre pour les patients. Certains patients traités par des opioïdes analgésiques à long terme préféreraient subir leur douleur plutôt que de souffrir de la constipation sévère et invalidante que peuvent entraîner les opioïdes (10).
Il n'existe à ce jour aucun médicament autorisé spécifiquement destiné au traitement des effets secondaires gastro-intestinaux associés à l'utilisation d'opioïdes pour le traitement de la douleur persistante. La prise en charge de cette affection passe souvent par le recours aux méthodes suivantes : prise d'émollients fécaux ou de stimulants intestinaux, augmentation des prises quotidiennes de liquide et de fibres alimentaires, et augmentation de l'activité physique. Les laxatifs peuvent procurer un soulagement limité à certains patients, mais peuvent également être associés à des effets secondaires tels que crampes abdominales, ballonnements et caractère imprévisible des effets laxatifs, et ne sont pas recommandés pour une utilisation à long terme.
À propos de l'alvimopan (Entereg(R))
L'alvimopan est un antagoniste expérimental des récepteurs mu-opioïdes à action périphérique (PAM-OR) conçu pour inhiber les effets négatifs des opioïdes comme la morphine ou la codéine sur le système gastro-intestinal, sans interférer avec les effets analgésiques sur le système nerveux central. Alvimopan est la première molécule de cette nouvelle classe thérapeutique dont le dossier de demande d'AMM ait été accepté par la FDA (Food and Drug Administration, les autorités américaines de réglementation pharmaceutique) pour le traitement de l'iléus post-opératoire (IPO).
Adolor Corporation et GlaxoSmithKline travaillent conjointement au développement et à la commercialisation à l'échelle internationale de l'alvimopan pour le traitement de l'IPO et les effets secondaires gastro-intestinaux associés à l'utilisation d'opioïdes pour le traitement des douleurs persistantes. Comme cela avait déjà annoncé précédemment, GlaxoSmithKline conduit des études visant à mettre en évidence l'efficacité et l'innocuité de ce produit chez les patients cancéreux et non cancéreux prenant des opioïdes pour traiter des douleurs persistantes.
À propos de GlaxoSmithKline
En sa qualité de géant mondial axé sur la recherche dans le domaine des médicaments et des soins de santé, GlaxoSmithKline oeuvre activement à l'amélioration de la qualité de vie en permettant aux gens d'être plus actifs, de se sentir mieux et de vivre plus longtemps. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site Web de la société à l'adresse suivante : www.gsk.com.
À propos d'Adolor Corporation
Adolor Corporation (Nasdaq : ADLR) est une société de biopharmacie spécialisée dans la recherche, le développement et la commercialisation de produits prescrits innovants dans le domaine de la prise en charge de la douleur. Entereg(R) (alvimopan) est le principal candidat produit d'Adolor en développement pour la prise en charge des effets secondaires gastro-intestinaux liés à l'utilisation d'opioïdes. Adolor met par ailleurs au point un patch stérile à la lidocaïne qui est actuellement en essais cliniques de phase II pour le traitement de la douleur incisionnelle post-opératoire. Adolor possède également un certain nombre de programmes de recherche fondamentale axés sur l'identification de molécules innovantes pour le traitement de la douleur. En mobilisant ses connaissances et son expertise dans le domaine du contrôle antalgique, mais également son ingéniosité, Adolor vise à créer une différence positive pour les patients, les personnels soignants et la communauté médicale. Pour plus de renseignements, veuillez visiter le site Web de la société à l'adresse suivante : www.adolor.com.
Déclarations prospectives de GlaxoSmithKline
En vertu des dispositions relatives aux règles refuge figurant dans le Private Securities Litigation Reform Act [Loi portant sur la réforme des litiges concernant les titres privés, NDLT] de 1995, la société informe ses investisseurs que toute déclaration prospective ou projection effectuée par la société, y compris les déclarations figurant dans le présent communiqué, sont assujetties à des risques et incertitudes pouvant engendrer des écarts considérables entre les résultats réels de la société et les résultats anticipés. Les facteurs susceptibles d'affecter les activités du Groupe sont décrits sous la rubrique << Facteurs de risque >> de la section << Operating and Financial Review and Prospects >> [examen de l'exploitation et des finances et perspectives, NDLT] du Rapport annuel de la société pour 2005 sur formulaire 20-F.
Déclarations prospectives d'Adolor Corporation
Le présent communiqué, ainsi que toute déclaration orale réalisée eu égard aux informations contenues dans le présent communiqué, constituent des déclarations prospectives aux termes du Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Ces déclarations prospectives recouvrent toute déclaration concernant des projets, anticipations, intentions, éventualités, objectifs, buts ou développements futurs et/ou ne constituant pas des faits historiques. Ces déclarations sont fondées sur les attentes actuelles de la direction et sont assujetties à certains risques et incertitudes, connus et inconnus, pouvant engendrer des écarts considérables entre les résultats et développements réels de la société et ceux exprimés ou sous-entendus dans lesdites déclarations. Les risques et incertitudes connus concernent notamment les facteurs suivants : le risque que les résultats des études de phase III de l'alvimopan (Entereg(R)) sur les effets secondaires gastro-intestinaux induits par la prise d'opioïdes ne soient pas favorables ; le risque que les autorités réglementaires n'autorisent pas l'utilisation de l'alvimopan chez les patients prenant des opioïdes pour traiter des douleurs persistantes ; le risque que la FDA n'accorde pas à Adolor l'autorisation de mise sur le marché d'Entereg(R) pour le traitement de l'iléus post-opératoire (IPO) ; le risque que les résultats d'études ultérieures sur Entereg(R) ne soient pas favorables ou mettent en évidence des données d'innocuité défavorables ; les coûts, délais et incertitudes inhérents à la recherche scientifique, au développement de médicament, aux essais cliniques et au processus d'approbation par les autorités réglementaires ; les antécédents de pertes opérationnelles d'Adolor depuis sa création et son besoin de fonds supplémentaires pour mener à bien ses activités ; la confiance d'Adolor en ses collaborateurs, y compris GlaxoSmithKline, concernant le développement et la commercialisation d'Entereg(R) ; l'acceptation par le marché des produits d'Adolor, dans le cas où ce dernier obtiendrait l'autorisation des instances de réglementation ; la concurrence ; et les litiges relatifs aux valeurs.
Pour de plus amples informations relatives à ces risques ainsi qu'à d'autres risques pertinents, veuillez consulter les Rapports sur formulaires 8-K, 10-Q et 10-K déposés par Adolor auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC, la commission américaine des opérations de bourse). Adolor vous incite à examiner et considérer avec attention les divulgations effectuées dans ces formulaires, que vous pouvez vous procurer dans la base de données EDGAR de la SEC à l'adresse suivante : http://www.sec.gov, et auprès d'Adolor à l'adresse suivante : http://www.adolor.com. Compte tenu des incertitudes affectant les sociétés pharmaceutiques dans leurs activités de développement, vous êtes invité(e) à ne pas accorder une confiance excessive à de telles déclarations prospectives, dont chacune peut se révéler erronée en raison d'hypothèses inexactes, de risques inconnus, d'incertitudes et d'autres facteurs. Adolor ne s'estime aucunement tenue (et rejette expressément toute obligation) de mettre à jour ou de réviser publiquement les déclarations figurant dans le présent communiqué ou les facteurs de risques qui peuvent leur être associés, au vu de nouvelles informations, d'événements à venir ou de tout autre élément.
Références
1. Webster L et al. A randomized, double-blind, placebo controlled, multicenter phase IIb study to evaluate the efficacy and safety of multiple alvimopan dosage regimens for the treatment of gastrointestinal adverse events (GIAEs) associated with opioid use in subjects with persistentnon-cancer pain (SB-767905/011). Poster presented at the American Pain Society meeting, May 2006.
2. Kalso E, Edwards JE, Moore RA, McQuay HJ. Opioids in chronic non-cancer pain: systematic review of efficacy and safety. Pain 2004;112:372-380.
3. Irving G et al. Gastrointestinal adverse events (GIAEs) associated with long-term opioid analgesic therapy in large, persistent non-cancer pain population. Poster presented at the American Pain Society meeting, 2006.
4. Tark M et al. Effect of alvimopan, a peripheral opioid receptor antagonist, on health related quality of life (HRQOL) in patients who develop gastrointestinal adverse events (GIAEs) while taking opioids for persistent non-cancer pain: an assessment using the PAC-QOL instrument. Poster presented at the American Pain Society meeting, May 2006.
5. Joint Formulary Committee. British National Formulary. 50 ed. London: British Medical Association and Royal Pharmaceutical Society of Great Britain; 2005.
6. Pappagallo P. Incidence, prevalence, and mangement of opioid bowel dysfunction. Am J Surg 2001; 182 (5A Suppl): 11S-18S.
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8. Fallon MT. Constipation in cancer patients: prevalence, pathogenesis and cost-related issues. Eur J Pain 1999; 3(suppl 1): 3-7.
9. Allan L, Hays H, Jensen NH, Le Polain de Waroux B, Bolt M, Donald R, Kalso E. Randomised crossover trial of transdermal fentanyl and sustained release oral morphine for treating chronic non-cancer pain. British Medical Journal 2001; 322: 1-7.
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