Magna communique ses résultats pour le quatrième trimestre et l'exercice 2005
AURORA, Canada, March 8 /PRNewswire/ -- Magna International Inc. (la "Société") (MG.SV.A et MG.MV.B à la Bourse de Toronto; MGA à la Bourse de New York) a communiqué aujourd'hui ses résultats financiers pour le quatrième trimestre et l'exercice clos le 31 décembre 2005.
------------------------------------------------------------------------- TRIMESTRE CLOS LE EXERCICE CLOS LE 31 DECEMBRE 31 DECEMBRE --------------------- --------------------- 2005 2004 2005 2004 ---------- ---------- ---------- ---------- Chiffre d'affaires 5 854 $ 5 653 $ 22 811 $ 20 653 $ Bénéfice d'exploitation 125 $ 250(1)$ 942 $ 1 125(1)$ Bénéfice net 83 $ 177(1)$ 639 $ 676(1)$ Bénéfice dilué par action 0,75 $ 1,81(1)$ 5,90 $ 6,95(1)$ (1) Le bénéfice d'exploitation, le bénéfice net et le bénéfice dilué par action ont fait l'objet d'un retraitement pour tenir compte de la modification comptable décrite à la note 2 des états financiers consolidés intermédiaires non vérifiés, lesquels sont joints au présent communiqué de presse. ------------------------------------------------------------------------- Tous les montants sont en millions de dollars américains, sauf les données par action. -------------------------------------------------------------------------
EXERCICE CLOS LE 31 DECEMBRE 2005
Pour l'exercice clos le 31 décembre 2005, la Société a enregistré un chiffre d'affaires record de 22,8 G$, en hausse de 10 % par rapport à l'exercice clos le 31 décembre 2004. Ce chiffre d'affaires supérieur pour l'exercice 2005 reflète des gains respectifs de 17 % de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Amérique du Nord et de 11 % de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Europe, comparativement à l'exercice 2004. Pour l'exercice clos le 31 décembre 2005 , la production de véhicules est demeurée sensiblement la même en Amérique du Nord et a reculé de 4 % en Europe, en comparaison avec l'exercice clos le 31 décembre 2004. Les volumes de montage de véhicules complets ont progressé de 1 % à l'exercice 2005, par rapport à l'exercice 2004. Toutefois, en raison d'une diminution des volumes de montage pour tous les véhicules comptabilisée en fonction du coût total, le chiffre d'affaires tiré du montage de véhicules complets a essuyé une perte de 8 %, ou 340 M$, se fixant à 4,1 G$ pour l'exercice 2005, par rapport à 4,5 G$ pour l'exercice 2004.
Le bénéfice d'exploitation de la Société s'est établi à 942 M$ à l'exercice clos le 31 décembre 2005, alors qu'il était de 1,1 G$ à l'exercice clos le 31 décembre 2004. Pour l'exercice 2005, la Société a enregistré un bénéfice net de 639 M$, par rapport à 676 M$ pour l'exercice clos le 31 décembre 2004.
Le bénéfice dilué par action s'est élevé à 5,90 $ pour l'exercice clos le 31 décembre 2005, par rapport à 6,95 $ pour l'exercice clos le 31 décembre 2004.
Pour l'exercice clos le 31 décembre 2005, la Société a généré des rentrées liées aux activités d'exploitation de 1,5 G$, avant les variations de l'actif et du passif d'exploitation hors caisse, ainsi qu'un montant de 158 M$ en actif et en passif d'exploitation hors caisse. Les activités d'investissement à l'exercice clos le 31 décembre 2005 ont totalisé 1,2 G$, ce qui comprend une somme de 848 M$ au chapitre des ajouts d'immobilisations, un montant de 187 M$ pour l'achat de filiales, ainsi qu'une augmentation de 127 M$ en ce qui a trait aux autres éléments d'actif.
TRIMESTRE CLOS LE 31 DECEMBRE 2005
Pour le quatrième trimestre clos le 31 décembre 2005, la Société a affiché un chiffre d'affaires de 5,9 G$, en hausse de 4 % par rapport au quatrième trimestre de 2004. La valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Amérique du Nord a augmenté de 8 % et la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Europe est demeuré pratiquement inchangé comparativement au quatrième trimestre de 2004. Pour le quatrième trimestre de 2005, la production de véhicules s'est accrue de 3 % en Amérique du Nord et est demeurée sensiblement la même en Europe, par rapport au quatrième trimestre de 2004. Les volumes de montage de véhicules complets ont grimpé de 12 % au quatrième trimestre clos le 31 décembre 2005, comparativement à la même période de l'exercice précédent. Cependant, en raison d'une diminution globale des volumes de montage de véhicules comptabilisée en fonction du coût total, le chiffre d'affaires tiré du montage de véhicules complets a reculé de 12 %, ou de 145 M$, s'établissant à 1,1 G$ au quatrième trimestre de 2005, comparativement à 1,2 G$ au trimestre correspondant de 2004.
Le bénéfice d'exploitation de la Société s'est chiffré à 125 M$ au quatrième trimestre de 2005, alors qu'il atteignait 250 M$ au quatrième trimestre de 2004. Pour le quatrième trimestre clos le 31 décembre 2005, la Société a enregistré un bénéfice net 83 M$, par rapport à 177 M$ au quatrième trimestre clos le 31 décembre 2004.
Au quatrième trimestre de 2005, le bénéfice dilué par action s'est établi à 0,75 $, en comparaison avec un bénéfice par action de 1,81 $ au quatrième trimestre de 2004.
Pour le trimestre clos le 31 décembre 2005, la Société a généré des rentrées liées aux activités d'exploitation de 408 M$, avant les variations de l'actif et du passif d'exploitation hors caisse, ainsi qu'une somme de 750 M$ en actif et en passif d'exploitation hors caisse. Les activités d'investissement au troisième trimestre de 2005 ont totalisé 367 M$, ce qui comprend un montant de 321 M$ au chapitre des ajouts d'immobilisations, un total de 19 M$ pour l'achat de filiales, ainsi qu'une augmentation de 27 M$ relative à d'autres éléments d'actif.
CHARGES POUR MOINS-VALUE, FRAIS DE RESTRUCTURATION ET AUTRES CHARGES ET GAINS
Pour les exercices clos les 31 décembre 2005 et 2004, la Société a enregistré bon nombre d'éléments exceptionnels, notamment une réduction de la valeur de l'actif à long terme et de l'écart d'acquisition, des frais de restructuration liés à l'évaluation de sa structure d'exploitation et de sa capacité à l'échelle mondiale, ainsi que d'autres charges et gains exceptionnels.
Pour les exercices clos le 31 décembre 2005 et 2004, la charge globale nette découlant des éléments exceptionnels, avant impôts et la part des actionnaires sans contrôle, a totalisé 145 M$ et 45 M$ respectivement. Exprimée en montant par action, la charge globale nette découlant des éléments exceptionnels a totalisé 1,05 $ et 0,28 $ respectivement.
Pour les quatrièmes trimestres clos les 31 décembre 2005 et 2004, la charge globale nette découlant des éléments exceptionnels, avant impôts et la part des actionnaires sans contrôle, s'est chiffrée à 157 M$ et à 19 M$ respectivement. Exprimée en montant par action, la charge globale nette découlant des éléments exceptionnels était de 1,07 $ et 0,06 $ respectivement.
Par ailleurs, la Société prévoit encourir, en 2006, des frais de restructuration et de rationalisation additionnels liés aux activités amorcées en 2005 de l'ordre de 30 M$ à 40 M$.
Des renseignements détaillés sur les résultats financiers consolidés du quatrième trimestre et de l'exercice clos le 31 décembre 2005 de la Société sont présentés dans la section intitulée Analyse par la direction de la situation financière et des résultats d'exploitation, de même que dans les états financiers consolidés intermédiaires non vérifiés et les notes s'y rattachant qui sont compris dans le présent communiqué.
Siegfried Wolf, co-chef de la direction de Magna, a émis le commentaire suivant : "L'exercice 2005 a été une période de transition importante pour Magna. A la suite des opérations de fermeture de capital de nos filiales ouvertes, nous avons procédé à l'évaluation de nos installations d'exploitation à l'échelle internationale. Bien que les conclusions de l'évaluation aient eu une incidence négative en bout de ligne sur les résultats financiers à court terme, nous croyons que les décisions de la direction étaient nécessaires afin de mieux nous positionner pour l'avenir."
Don Walker, co-chef de la direction de Magna, a ajouté ce qui suit : " En examinant de près l'exercice 2005, nous avons déclaré de solides résultats d'exploitation, et ce, malgré les conditions défavorable du secteur, notamment la hausse considérable des coûts des marchandises, la baisse des volumes de production dans le cadre de nos programmes clés, ainsi que la pression accrue exercée par nos clients pour des concessions de prix. C'est grâce au travail acharné et au dévouement de nos employés de partout dans le monde que nous avons obtenus ces excellents résultats."
DIVERS
Le conseil d'administration de Magna International a déclaré hier un dividende trimestriel sur les actions à droit de vote subalterne de catégorie A et sur les actions de catégorie B en circulation pour le trimestre clos le 31 décembre 2005. Ce dividende de 0,38 $ US par action est payable le 24 mars 2006 aux actionnaires inscrits le 10 mars 2006.
PERSPECTIVES POUR 2006
Tous les montants ci-dessous ne tiennent pas compte de l'incidence des acquisitions futures.
Les perspectives de la Société sont les mêmes que celles qu'elle a présentées dans son communiqué du 12 janvier 2006.
Pour l'ensemble de l'exercice 2006, la Société prévoit que son chiffre d'affaires sera de l'ordre de 22 G$ à 23,3 G$, estimation faite en fonction de volumes de production de véhicules légers d'environ 15,8 millions d'unités, tant en Amérique du Nord qu'en Europe, pour l'ensemble de l'exercice 2006. Toujours pour l'ensemble de l'exercice 2006, la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule devrait varier entre 750 $ et 780 $ en Amérique du Nord, et entre 300 $ et 325 $ en Europe. Selon les prévisions de la Société, les volumes de montage de véhicules complets devraient demeurer sensiblement les mêmes, et le chiffre d'affaires tiré du montage de véhicules complets se situerait entre 3,3 G$ et 3,6 G$ pour l'ensemble de l'exercice 2006. Pour l'exercice 2006, Magna International prévoit enregistrer une marge d'exploitation d'environ 5 %, sans tenir compte des éléments exceptionnels(2). Pour cette même période, le taux d'imposition devrait s'établir entre 31 % et 32 %, sans tenir compte des éléments exceptionnels(2). La Société s'attend à enregistrer une croissance du bénéfice, sans tenir compte des éléments exceptionnels(2), pour l'ensemble de l'exercice 2006, en comparaison avec l'exercice 2005.
Enfin, d'après les estimations de la Société, les dépenses en immobilisations devraient être de l'ordre de 850 M$ à 900 M$ pour l'ensemble de l'exercice 2006.
(2) Pour l'exercice 2005, les éléments exceptionnels comprennent des frais associés aux activités de rationalisation et de restructuration de la Société (notamment les frais de restructuration découlant des opérations de fermeture de capital de ses anciennes filiales ouvertes à l'exercice 2005), des frais liés aux opérations à titre de fournisseur de MG Rover, des charges pour moins-value et certains gains exceptionnels. Les éléments exceptionnels pour l'exercice 2006 devraient comprendre des frais découlant des activités de rationalisation et de restructuration amorcées en 2005.
Fournisseur automobile le plus diversifié du monde, Magna conçoit, met au point et fabrique des systèmes, des blocs fonctionnels, des modules et des composants automobiles. Elle construit et monte également des véhicules complets pour la vente aux équipementiers de voitures et de camionnettes en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud. La gamme de produits conçus, mis au point, testés et fabriqués par Magna comprend des systèmes pour l'intérieur, les sièges et le verrouillage des automobiles; des systèmes de carrosserie et de structures en métal; des rétroviseurs extérieurs et intérieurs et des systèmes de glaces mécaniques; des panneaux de carrosserie en plastique, des garnitures et des systèmes extérieurs; divers composants du groupe motopropulseur et de transmission; des toits rigides rétractables et des toits souples, ainsi que des services complets d'ingénierie et de montage de véhicules.
Magna regroupe plus de 82 000 employés travaillant dans 224 usines de fabrication et 60 centres de mise au point répartis dans 22 pays.
Le mardi 28 février 2006, à 8 h HNE, Magna International tiendra une conférence téléphonique à l'intention des analystes et des actionnaires visant à passer en revue ses résultats du quatrième trimestre. Mark T. Hogan, président, et Vincent J. Galifi, vice-président directeur et directeur des finances, animeront l'événement. Les personnes souhaitant participer à cette conférence sont priées de composer le +1-800-840-6238 ou le +1-416-620-2406 (à l'extérieur du Canada) dix minutes avant l'heure prévue. La Société diffusera également la conférence téléphonique sur son site Web, à l'adresse www.magna.com. Mardi matin, le diaporama accompagnant cette conférence sera accessible sur le site Web de la Société, avant le début de l'événement. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Louis Tonelli, vice-président aux relations avec les investisseurs, au +1-905-726-7035.
Pour toute question au sujet de la conférence téléphonique, veuillez appeler au +1-905-726-7103.
ENONCES PROSPECTIFS
Hormis les données rétrospectives, le présent communiqué peut renfermer des déclarations qui constituent des "énoncés prospectifs", au sens des lois sur les valeurs mobilières en vigueur. Les énoncés prospectifs peuvent porter sur les perspectives financières ou autres, de même que sur des déclarations concernant les projets, les objectifs ou le rendement économique futurs de la Société, ainsi que sur les hypothèses sous-jacentes à toute déclaration de cette nature. Des expressions telles que "peut", "ferait", "pourrait", "fera", "probable", "s'attend à", "anticipe", "croit ", "a l'intention de", "planifie", "prévoit", "prévisions", "projet", "estimation" et toute expression similaire permettent de reconnaître les énoncés prospectifs. Les énoncés prospectifs reposent sur les hypothèses et les analyses formulées à la lumière de l'expérience de Magna et de sa perception des tendances antérieures, des conditions actuelles et des événements futurs prévus, ainsi que sur d'autres facteurs qu'elle juge pertinents, selon les circonstances. Toutefois, les énoncés prospectifs sont assujettis à divers risques, hypothèses et incertitudes qui pourraient entraîner un écart entre les résultats et événements réels et les attentes et prévisions de la Société. Parmi ces facteurs de risque, on retrouve notamment le caractère cyclique de l'industrie automobile en raison des conditions économiques et politiques (y compris les actes de terrorisme) ainsi que des variations de la demande des consommateurs pour des automobiles qui en résulte; la diminution de la part du marché et des volumes de production de certains des clients de la Société; la dépendance de la Société à l'égard d'un petit nombre de constructeurs automobiles, parmi lesquels plusieurs ont une mauvaise cote de solvabilité selon certaines agences de notation; les changements dans les parts de marché de chaque véhicule, y compris ceux que la Société construit; la résiliation, la perte ou la renégociation des modalités, ou bien le retard dans la réalisation, de tout contrat de montage ou de production important; la concurrence des fournisseurs disposant d'installations d'exploitation dans des pays à bas salaires; les risques associés au fait d'exercer des activités à l'échelle mondiale; les hausses des prix des marchandises et la capacité de la Société à les neutraliser; la détérioration de la situation financière des fournisseurs et de certains clients; les fortes pressions exercées sur les prix; les pressions exercées par certains clients pour que la Société absorbe divers coûts fixes; les coûts associés à la garantie et aux rappels de produits; les risques liés à la responsabilité de produits; les fluctuations des taux de change; les efforts de rationalisation des installations déployés par la Société; la capacité de la Société à améliorer les résultats des divisions au rendement inférieur; l'écart d'acquisition et la dépréciation des immobilisations; les poursuites dans lesquelles la Société est ou pourrait être impliquée; les modifications apportées aux règlements gouvernementaux, notamment l'incidence de la réglementation relative à l'environnement; la relation de la Société avec son actionnaire majoritaire et d'autres facteurs décrits dans la notice annuelle que la Société a déposée auprès des commissions des valeurs mobilières du Canada, dans son rapport annuel sur formulaire 40-F déposé auprès de la Securities and Exchange Commission, ainsi que dans ses rapports subséquents. Lors de l'évaluation des énoncés prospectifs, le lecteur devrait tenir compte des divers facteurs susceptibles d'entraîner un écart important entre les résultats ou les événements réels et ceux indiqués dans les énoncés prospectifs. Hormis en ce qui a trait aux exigences réglementaires applicables liées aux valeurs mobilières, la Société décline toute intention et responsabilité quant à la mise à jour et à la révision des énoncés prospectifs à la lumière de nouveaux renseignements, événements, circonstances ou autres facteurs.
Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de Magna, veuillez consulter son site Web à l'adresse www.magna.com. Les données financières et les autres documents déposés publiquement sont diffusés sur Internet par l'intermédiaire du Système électronique de données, d'analyse et de recherche (SEDAR) des Autorités canadiennes en valeurs mobilières, à l'adresse www.sedar.com, ainsi que par le système EDGAR (Electronic Data Gathering, Analysis and Retrieval System) de la Securities and Exchange Commission des Etats-Unis, à l'adresse www.sec.gov.
MAGNA INTERNATIONAL INC.
ANALYSE PAR LA DIRECTION DE LA SITUATION FINANCIERE ET DES RESULTATS D'EXPLOITATION
Dans la présente analyse par la direction de la situation financière et des résultats d'exploitation, tous les montants sont exprimés en dollars américains. De plus, tous les montants présentés dans les tableaux sont exprimés en millions de dollars américains, à l'exception des données par action et de la valeur moyenne du contenu en dollars par véhicule, sauf indication contraire. Les termes "nous", "notre", la "Société" ou "Magna" renvoient à Magna International Inc., à ses filiales et à ses entreprises sous contrôle conjoint, sauf indication contraire.
Cette analyse doit être lue en parallèle avec les états financiers consolidés non vérifiés ci-inclus pour le trimestre et l'exercice clos le 31 décembre 2005, qui sont préparés conformément aux principes comptables généralement reconnus ("PCGR") du Canada. La présente analyse de la direction a été préparée en date du 27 février 2005.
PRESENTATION GENERALE
Nous sommes un important fournisseur mondial de pièces, d'assemblages, de modules et de systèmes automobiles évolués sur le plan de la technologie . Notre entreprise a comme politique générale une décentralisation fonctionnelle et opérationnelle. Nous exerçons nos activités par l'intermédiaire de divisions, qui fonctionnent comme des entités commerciales autonomes et dont l'exploitation respecte nos politiques d'entreprise. Au 31 décembre 2005, nous comptions 224 divisions de fabrication et 60 centres de développement et d'ingénierie de produits dans 22 pays. Nous concevons, mettons au point et fabriquons des pièces, des assemblages, des modules et des systèmes automobiles, en plus de construire et de monter des véhicules complets. Nos produits et services sont vendus principalement aux équipementiers ("OEM") d'automobiles et de camions légers en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud. Nos capacités en matière de produits et services couvrent certains des principaux segments du marché automobile, comme les systèmes intérieurs; les sièges; les systèmes de fermeture; les systèmes de carrosserie en métal ; les rétroviseurs extérieurs et intérieurs et les systèmes de glaces mécaniques; les dispositifs électroniques; les systèmes de carrosserie, d'éclairage et de garniture extérieure en plastique; les divers composants du groupe motopropulseur et de la transmission; les systèmes de toits rigides rétractables et de toits souples; ainsi que l'ingénierie et le montage de véhicules complets.
Auparavant, nous fournissions ces produits et services par l'entremise de groupes de produits mondiaux, dont trois étaient des sociétés cotées en bourse dans lesquelles nous détenions une participation majoritaire. En avril 2005, nous avons mené à bien les plans précédemment annoncés visant à fermer le capital de chacune de ces filiales cotées en bourse (les " opérations de fermeture du capital").
Peu après avoir conclu ces opérations de fermeture du capital, nous avons entrepris de restructurer et de segmenter nos activités entre trois régions géographiques, soit l'Amérique du Nord, l'Europe et le reste du monde (anciennement l'Asie et l'Amérique du Sud).
Notre réussite dépend principalement des niveaux de production de voitures et de camions légers de nos clients nord-américains et européens (et, dans une moindre mesure actuellement, de ceux de l'Asie et de l'Amérique du Sud). Les volumes de production des équipementiers de différentes régions peuvent être influencés par différents facteurs qui varient d'une région à l'autre, notamment la conjoncture économique générale, les taux d'intérêt, les prix et la disponibilité du carburant, l'infrastructure, les modifications législatives, les questions liées aux émissions dans l'environnement et à la sécurité, ainsi que les relations de travail et les relations commerciales.
Compte tenu de ces différences entre les régions où nous exerçons nos activités, nous avons segmenté notre exploitation sur une base géographique entre l'Amérique du Nord, l'Europe et le reste du monde. Nos équipes de direction en Amérique du Nord et en Europe ont comme mission de gérer nos intérêts et d'assurer la coordination de nos activités pour l'ensemble de nos capacités de production. En plus d'entretenir les liens avec les principaux clients, fournisseurs et gouvernements dans leurs marchés respectifs, nos équipes de direction régionales gèrent les aspects clés de nos activités de manière centralisée, tout en laissant à nos divisions assez de souplesse pour favoriser, à l'intérieur de notre structure décentralisée, un environnement animé par l'esprit d'entreprise.
FAITS SAILLANTS
En 2005, nous avons communiqué de solides résultats financiers, dont un chiffre d'affaires record de 22,8 G$. La hausse du chiffre d'affaires découle de l'augmentation de la valeur du contenu en dollars par véhicule en Amérique du Nord et en Europe. En Amérique du Nord, la production de véhicules est demeurée la même à 15,7 millions d'unités, tandis que le contenu par véhicule a augmenté de 17 % à 731 $, par rapport à 2004. En Europe occidentale, la production de véhicules a diminué de 4 % à 16 millions d'unités et le contenu par véhicule a progressé de 11 % à 317 $, comparativement à 2004.
Pour 2005, le bénéfice d'exploitation a diminué de 16 % à 942 M$, par rapport à 1,1 G$ pour 2004. Sans tenir compte des éléments exceptionnels inscrits en 2005 et 2004 (voir la rubrique "Eléments exceptionnels" ci- dessous), le bénéfice d'exploitation a fléchi de 83 M$ ou 7 % en 2005. La baisse du bénéfice d'exploitation s'explique principalement par l'augmentation des prix des produits de base, la diminution des volumes de production pour certains de nos programmes à contenu élevé, les concessions de prix différentielles accordées aux clients, l'incidence défavorable des frais de démarrage des nouvelles installations en 2005 et les frais hors caisse liés aux opérations de fermeture du capital, notamment des charges supplémentaires pour l'amortissement et la rémunération à base d'actions. Les facteurs ayant contribué à la baisse du bénéfice d'exploitation ont été partiellement annulés par les marges supplémentaires qui ont été dégagées par suite du lancement de nouveaux programmes pendant ou après l'exercice 2004, de l'acquisition de New Venture Gear, Inc. ("NVG") en septembre 2004, des améliorations sur le plan de la productivité et de l'efficacité dans certaines installations, ainsi que de la fermeture de plusieurs autres installations qui avaient subi des pertes en 2004.
Le bénéfice net pour 2005 a reculé de 5 % à 639 M$, par rapport à 676 M $ pour 2004. Exception faite des éléments exceptionnels inscrits en 2005 et 2004 (voir la rubrique "Eléments exceptionnels" ci-dessous), le bénéfice net a augmenté de 51 M$ ou 7 % en 2005. La hausse du bénéfice net découle essentiellement d'une réduction des impôts sur le bénéfice et de la part des actionnaires sans contrôle, laquelle a été en partie annulée par le recul du bénéfice d'exploitation.
Le bénéfice dilué par action de 2005 a diminué de 15 % à 5,90 $, comparativement à 6,95 $ pour 2004. Exception faite des éléments exceptionnels inscrits en 2005 et 2004 (voir la rubrique "Eléments exceptionnels" ci- dessous), le bénéfice dilué par action a fléchi de 0,28 $ entre 2004 et 2005, ce qui est la conséquence de l'augmentation du nombre moyen pondéré d'actions en circulation après dilution au cours de l'exercice, principalement par suite de l'émission d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A lors de la conclusion des opérations de fermeture du capital, l'augmentation du nombre d'actions ayant été partiellement annulée par la progression du bénéfice net (exception faite des éléments exceptionnels).
Eléments exceptionnels En 2005 et 2004, nous avons inscrit les éléments exceptionnels suivants : 2005 2004 --------------------------- --------------------------- Bénéfice Bénéfice Bénéfice dilué Bénéfice dilué d'exploi- Bénéfice par d'exploi- Bénéfice par tation net action tation net action ------------------------------------------------------------------------- Charges pour moins-value (1) (131)$ (98)$ (0,90)$ (36)$ (22)$ (0,23)$ Frais de restruc- turation (2) (59) (48) (0,44) (26) (17) (0,17) Frais associés à MG Rover (3) (15) (13) (0,12) - - - Gain découlant d'un règlement (4) 26 16 0,15 - - - Gain de change (4) 18 18 0,17 - - - Gain sur la vente d'installations (4) 16 10 0,09 - - - Gain lié à la compression du régime de retraite (4) - - - 29 18 0,18 Modification liée aux options d'achat d'actions (4) - - - (12) (12) (0,12) Recouvrement d'impôts futurs (4) - - - - 6 0,06 ------------------------------------------------------------------------- Total des éléments exceptionnels (145)$ (115)$ (1,05)$ (45)$ (27)$ (0,28)$ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- (1) Charges de moins-value Parallèlement à l'analyse de l'écart d'acquisition et de certains autres indicateurs de la réduction de valeur de l'actif à long terme que nous effectuons annuellement pour certaines activités, nous avons inscrit les charges de moins-value suivantes : 2005 2004 --------------------- --------------------- Bénéfice Bénéfice d'exploi- Bénéfice d'exploi- Bénéfice tation net tation net --------------------------------------------------------------------- (a) Réduction de la valeur de l'actif à long terme : Europe 89 $ 63 $ 20 $ 15 $ Amérique du Nord 21 14 16 7 (b) Réduction de la valeur de l'écart d'acquisition : Europe 21 21 - - --------------------------------------------------------------------- 131 $ 98 $ 36 $ 22 $ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- (a) Réduction de la valeur de l'actif à long terme En 2005, nous avons inscrit une réduction de 89 M$ de la valeur de l'actif en Europe, soit certaines installations fabriquant des systèmes extérieurs au Royaume-Uni, en Belgique et en Allemagne, ainsi qu'une installation de systèmes de fermeture en République tchèque. En Amérique du Nord, nous avons comptabilisé une moins-value de 21 M$ de l'actif d'une installation de systèmes extérieurs au Canada et de certaines usines de groupes motopropulseurs aux Etats-Unis. En 2004, nous avions déclaré une réduction de 20 M$ de la valeur de l'actif de certaines installations fabriquant des systèmes extérieurs en Allemagne et en Belgique. En Amérique du Nord, nous avions inscrit une charge pour moins-value de 16 M$ liée à notre plan d'arrêt des activités dans une installation de systèmes extérieurs au Canada. (b) Réduction de la valeur de l'écart d'acquisition Conformément au cycle de planification annuelle de nos activités, nous avons effectué l'analyse de la réduction de valeur de l'écart d'acquisition. A la suite de cette analyse, nous avons inscrit une charge de 21 M$ pour la réduction de valeur de l'écart d'acquisition lié à notre entité de systèmes extérieurs en Europe. (2) Frais de restructuration En relation avec les opérations de fermeture du capital et selon les conditions de l'industrie en général, nous avons évalué l'ensemble de notre structure et de notre capacité d'exploitation en 2005. A la suite de cette évaluation, nous avons commencé à mettre en oeuvre une stratégie de rationalisation consistant en la restructuration de nos groupes d'exploitation, ainsi qu'en des regroupements, ventes et fermetures d'usines. Ces mesures sont nécessaires pour que nous demeurions concurrentiels à l'échelle mondiale. En Europe, les frais de restructuration ont totalisé 33 M$ en 2005, comparativement à 7 M$ en 2004. Ces frais de restructuration pour 2005 sont principalement liés aux coûts des indemnités de départ dans ces trois installations : - installation de rétroviseurs en Irlande; - installation de systèmes extérieurs en Belgique; et - centre d'ingénierie en France. Pour l'exercice 2004, les frais de restructuration en Europe découlaient de la réorganisation et de la fermeture de certaines installations de systèmes intérieurs en Allemagne et au Royaume-Uni. En Amérique du Nord, les frais de restructuration ont totalisé 21 M$ en 2005, par rapport à 19 M$ en 2004. Les frais de restructuration pour 2005 sont principalement liés aux coûts des indemnités de départ qui ont été engagés par suite des opérations de fermeture du capital et du regroupement ou de la fermeture de certaines installations de systèmes extérieurs, de groupes motopropulseurs et d'emboutissage au Canada et aux Etats-Unis. Les frais de restructuration inscrits en 2004 découlaient en majeure partie de l'amortissement accéléré d'éléments d'actif propres à certains programmes qui ont été mis hors service plus tôt que prévu. En outre, nous prévoyons inscrire des frais supplémentaires de l'ordre de 30 M$ à 40 M$ pour des activités dont nous avons entrepris la restructuration et la rationalisation en 2005. Plus précisément, en janvier 2006, nous avons conclu, avec le conseil des travailleurs d'une usine de systèmes extérieurs en Belgique, un accord sur des prestations de cessation d'emploi non contractuelles pour les employés de cette installation. Par conséquent, nous comptabiliserons une charge de 8 M$ en relation avec cet accord au premier trimestre 2006. (3) MG Rover En avril 2005, MG Rover Group Limited ("MG Rover") a été placé sous administration judiciaire, procédure offrant une protection semblable à celle du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis (la "situation de MG Rover"). Conséquemment, nous avons inscrit une charge de 15 M$ pour nos actifs et nos obligations à titre de fournisseur en relation de MG Rover en 2005. (4) Autres éléments exceptionnels Outre les éléments susmentionnés, nous avons également comptabilisé ces éléments exceptionnels en 2005 : - une rentrée de fonds de 26 M$, somme accordée par un tribunal en règlement d'une action en justice intentée par nous en 1998 concernant du matériel défectueux installé par un fournisseur dans un projet immobilier; - un gain de change de 18 M$ lié au rapatriement de fonds de l'Europe; et - un gain de 16 M$ à la vente d'une installation non essentielle de composants de sièges en Amérique du Nord. - En outre, nous avions aussi inscrit ces éléments exceptionnels en 2004 : - un gain de 29 M$ lié à la compression des régimes de retraite par suite du gel de certains régimes à prestations déterminées, car aucune autre prestation ne sera accumulée en vertu de ces régimes; - une charge de rémunération unique de 12 M$ par suite de la modification d'ententes relatives aux options d'achat d'actions avec certains de nos anciens employés; et - une économie d'impôts future sur les bénéfices de 6 M$ en raison de la diminution des taux d'imposition futurs sur les bénéfices en Europe.
Facteurs importants
Outre les éléments exceptionnels susmentionnés, voici les facteurs ayant eu l'incidence la plus notable sur nos résultats financiers de l'exercice 2005 :
1. Prix des marchandises
En 2005, nous avons payé les matières premières plus cher qu'en 2004, notamment les composants achetés qui entrent dans notre production. Bien qu'une partie appréciable de notre acier, de nos résines et autres composants soit visée par des programmes de revente à la clientèle ou des contrats à long terme, la hausse du coût des produits de base a influé négativement sur nos résultats de 2005, par rapport à 2004. En même temps, les prix de la ferraille ont reculé, ce qui a eu une incidence négative sur nos résultats en 2005, comparativement à 2004.
2. Production dans le cadre de programmes clés
Sur le marché nord-américain, la tendance à la baisse au chapitre de la production et de la part de marché s'est poursuivie en 2005 pour General Motors ("GM") et Ford, qui sont deux de nos clients les plus importants. Alors que les volumes de production de véhicules en Amérique du Nord sont demeurés relativement constants en 2005 par rapport à 2004, ceux de GM et Ford ont diminué de 7 % et 6 %, respectivement. Fait plus important, les volumes de production de certains de nos programmes à contenu élevé ont subi un recul encore plus fort. Les volumes de production de la Ford Freestar et de la Mercury Monterey, du Ford Explorer et de la Mercury Mountaineer, ainsi que de la plateforme GMT800, ont fléchi de 42 %, 30 % et 13 %, respectivement, en 2005.
Même si les volumes de ces programmes clés ont diminué, les volumes de production de certains autres programmes à contenu élevé ont progressé. Les volumes de production des Chrysler 300 et 300C, ainsi que du Dodge Caravan, du Grand Caravan et de la Chrysler Town & Country, ont augmenté de 38 et 11 %, respectivement.
3. Pressions au niveau des prix
Etant donné la nature de plus en plus concurrentielle de l'industrie automobile, nous avons dû composer avec les concessions de prix supplémentaires de nos clients en 2005, par rapport à 2004.
4. Lancements
En 2005, certaines de nos installations de production qui viennent d'être finalisées ont lancé des programmes importants :
- une usine à Hermosillo, au Mexique, qui a commencé à fournir diverses pièces estampées pour la Ford Fusion, la Mercury Milan et la Lincoln Zephyr;
- une installation à Bowling Green, au Kentucky, qui a commencé à fournir des châssis pour les nouveaux Ford Explorer et Mercury Mountaineer; et
- une installation de moulage et de peinture de carénages frontaux en Géorgie, qui a commencé à fournir des carénages frontaux, des bas de caisse et des baguettes de protection latérale pour les Mercedes de classes M et R.
Au cours de la prochaine année, notre installation du Kentucky commencera à fournir les châssis des nouvelles camionnettes Super Duty de série F de Ford.
Comme prévu, les nouvelles installations du Mexique, du Kentucky et de la Géorgie ont subi des pertes liées à leur démarrage en 2005, mais nous prévoyons que leur rentabilité ira croissant, tandis qu'elles continuent d'accroître leur production.
En plus des programmes lancés par ces nouvelles installations, nous avons procédé au lancement de plusieurs nouveaux programmes dans diverses installations :
- la Chevrolet Cobalt et la Pontiac Pursuit;
- la Ford Mustang;
- la Dodge Charger;
- les Mercedes de classes A, B et M; et
- le Land Rover Discovery.
5. Opérations de fermeture du capital
En 2005, nous avons mené à bien les opérations de fermeture du capital de nos filiales auparavant cotées en bourse, soit Tesma International Inc., Decoma International Inc. et Intier Automotive Inc. Ces opérations de fermeture du capital nous ont permis d'améliorer notre positionnement stratégique, particulièrement en ce qui a trait à la mise au point de modules pour véhicules qui sortent de nos gammes de produits habituelles, et de mieux exploiter nos compétences, en particulier notre expertise en matière de véhicules complets. De plus, les opérations de fermeture du capital nous ont permis de réaligner notre portefeuille de produits, comme nous l'avons fait en regroupant les capacités en matière de groupes motopropulseurs de nos anciennes entités Tesma et Magna Drivetrain, particulièrement sur de nouveaux marchés. Nous avons également pu accroître notre liquidité financière en obtenant une nouvelle facilité de crédit renouvelable de cinq ans, qui échoit le 12 octobre 2010. La facilité est composée d'une tranche nord-américaine de 1,57 G$, d'une tranche européenne de 300 millions d'euros et d'une tranche asiatique de 50 M$.
Cette nouvelle facilité a remplacé diverses lignes de crédit en place avant les opérations de fermeture du capital.
En 2005, nos résultats d'exploitation ont subi l'influence défavorable de certains frais hors caisse liés aux opérations de fermeture du capital, dont 30 M$ relativement à la juste valeur ajoutée (qui se reflète dans la comptabilisation préliminaire des achats) et 7 M$ en relation avec les charges supplémentaires de rémunération à base d'options d'achat d'actions. Cet amortissement additionnel a été en partie annulé par une réduction des charges liées à la part des actionnaires sans contrôle puisque aucune charge de cette nature n'a été inscrite après le premier trimestre 2005. Finalement, notre bénéfice dilué par action a été défavorablement influencé par l'émission de 11,9 millions de nouvelles actions à droit de vote subalterne de catégorie A, lesquelles ont été incluses dans la moyenne pondérée du nombre d'actions en circulation après dilution par suite des opérations de fermeture du capital.
6. Impôts sur les bénéfices
En 2005, notre taux d'imposition réel a diminué considérablement (exception faite des éléments exceptionnels susmentionnés) par rapport à 2004, ce qui s'explique principalement par la baisse des taux d'imposition en Autriche et au Mexique, l'utilisation accrue de pertes auparavant non visées par un avantage fiscal, la réduction des pertes non visées par un avantage fiscal et les remboursements fiscaux dans certaines juridictions. Outre cette baisse des taux d'imposition, nous croyons que notre taux d'imposition réel demeurera sous les niveaux historiques, car nous prévoyons miser sur des stratégies de planification fiscale qui pourraient continuer de s'appliquer par suite des opérations de fermeture du capital.
Principales réalisations
En plus d'avoir géré les facteurs importants décrits ci-dessus, nous avons également pris des mesures notables pour consolider davantage notre société et mieux la positionner pour l'avenir :
1. Renforcement de la direction
Par la réussite des opérations de fermeture du capital, nous avons renforcé notre équipe de direction. En avril 2005, nous avons annoncé que Donald Walker et Siegfried Wolf ont été nommés co-chefs de la direction responsables pour l'Amérique du Nord et l'Europe, respectivement. MM. Walker et Wolf, de concert avec Manfred Gingl, Mark Hogan et Vincent Galifi, concourent à créer un solide partenariat de direction possédant les compétences complémentaires nécessaires pour guider notre évolution sur une base permanente et pour protéger la décentralisation et la culture d'entreprise dont Magna a besoin pour demeurer un chef de file de l'industrie automobile mondiale.
Cette culture, jumelée à l'engagement et au dévouement de nos nombreux gestionnaires et employés, est et demeurera la pierre angulaire de notre prospérité.
2. Renforcement des relations avec la clientèle
En juillet, DaimlerChrysler a annoncé l'approfondissement de ses liens avec un groupe choisi de fournisseurs clés. Magna a été désignée comme un des partenaires hautement intégrés de DaimlerChrysler (ou "HI-PO", pour "Highly Integrated Partnership Organization"). Ce modèle optimisé de collaboration avec les fournisseurs vise à procurer de nombreux avantages aux HI-PO, notamment une participation précoce à la mise au point des futurs modèles. Exemple de cette participation précoce, DaimlerChrysler a annoncé l'obtention par Magna du contrat pour l'intérieur, exclusion faite des sièges, d'un futur modèle du groupe Chrysler, dont le lancement doit avoir lieu au cours de l'année automobile 2008.
Dans le même ordre d'idées, Ford a annoncé en septembre la conclusion de nouvelles ententes d'uniformisation des structures commerciales (pour "Aligned Business Framework") à long terme avec des fournisseurs choisis et a désigné Magna, ainsi que six autres fournisseurs de pièces automobiles, comme les premiers fournisseurs stratégiques de la phase initiale de sa nouvelle structure. Cette structure prévoit une réduction graduelle notable du nombre de fournisseurs de Ford.
3. Progrès sur le plan de la diversification de la clientèle
En 2005, nous avons continué de marquer des points en ce qui a trait à la diversification de notre clientèle :
- nous avons obtenu notre tout premier contrat de boîtes de transfert pour deux programmes de véhicules de Nissan, un en Amérique du Nord et l'autre, au Japon. Cet important contrat démontre que nous sommes en mesure de faire valoir nos compétences en matière de systèmes à quatre roues motrices et de traction intégrale auprès d'une nouvelle clientèle;
- un fabricant d'équipement asiatique nous a confié un important contrat relatif à des modules intérieurs et à des pièces estampées pour un véhicule construit en Amérique du Nord;
- nous venons d'inaugurer en France une nouvelle installation d'emboutissage de métal pour approvisionner divers programmes de véhicules de PSA;
- nous avons obtenu un contrat de sièges et d'intérieurs en Corée; et
- nous avons signé une entente de coentreprise pour fournir des rétroviseurs en Inde.
4. Acquisition de Car Top Systems
En décembre, nous avons annoncé que nous avons conclu une entente en vue d'acquérir CTS Fahrzeug-Dachsysteme GmbH ("CTS") de Porsche AG. CTS, acronyme de Car Top Systems, est l'un des principaux fabricants mondiaux de systèmes de toits rigides et souples, lesquels possèdent un bon potentiel de croissance selon nous. L'acquisition, qui a été réalisée en février 2006, nous permettra de tirer parti de nos capacités actuelles en matière de systèmes de fermeture et de véhicules complets. Pour l'exercice clos le 31 décembre 2004, CTS a communiqué un chiffre d'affaires d'environ 400 millions d'euros. CTS emploie environ 1 100 employés dans six installations en Europe et deux installations en Amérique du Nord.
TENDANCES ET RISQUES AU SEIN DE L'INDUSTRIE
Un certain nombre de tendances ont eu une incidence considérable sur l'industrie automobile mondiale au cours des dernières années :
- la croissance des activités des équipementiers asiatiques en Amérique du Nord et en Europe, ainsi que le déclin des volumes de production de certains de nos clients nord-américains et européens habituels;
- les pressions de plus en plus fortes exercées par les équipementiers sur les fournisseurs de pièces automobiles pour que ceux-ci réduisent leurs prix, notamment par des baisses de prix annuelles s'appliquant rétroactivement, et assument divers autres coûts;
- la croissance de l'industrie automobile en Chine, en Inde et dans d'autres pays de l'Asie, ainsi que dans certaines régions de l'Europe de l'Est, et le transfert de la fabrication vers ces pays où les coûts sont plus faibles;
- la détérioration de la situation financière des fournisseurs et de certains équipementiers;
- les connaissances techniques de plus en plus nombreuses qui sont exigées pour obtenir de nouveaux contrats pour des systèmes et modules plus complexes;
- l'accroissement du nombre de véhicules construits sur des plateformes mondiales à volume de production élevé;
- la volatilité des prix de l'acier, des résines et des autres produits de base; et
- l'augmentation des prix de l'essence qui incite les consommateurs à acheter des automobiles plutôt que de gros VUS.
Voici quelques-uns des principaux risques pouvant avoir une incidence sur notre capacité à atteindre les résultats visés :
- L'industrie automobile mondiale est cyclique et la demande des consommateurs pour les automobiles est sensible aux variations de certaines conditions économiques et politiques, tels les taux d'intérêt et les conflits internationaux (incluant les actes terroristes). En raison de cette conjoncture, certains de nos clients sont actuellement aux prises avec une baisse de la demande pour leurs véhicules, laquelle entraîne un recul de leurs volumes de production. Une réduction prolongée des volumes de production d'un de nos principaux clients pourrait nuire considérablement à notre rentabilité.
- L'augmentation des coûts des soins de santé, des régimes de retraite et autres prestations postérieures à l'emploi a un effet défavorable notable sur la rentabilité et la compétitivité de certains équipementiers et fournisseurs de composants automobiles en Amérique du Nord et en Europe. La hausse des prix des matières premières, notamment l'acier et les résines, nuit également aux équipementiers et aux fournisseurs de pièces automobiles. De plus, d'autres facteurs économiques, comme les hausses du prix de l'essence, ont nui et pourraient nuire davantage aux ventes de certains modèles, notamment les gros véhicules utilitaires sport. Toutes ces conditions, conjuguées aux pertes de parts de marché et de volumes de production en général, pourraient menacer la situation financière de certains de nos clients, ce qui accroît les pressions qui s'exercent pour que nous réduisions nos prix et nous expose à un risque de crédit plus grand. Dans l'éventualité où nos clients seraient incapables de faire face à leurs obligations financières ou chercheraient à se protéger de leurs créanciers, comme c'est le cas pour MG Rover, un tel risque de crédit pourrait nous obliger à engager des dépenses supplémentaires, ce qui pourrait nuire considérablement à notre rentabilité et à notre situation financière.
- Bien que nous fournissions des pièces à tous les principaux équipementiers, nous réalisons la majeure partie de notre chiffre d'affaires auprès de quatre fabricants d'équipement, dont deux ont, selon les agences de cotation, une cote de solvabilité insatisfaisante.
Nous tentons actuellement de diversifier notre clientèle et, particulièrement, d'accroître nos relations avec des équipementiers asiatiques. Une baisse des volumes de production d'un ou l'autre de ces quatre clients pourrait avoir une incidence défavorable sur notre chiffre d'affaires et notre rentabilité, particulièrement si nous ne sommes pas en mesure de diversifier notre clientèle. En outre, même si nous fournissons des pièces pour une grande variété de véhicules construits en Amérique du Nord et en Europe, nous n'en fournissons pas pour tous les véhicules, et la quantité ou la valeur de ces pièces n'est pas répartie également entre les véhicules comportant des pièces fournies par nous. Notre rentabilité pourrait souffrir des variations des parts de marché des véhicules (notamment de l'abandon des véhicules que nous assemblons), de la résiliation hâtive ou de la perte d'un contrat de production ou de montage important, de même que de la révision de ses modalités ou de tout retard dans son exécution.
- La concurrence s'intensifie dans l'industrie automobile, car nos clients cherchent à tirer parti des frais d'exploitation moins élevés en Chine, dans d'autres pays de l'Asie et dans certaines régions de l'Europe. Par conséquent, nous affrontons la concurrence accrue de fournisseurs dont les activités de fabrication se déroulent dans des pays où les coûts sont faibles. Bien que nous continuions à accroître notre présence manufacturière en essayant de tirer parti des occasions offertes dans ces pays, nous ne pouvons garantir que nous serons en mesure d'en profiter pleinement. De plus, la mise sur pied d'activités de production dans les pays des marchés en développement comporte ses propres risques, notamment ceux liés à l'instabilité politique et économique, au commerce, aux douanes et aux impôts, aux taux de change, à la réglementation des devises, à l'insuffisance des infrastructures et aux autres risques associés à la conduite des affaires à l'échelle internationale.
- Au cours du dernier exercice, les prix des principaux produits de base que nous utilisons pour fabriquer nos pièces ont considérablement augmenté, particulièrement ceux de la résine et de l'acier. Nous prévoyons que les prix de l'acier demeureront élevés en 2006 par rapport à ceux observés plus tôt au cours de cette décennie. Nous acquérons environ la moitié de notre acier dans le cadre de programmes de revente exploités par les équipementiers, ce qui nous protège des hausses de prix de l'acier, et nous acquérons l'autre moitié en vertu d'opérations au comptant, ainsi que de contrats à court et à long terme. Cependant, un fournisseur a remis en question ses ententes à long terme avec nous pour certains produits de l'acier pendant que les prix de cette matière augmentaient et, si ce fournisseur continue de contester ces ententes, s'il réussit à les annuler ou s'il refuse d'une manière ou d'une autre de les respecter, nous pourrions être davantage exposés aux hausses des prix de l'acier si ceux-ci demeurent élevés. Nous vendons aussi de la ferraille, dont la production découle du processus de fabrication des pièces, et les produits d'exploitation que nous en tirons ont quelque peu réduit notre exposition aux hausses des prix de l'acier par le passé. Toutefois, si les prix de la ferraille baissent, pendant que ceux de l'acier demeurent élevés, notre capacité à réduire notre exposition aux hausses des prix de l'acier diminuera. Dans la mesure où nous sommes incapables de limiter complètement notre exposition aux hausses des prix des marchandises, en fabriquant des produits avec une quantité réduite d'acier, de résine ou d'autres produits de base, ou si nous sommes incapables de faire assumer à nos clients les coûts additionnels liés à l'acier et à la résine, ces coûts pourraient avoir une incidence négative non négligeable sur notre rentabilité.
- Nous dépendons d'un certain nombre de fournisseurs pour nous procurer divers composants requis par nos activités. La conjoncture économique, les pressions intenses au niveau des prix, la hausse des prix des marchandises et certains autres facteurs ont, à des degrés divers, placé de nombreux fournisseurs de pièces automobiles devant des difficultés financières plus ou moins importantes. Si l'un de nos principaux fournisseurs de pièces automobiles connaissait des difficultés financières prolongées, s'il devenait insolvable ou s'il faisait faillite, notre approvisionnement en pièces auprès de ce fournisseur pourrait être interrompu, ce qui nous amènerait éventuellement à interrompre temporairement notre approvisionnement en produits avec nos clients. En outre, les difficultés financières, l'insolvabilité ou la faillite d'un des fournisseurs importants de nos clients pourrait interrompre l'approvisionnement en produits de ce client, d'où une réduction de la production de notre client. Une telle réduction de la production de notre client pourrait influer négativement sur la nôtre, ce qui entraînerait des pertes irrécouvrables et pourrait se traduire par une baisse de notre rentabilité. Toute perturbation prolongée dans l'approvisionnement en pièces essentielles de nos fournisseurs ou des fournisseurs d'un de nos clients, l'incapacité de retrouver une nouvelle source d'approvisionnement pour une pièce essentielle produite par un sous- traitant de pièces automobiles en difficulté financière ou toute fermeture temporaire d'une de nos chaînes de production ou des chaînes de production de nos clients, pourrait nuire considérablement à notre rentabilité. Par ailleurs, l'insolvabilité, la faillite ou la restructuration financière de n'importe quel de nos principaux fournisseurs pourrait nous causer des coûts irrécouvrables liés à la restructuration financière de ces fournisseurs et augmenter notre exposition à des frais de responsabilité, de garantie ou de rappel, en relation avec les pièces fournies par ces fournisseurs, dans le cas où ceux-ci ne pourraient pas assumer de responsabilité pour de telles sommes, ce qui serait mauvais pour notre rentabilité.
- Nous avons conclu et continuerons de conclure avec nos clients des ententes d'approvisionnement à long terme qui prévoient, entre autres choses, des concessions de prix sur la durée de l'entente. Jusqu'ici, ces concessions ont été entièrement ou partiellement compensées par les réductions de coûts découlant principalement des améliorations apportées aux produits et aux processus, ainsi que des rabais accordés par nos fournisseurs. Toutefois, la concurrence qui prévaut dans le secteur automobile en Amérique du Nord, en Europe et en Asie a entraîné une intensification des pressions sur les prix. Certains de nos clients ont demandé et, compte tenu des conditions de plus en plus difficiles au sein de l'industrie automobile, continueront d'exiger des concessions de prix supplémentaires et des réductions rétroactives.
Nous ne réussirons peut-être pas à contrebalancer toutes ces concessions par une meilleure efficacité de l'exploitation, une baisse des dépenses ou des rabais de nos fournisseurs. Ces concessions pourraient avoir une incidence négative sur notre rentabilité si les réductions de prix ne sont pas compensées par une diminution des coûts ou par une meilleure efficacité de la production.
- Nous continuons de subir des pressions pour que nous prenions à notre charge les coûts liés à la conception et à l'ingénierie des produits, ainsi qu'à l'outillage de production, en plus des autres frais auparavant payés directement par les équipementiers. En particulier, certains équipementiers nous ont demandé de payer les frais de conception et d'ingénierie des produits, ainsi que d'outillage de production, qui sont engagés jusqu'au début de la production, et de les récupérer en amortissant le prix unitaire de la pièce qui en résulte.
Certains de ces coûts ne peuvent être capitalisés, ce qui pourrait influer négativement sur notre rentabilité jusqu'à ce que les programmes pour lesquels ils sont engagés aient été lancés. De plus, puisque nos contrats ne comportent généralement aucune exigence d'achat minimal, si les volumes de production estimatifs ne sont pas atteints, ces coûts pourraient ne pas être recouvrés entièrement, ce qui nuirait à notre rentabilité.
- Nos clients continuent de nous demander d'assumer les coûts de réparation et de remplacement des produits défectueux qui sont couverts par leur garantie ou rappelés par eux. Si ses produits sont défectueux ou présumés défectueux, nous pouvons être tenus de participer au rappel de ces produits, particulièrement si le défaut réel ou présumé est lié à la sécurité du véhicule. Les dispositions des garanties sont établies en fonction de notre meilleure estimation des montants nécessaires au règlement des réclamations en cours ou probables pour un défaut du produit. Les coûts de rappel sont ceux engagés lorsque les organismes gouvernementaux de réglementation ou nos clients décident de rappeler un produit en raison d'un problème de performance connu ou présumé et que nous devons y participer, volontairement ou non. Ces coûts englobent généralement le coût du produit remplacé, le coût du rappel pour le client, ainsi que le coût de la main-d'oeuvre pour retirer et remplacer la pièce défectueuse. Nous continuons de subir des pressions de plus en plus fortes pour assumer une part plus grande des charges de la garantie. A l'heure actuelle, nous ne comptabilisons que les réclamations existantes ou probables. Toutefois, l'obligation de réparer ou de remplacer ces produits pourrait avoir une incidence négative sur notre rentabilité et sur notre situation financière.
- Les contrats de nos clients consistent en des ordres permanents qui prévoient généralement la satisfaction des besoins annuels en approvisionnement pour un véhicule en particulier, plutôt que la fourniture d'une quantité donnée de produits. Le client peut résilier ces ordres permanents en tout temps et, advenant une telle résiliation, nous pourrions avoir engagé divers frais de démarrage, de conception et d'autres coûts que nous ne pourrions pas recouvrer de nos clients, ce qui pourrait nuire à notre rentabilité.
- Nous sommes également exposés aux risques de réclamations liées à la responsabilité du produit dans le cas où un défaut de nos produits entraînerait des blessures physiques ou des dommages matériels.
Actuellement, nous sommes couverts contre les blessures physiques par des polices d'assurance. Cette couverture, qui se prolongera jusqu'en août 2006 et pourra être renouvelée sur une base annuelle, comprend une franchise applicable par réclamation. L'obligation de payer une réclamation supérieure au montant de notre protection pourrait avoir une incidence négative sur notre rentabilité et notre situation financière.
- Bien que nos résultats financiers soient déclarés en dollars américains, une part importante des coûts des marchandises vendues et des frais d'exploitation est réalisée en dollars canadiens, en euros, en livres sterling et en d'autres devises. Notre rentabilité est influencée par les fluctuations du dollar américain par rapport au dollar canadien, à l'euro, à la livre sterling ou aux autres devises dans lesquelles nous générons des produits d'exploitation et engageons des dépenses. Cependant, grâce aux programmes de couverture que nous utilisons, surtout au Canada, les opérations en devises sont en partie protégées contre les fluctuations récentes des taux de change. Nous comptabilisons les opérations en devises au taux couvert, le cas échéant. Malgré ces mesures, une fluctuation importante à long terme des valeurs relatives des devises, notamment un changement significatif dans celles du dollar américain, du dollar canadien, de l'euro ou de la livre sterling, pourrait nuire à notre rentabilité et à notre situation financière.
- Face à la concurrence de plus en plus forte au sein de l'industrie automobile, nous pourrions rationaliser davantage certaines de nos installations de production. Au cours d'une telle rationalisation, nous engagerions des coûts liés à la fermeture et au déménagement des usines, de même qu'aux indemnités de départ aux employés. Ces coûts pourraient influer sur notre rentabilité à court terme. En outre, nous travaillons à redresser la situation financière des divisions dont le rendement n'est pas satisfaisant, mais rien ne garantit que nous réussirons à le faire pour une partie ou l'ensemble de ces divisions.
- Nous avons inscrit d'importantes charges de moins-value en 2005 et nous pourrions faire de même dans l'avenir. Nous devons procéder à l'évaluation de l'écart d'acquisition chaque année ou plus souvent lorsqu'un événement survient et qu'il est plus que probable que cet événement réduise la juste valeur d'une entité en deçà de sa valeur comptable. Nous évaluons également l'amortissement des immobilisations et des actifs à long terme s'il existe des indices de dépréciation. La faillite d'un client important, la résiliation hâtive ou la perte d'un contrat de production important, de même que la révision de ses modalités ou tout retard dans son exécution, peuvent constituer des indices de dépréciation. De plus, si les hypothèses prospectives concernant l'incidence des plans d'amélioration sur les activités actuelles, la réalisation à l'interne et les autres nouvelles possibilités d'affaires ne se réalisent pas ou si les hypothèses concernant l'incidence des prix et des coûts des programmes sur les activités actuelles et futures, de même que celles concernant le calendrier du lancement des nouveaux programmes et les volumes de production prévus, ne se réalisent pas, toute perte liée à l'amortissement qui en résulterait pourrait nuire considérablement à notre rentabilité.
- De temps à autre, nous pouvons avoir une responsabilité au titre de réclamations contractuelles ou autres envers des clients, des fournisseurs et d'anciens employés. Sur une base permanente, nous tentons d'évaluer la probabilité de jugements ou de résultats défavorables liés à ces réclamations, bien qu'il soit difficile d'en prédire l'issue finale avec quelque degré de précision que ce soit.
Pour l'heure, nous ne croyons pas qu'aucune réclamation nous concernant aura une incidence négative importante sur notre situation financière, mais nous ne pouvons donner aucune assurance en ce sens.
RESULTATS D'EXPLOITATION
Changement de méthode comptable
Instruments financiers - Informations à fournir et présentation
En 2003, l'Institut Canadien des Comptables Agréés ("ICCA") a modifié le chapitre 3860 du Manuel, lequel est intitulé "Instruments financiers - informations à fournir et présentation" ("ICCA 3860"), pour exiger que certaines obligations qu'une entité peut régler au moyen de ses propres instruments de capitaux propres soient présentées à titre de passifs.
Conformément à ces modifications, nous devons présenter nos titres privilégiés et nos débentures subordonnées à titre de passifs, exception faite de la valeur comptable assignée au gré des porteurs de convertir les débentures subordonnées convertibles à 6,5 % en des actions à droit de vote subalterne de catégorie A, et présenter les frais financiers connexes relatifs à ce passif comme une charge imputée au bénéfice net.
Nous avons adopté ces nouvelles recommandations sur une base rétroactive le 1er janvier 2005.
Voici l'incidence de ce changement de méthode comptable sur le bilan consolidé au 31 décembre 2004 : Augmentation des autres éléments d'actif 2 $ ------------------------------------------------------------------------- Diminution des impôts sur le bénéfice à payer 1 $ Augmentation de la dette à long terme 216 Diminution de l'obligation associée à l'intérêt sur les débentures 38 Diminution de la part des actionnaires sans contrôle 68 ------------------------------------------------------------------------- Diminution du capital d'apport supplémentaire 75 $ Augmentation des bénéfices non répartis 2 Diminution de l'écart de conversion 34 ------------------------------------------------------------------------- Voici l'incidence de ce changement de méthode comptable sur l'état consolidé des résultats : Trimestre Exercice clos le clos le 31 décembre 31 décembre 2004 2004 ------------------------------------------------------------------------- Augmentation des intérêts débiteurs 2 $ 31 $ Diminution des impôts sur le bénéfice - (11) Diminution de la part des actionnaires sans contrôle (1) (4) ------------------------------------------------------------------------- Diminution du bénéfice net (1) (16) Diminution des frais de financement liés aux titres privilégiés et au capital d'apport supplémentaire 1 16 Diminution du gain de change au rachat de titres privilégiés - (18) ------------------------------------------------------------------------- Diminution du bénéfice net revenant aux actionnaires détenant des actions à droit de vote subalterne de catégorie A et des actions de catégorie B - $ (18)$ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- Réduction du bénéfice par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base - $ (0,18)$ Dilué - $ (0,18)$ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Montants des périodes comparables
Valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Europe
Par le passé, la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Europe incluait le chiffre d'affaires de nos activités de montage de véhicules complets. Depuis le premier trimestre 2005, la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Europe ne comprend que le chiffre d'affaires lié à la production européenne. Les données de la période de comparaison concernant la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Europe ont été retraitées pour les adapter au mode de présentation de la période à l'étude. Nous n'inscrivons aucun chiffre d'affaires lié au montage de véhicules complets en Amérique du Nord.
Taux de change moyens Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre --------------------- ---------------------- 2005 2004 Var. 2005 2004 Var. ------------------------------------------------------------------------- Valeur de 1 $ CA par rapport à 1 $ US 0,853 0,821 + 4 % 0,826 0,770 + 7 % Valeur de 1 euro par rapport à 1 $ US 1,188 1,302 - 9 % 1,244 1,245 - Valeur de 1 livre sterling par rapport à 1 $ US 1,747 1,872 - 7 % 1,819 1,834 - 1 % -------------------------------------------------------------------------
Le tableau précédent indique les taux de change moyens entre les devises les plus couramment utilisées par nous et le dollar américain, qui est notre monnaie de présentation. Les fluctuations importantes des taux de change de ces devises ont eu des répercussions sur le chiffre d'affaires, les charges et le bénéfice en dollars américains que nous avons déclarés pour le trimestre et l'exercice clos le 31 décembre 2005. Les résultats des activités pour lesquelles la monnaie fonctionnelle n'est pas le dollar américain sont convertis en dollars américains, en fonction des taux de change moyens présentés dans le tableau ci-dessus pour la période à l'étude. Tout au long de ce rapport de gestion, nous parlons de l'incidence de la conversion des activités étrangères sur les montants déclarés en dollars américains lorsque nous le jugeons pertinent.
Nos résultats peuvent également subir l'effet des fluctuations des taux de change sur les opérations en devises (comme par exemple les achats ou les ventes de matières premières libellés en devises étrangères).
Toutefois, grâce aux programmes de couverture que nous avons mis en place, principalement au Canada, les opérations en devises de la période à l'étude ont été partiellement protégées contre les fluctuations récentes des taux de change. Nous comptabilisons les opérations en devises au taux couvert, le cas échéant.
Enfin, les gains et pertes de détention sur les éléments monétaires libellés en devises, lesquels sont comptabilisés comme des frais de vente, généraux et d'administration, ont une incidence sur les résultats déclarés.
RESULTATS D'EXPLOITATION - POUR L'EXERCICE CLOS LE 31 DÉCEMBRE 2005 ------------------------------------------------------------------------- Chiffre d'affaires 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Volumes de production de véhicules (en millions d'unités) Amérique du Nord 15 722 15 732 - Europe 15 959 16 558 - 4 % ------------------------------------------------------------------------- Valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule Amérique du Nord 731 $ 623 $ + 17 % Europe 317 $ 285 $ + 11 % ------------------------------------------------------------------------- Chiffre d'affaires Production externe Amérique du Nord 11 499 $ 9 798 $ + 17 % Europe 5 058 4 724 + 7 % Reste du monde 171 139 + 23 % Montage de véhicules complets - Europe 4 110 4 450 - 8 % Outillage, ingénierie et autres 1 973 1 542 + 28 % ------------------------------------------------------------------------- Total du chiffre d'affaires 22 811 $ 20 653 $ + 10 % ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Le chiffre d'affaires total a atteint un niveau record après avoir progressé de 10 % ou 2,2 G$ pour se fixer à 22,8 G$ en 2005, comparativement à 20,7 G$ en 2004.
Chiffre d'affaires lié à la production externe en Amérique du Nord
Le chiffre d'affaires lié à la production externe en Amérique du Nord a augmenté de 17 % ou 1,7 G$, se fixant à 11,5 G$ pour 2005, comparativement à 9,8 G$ en 2004. Cette hausse du chiffre d'affaires lié à la production reflète un gain de 17 % de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna en Amérique du Nord, car les volumes de production de véhicules dans cette région sont demeurés relativement stables en 2005 par rapport à 2004.
La valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna a progressé de 17 % ou 108 $, atteignant 731 $ pour 2005, par rapport à 623 $ en 2004, ce qui s'explique principalement par :
- le lancement de nouveaux programmes pendant ou après l'exercice clos le 31 décembre 2004, notamment :
- la Chevrolet Cobalt et la Pontiac Pursuit;
- le Hummer H3;
- la Ford Mustang;
- la Chevrolet HHR;
- la Mercedes de classe M; et
- le Pontiac Montana SV6, la Saturn Relay, la Buick Terazza et la Chevrolet Uplander;
- l'acquisition des activités nord-américaines de NVG en septembre 2004;
- l'augmentation du chiffre d'affaires déclaré en dollars américains en raison du raffermissement du dollar canadien par rapport à la devise américaine; et
- la hausse de la production ou du contenu de certains programmes, notamment :
- la Chrysler 300 et de la Chrysler 300C; et
- le Dodge Caravan, le Grand Caravan et la Chrysler Town & Country.
Les facteurs contribuant à la croissance de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna ont été partiellement annulé par :
- l'incidence d'une baisse de la production ou du contenu de certains programmes à contenu élevé, notamment :
- la plateforme GMT800;
- la Ford Freestar et la Mercury Monterey;
- la camionnette Dodge Ram;
- le Mazda Tribute et la Ford Escape; et
- le GMC Canyon et le Chevrolet Colorado;
- les programmes dont la production a pris fin pendant ou après l'exercice clos le 31 décembre 2004; et
- les concessions de prix différentielles accordées aux clients.
Chiffre d'affaires lié à la production externe en Europe
Le chiffre d'affaires lié à la production externe en Europe a augmenté de 7 % ou 334 M$, se fixant à 5,1 G$ pour 2005, comparativement à 4,7 G$ en 2004. Cette hausse du chiffre d'affaires lié à la production reflète un gain de 11 % de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna en Europe, lequel a été en partie annulé par un recul de 4 % des volumes de production de véhicules dans cette région.
La valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna a progressé de 11 % ou 32 $, atteignant 317 $ pour 2005, par rapport à 285 $ en 2004, ce qui s'explique principalement par :
- le lancement de nouveaux programmes pendant ou après l'exercice clos le 31 décembre 2004, notamment :
- la Mercedes de classe A;
- la Mercedes de classe B;
- le Land Rover Discovery;
- le Land Rover Range Rover Sport; et
- la Volkswagen Passat;
- l'acquisition des activités européennes de NVG en septembre 2004; et
- la hausse de la production ou du contenu de certains programmes, notamment :
- la BMW de série 1; et
- le Transporter et le Multivan de Volkswagen.
Les facteurs contribuant à la croissance de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna ont été partiellement annulés par :
- l'incidence d'une baisse de la production ou du contenu de certains programmes à contenu élevé, notamment :
- la Mercedes de classe E; et
- la Volkswagen Golf;
- la fin de la production de certains programmes, notamment tous ceux de MG Rover en raison de la situation dans laquelle cette entreprise se trouve; et
- les concessions de prix différentielles accordées aux clients.
Chiffre d'affaires lié à la production externe dans le reste du monde
Le chiffre d'affaires lié à la production externe dans le reste du monde a augmenté de 23 % ou 32 M$, se fixant à 171 M$ pour 2005, comparativement à 139 M$ en 2004. Cette hausse du chiffre d'affaires lié à la production s'explique principalement par :
- l'accélération de la production dans les nouvelles installations en Chine;
- l'accroissement de la production des installations de groupes motopropulseurs en Corée; et
- l'accroissement de la production dans les installations de systèmes de fermeture au Brésil.
Les facteurs contribuant à l'augmentation du chiffre d'affaires lié à la production ont été partiellement annulés par la fermeture d'une installation de systèmes extérieurs au Brésil et d'une installation de systèmes de glaces mécaniques en Malaisie.
Chiffre d'affaires lié au montage de véhicules complets
Les modalités des divers contrats de montage de véhicules diffèrent en ce qui a trait à la propriété des pièces et des fournitures dans le cadre du processus de montage et à la méthode employée pour déterminer le prix de vente aux équipementiers clients. En vertu de certains contrats, nous agissons comme mandant, de sorte que les composants et les systèmes achetés pour les véhicules montés sont inclus dans nos stocks dans notre coût des marchandises vendues. Ces coûts sont comptabilisés selon la méthode du coût complet dans le prix de vente final du véhicule monté au client équipementier. D'autres contrats prévoient que des composants et des systèmes de tiers sont gardés en consignation par nous, de sorte que le prix de vente au client équipementier ne reflète qu'un frais de montage à valeur ajoutée.
Les volumes de production des divers véhicules montés par nous ont une incidence sur notre chiffre d'affaires et notre rentabilité. En outre, la proportion relative des programmes comptabilisés selon la méthode du coût complet et des programmes comptabilisés selon la méthode de la valeur ajoutée a également une incidence sur le pourcentage de notre chiffre d'affaires et de notre marge d'exploitation, sans nécessairement avoir de répercussions sur notre niveau de rentabilité en général. En supposant que le total des véhicules montés ne change pas, une augmentation relative des véhicules montés qui sont comptabilisés selon la méthode du coût complet a pour effet d'accroître le chiffre d'affaires total et, puisque les composants achetés sont inclus dans le coût des marchandises vendues, de réduire la rentabilité exprimée en pourcentage du chiffre d'affaires total. Inversement, une augmentation relative du nombre de véhicules montés comptabilisés selon la méthode de la valeur ajoutée a pour effet de réduire le chiffre d'affaires total et d'accroître la rentabilité en pourcentage du chiffre d'affaires total.
2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Chiffre d'affaires tiré du montage de véhicules complets 4 110 $ 4 450 $ - 8% ------------------------------------------------------------------------- Volumes de montage de véhicules complets (unités) Méthode du coût complet : BMW X3, Mercedes classes E et G, Saab 9 (3) cabriolet 151 027 163 169 - 7% Méthode de la valeur ajoutée : Jeep Grand Cherokee, Chrysler 300, Chrysler Voyager 79 478 64 075 + 24% ------------------------------------------------------------------------- 230 505 227 244 + 1% ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Bien que le volumes des véhicules assemblés ait diminué de 1 % ou 3 261 unités, le chiffre d'affaires lié au montage de véhicules complets a baissé de 8 % ou 340 M$, se fixant à 4,1 G$ pour 2005, comparativement à 4,5 G$ en 2004. Le déclin du chiffre d'affaires lié au montage de véhicules complets s'explique principalement par la diminution des volumes de montage pour tous les véhicules comptabilisés selon la méthode du coût complet, en partie annulée par :
- la hausse des volumes de montage pour le Jeep Grand Cherokee, comptabilisés selon la méthode la valeur ajoutée, par suite du lancement d'un nouveau modèle en janvier 2005; et
- le début, au deuxième trimestre 2005, du montage de la Chrysler 300 en vue d'une distribution sur les marchés européens et certains autres marchés à l'extérieur de l'Amérique du Nord.
Outillage, ingénierie et autres activités
Le chiffre d'affaires provenant de l'outillage, de l'ingénierie et des autres activités a progressé de 28 %, ou 431 M$, et il s'est établi à 2 G$ pour 2005, comparativement à 1,5 G$ en 2004.
Voici les principaux programmes pour lesquels nous avons inscrit un chiffre d'affaires lié à l'outillage, à l'ingénierie et à d'autres activités en 2005 :
- le BMW X5;
- le Jeep Wrangler;
- les Mercedes de classes M et R; - la plateforme de grosses camionnettes et d'utilitaires sport de prochaine génération de GM;
- la Super Duty de série F de Ford;
- la Ford Fusion, la Mercury Milan et la Lincoln Zephyr;
- le Hummer H3; et
- la Dodge Caliber.
En 2004, les principaux programmes pour lesquels nous avions déclaré un chiffre d'affaires lié à l'outillage, à l'ingénierie et à d'autres activités étaient :
- la Ford Fusion et la Mercury Milan;
- le Ford Explorer et la Mercury Mountaineer; et
- les Mercedes de classes M et R.
En outre, le chiffre d'affaires de l'outillage, de l'ingénierie et des autres activités a augmenté en raison de l'appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain.
Marge bénéficiaire brute
La marge bénéficiaire brute a progressé de 23 M$ pour atteindre 2,98 G$ en 2005, comparativement à 2,96 G$ en 2004. La marge bénéficiaire brute exprimée en pourcentage du chiffre d'affaires total est également descendue à 13,1 % pour 2005, en comparaison de 14,3 % en 2004.
En glissement annuel, les éléments exceptionnels, abordés sous la rubrique "Faits saillants" présentée ci-dessus, ont réduit la marge bénéficiaire brute de 40 M$. Ils correspondent d'ailleurs à une baisse de 0,1 % de la marge bénéficiaire brute en pourcentage du chiffre d'affaires. Outre ces éléments, la marge bénéficiaire brute en pourcentage du chiffre d'affaires a subi l'incidence négative des facteurs suivants :
- une majoration du coût de la marchandise de base combinée à une diminution du prix de la ferraille;
- une baisse des volumes de production de plusieurs des programmes à contenu élevé de la Société, dont la plate-forme GMT800, ainsi que la Ford Freestar et la Mercury Monterey;
- des pratiques non efficientes à certaines installations;
- l'acquisition des activités de NVG, dont les marges sont actuellement inférieures à la marge brute consolidée de la Société;
- des concessions différentielles de prix à la clientèle;
- les dépenses engagées dans les nouvelles installations en 2005, en prévision des nouveaux programmes lancés en 2005 ou des programmes dont la Société a prévu le lancement après la fin de cet exercice, dont :
- une nouvelle usine de cadres au Kentucky pour la prochaine génération de Ford Explorer et de camionnettes Super Duty de série F;
- une nouvelle usine de moulage de carénage frontal et de peinture dans l'Etat de la Georgie afin de soutenir le lancement de la Mercedes de classe M et de classe R;
- une hausse des ventes dans le secteur de l'outillage et des ventes dont les marges sont peu élevées ou nulles.
Ces diminutions de la marge bénéficiaire brute en tant que pourcentage du chiffre d'affaires ont été partiellement compensées par :
- un accroissement de la productivité et de l'efficience dans certaines divisions;
- des baisses de prix consenties par les fournisseurs;
- une diminution des ventes associées au montage de véhicules complets
pour certains véhicules, selon la méthode du coût complet;
- une augmentation de la marge bénéficiaire brute générée par le lancement de nouveaux programmes.
Amortissement
Les coûts d'amortissement ont augmenté de 19 % ou de 113 M$ pour s'établir à 711 M$ en 2005, en comparaison de 598 M$ pour 2004. Les coûts d'amortissement comptabilisés en 2004 englobaient un amortissement accéléré de 14 M$ imputé aux éléments d'actif spécifiques à certains programmes et mis hors service avant la date prévue. Exclusion faite de cet amortissement accéléré, l'augmentation des coûts d'amortissement de 127 M$ est principalement attribuable aux facteurs suivants :
- une augmentation des éléments d'actifs engagés pour soutenir la croissance future de la Société;
- l'amortissement des augmentations de la juste valeur relatives aux opérations de fermeture de capital;
- les acquisitions conclues en ou après 2004;
- une augmentation de l'amortissement déclaré en dollars américains en raison du raffermissement du dollar canadien par rapport au dollar américain.
Frais de vente, généraux et administratifs
Les frais de vente, généraux et administratifs exprimés en pourcentage du chiffre d'affaires ont reculé à 5,3 % pour 2005, en comparaison de 5,7 % pour 2004. Les frais de vente, généraux et administratifs ont augmenté de 1 % ou de 12 M$ pour totaliser 1,198 M$ en 2005, par rapport à 1,186 M$ pour 2004.
Les éléments exceptionnels, abordés sous la rubrique "Faits saillants" présentée ci-dessus, ont effectivement réduit les frais de vente, généraux et administratifs de 21 M$ en glissement annuel. Exclusion faite de ces éléments, l'accroissement de 33 M$ des frais de vente, généraux et administratifs est principalement attribuable aux facteurs suivants :
- une augmentation des dépenses à la suite de l'acquisition de NVG;
- des rémunérations additionnelles en actions à la suite des opérations de fermeture de capital;
- une hausse des frais de vente, généraux et administratifs exprimés en dollars américains, en raison du raffermissement du dollar canadien par rapport au dollar américain;
- une hausse des coûts d'infrastructure visant à favoriser l'augmentation des ventes, notamment les dépenses engagées pour le lancement de nouveaux programmes.
Frais de dépréciation
Les frais de dépréciation se sont accrus de 95 M$ pour totaliser 131 M$ en 2005, comparativement à 36 M$ en 2004. Pour accéder à une analyse complète des frais de dépréciation, veuillez consulter la rubrique "Faits saillants" présentée ci-dessus et la note 3 afférente aux états financiers consolidés et non vérifiés pour le trimestre et l'exercice terminés le 31 décembre 2005.
Bénéfice avant intérêts et impôts ("BAII") (1) 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord 733 $ 886 $ - 17 % Europe 82 176 - 53 % Reste du monde 2 10 - 80 % Siège social et autres 131 79 + 66 % ------------------------------------------------------------------------- Total du BAII 948 $ 1 151 $ - 18 % ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- (1) Le BAII correspond au bénéfice d'exploitation tel que présenté dans les états financiers consolidés non vérifiés de la Société avant les intérêts débiteurs nets. Le BAII des exercices terminés le 31 décembre 2004 et 2005 comprend les éléments exceptionnels suivants, abordés dans la rubrique "Faits saillants" présentée ci-dessus. 2005 2004 ------------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord Charges de moins-value (21)$ (16)$ Frais de restructuration (21) (19) Gain lié à la compression du régime de retraite - 29 Gain sur la vente d'installations 16 - ------------------------------------------------------------------------- (26) (6) Europe Charges de moins-value (110) (20) Frais de restructuration (33) (7) Frais liés à MG Rover (15) - ------------------------------------------------------------------------- (158) (27) Siège social et autres Frais de restructuration (5) - Gain découlant d'un règlement 26 - Gain de change 18 - Modification liée aux options d'achat d'actions - (12) ------------------------------------------------------------------------- 39 (12) ------------------------------------------------------------------------- (145)$ (45)$ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Amérique du Nord
En Amérique du Nord, le BAII a reculé de 17 % ou de 153 M$ pour s'établir à 733 M$ en 2005, en comparaison de 886 M$ pour 2004. Exclusion faite des éléments exceptionnels abordés précédemment, la diminution nette de 133 M$ du BAII découle des facteurs suivants :
- une augmentation du prix des marchandises, notamment l'acier et la résine;
- une diminution du bénéfice en raison d'une baisse des volumes de production de plusieurs programmes à haut rendement, dont :
- la plateforme GMT800;
- la Ford Freestar et la Mercury Monterey;
- la Mazda Tribute et la Ford Escape;
- les camionnettes Dodge Ram;
- les dépenses engagées dans les nouvelles installations en 2005, en prévision des nouveaux programmes lancées en 2005 ou des programmes dont la Société a prévu le lancement après la fin de cet exercice, dont :
- la nouvelle usine de cadres au Kentucky pour la prochaine génération de Ford Explorer et de camionnettes Super Duty de série F;
- la nouvelle usine de moulage de carénage frontal et de peinture dans l'Etat de la Georgie afin de soutenir le lancement de la Mercedes de classe M et de classe R;
- l'amortissement des augmentations de la juste valeur relatives aux opérations de fermeture de capital;
- l'accroissement des concessions différentielles de prix à la clientèle.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant causé la diminution du BAII :
- les marges bénéficiaires dégagées sur les nouveaux programmes lancés en 2005, notamment la Chevrolet Cobalt et la Pontiac Pursuit;
- l'accroissement de la productivité et de l'efficience constaté dans certaines divisions;
- l'acquisition de NVG en septembre 2004;
- une baisse de la participation au bénéfice par les employés, en raison d'un recul du bénéfice consolidé de Magna;
- une réduction des dépenses engagées dans la nouvelle installation mise en service en 2005.
Europe
En Europe, le BAII a reculé de 53 % ou de 94 M$ pour totaliser 82 M$ en 2005, comparativement à 176 M$ pour 2004. Exclusion faite des éléments exceptionnels décrits précédemment, le BAII a progressé de 37 M$ en Europe, principalement en raison des facteurs suivants :
- une augmentation du bénéfice généré par les unités de montage des véhicules complets, notamment par le lancement de la Chrysler 300 en 2005;
- la fermeture des installations ayant déclaré des pertes en 2004;
- l'accroissement de la productivité et de l'efficience constaté dans certaines divisions;
- une baisse de la participation au bénéfice par les employés, en raison d'un recul du bénéfice consolidé de Magna;
- l'augmentation de la marge bénéficiaire dégagée sur les nouveaux programmes lancés en 2004 ou après cet exercice.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant contribué à l'augmentation du BAII :
- une inefficacité opérationnelle constatée dans certaines installations;
- un affaissement des marges bénéficiaires en raison d'une baisse des ventes enregistrées par certains programmes à haut rendement;
- l'amortissement des augmentations de la juste valeur relatives aux opérations de fermeture de capital;
- une hausse du prix des marchandises;
- l'accroissement des concessions différentielles de prix à la clientèle.
Reste du monde
Dans le reste du monde, le BAII a reculé de 80 % ou de 8 M$ pour se chiffrer à 2 M$ en 2005, par rapport à 10 M$ pour 2004. Cette décroissance du BAII résulte principalement des dépenses engagées dans les nouvelles installations, surtout en Chine, marché en pleine expansion où la Société poursuit la recherche de nouvelles occasions d'affaires. Toutefois, la marge bénéficiaire additionnelle découlant d'une hausse du chiffre d'affaires lié à la production, mentionnée ci-dessus, a partiellement contrebalancé ces coûts.
Siège social et autres
Le BAII du siège social et autres a progressé de 66 % ou de 52 M$ pour totaliser 131 M$ en 2005, par rapport à 79 M$ pour 2004. Exclusion faite du BAII du siège social et des autres éléments exceptionnels décrits ci-dessus, le BAII demeure relativement inchangé, n'ayant augmenté que de 1 M$ en raison des facteurs suivants :
- une augmentation des produits provenant des cotisations d'affiliation et autres cotisations, en raison d'une hausse du chiffre d'affaires;
- une baisse de la rémunération incitative des cadres en raison d'une diminution du bénéfice consolidé de Magna.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant contribué à l'augmentation du BAII :
- une augmentation de la charge de rémunération à base d'actions imputable aux opérations de fermeture de capital;
- une diminution de la quote-part.
Intérêts débiteurs
Les intérêts débiteurs ont reculé de 77 % ou de 20 M$ pour atteindre 6 M$ en 2005, en comparaison de 26 M$ pour 2004. Cette diminution des intérêts débiteurs nets découle principalement des facteurs suivants :
- une réduction des intérêts débiteurs liés aux titres privilégiés rachetés contre espèces au troisième trimestre de 2004;
- une réduction de l'encours de la dette à long terme, après le remboursement de la dette publique et d'autres dettes à long terme en 2004 et en 2005.
Un accroissement des intérêts débiteurs accumulés sur les billets de premier rang non garantis à coupon zéro, émis dans le cadre de l'acquisition de NVG, a partiellement neutralisé les facteurs ayant contribué à la diminution des intérêts débiteurs nets.
Bénéfice d'exploitation
Le bénéfice d'exploitation a diminué de 16 % ou de 183 M$ pour s'établir à 942 M$ en 2005, comparativement à 1,125 G$ pour 2004. Exclusion faite des éléments exceptionnels, le bénéfice d'exploitation de 2005 a diminué de 7 % ou de 83 M$. Cette diminution du bénéfice d'exploitation est principalement imputable aux facteurs suivants :
- la hausse du prix des marchandises;
- l'affaiblissement des volumes de production de certains programmes à haut rendement;
- l'accroissement des concessions différentielles de prix à la clientèle;
- l'incidence négative des frais de démarrage liés aux nouvelles installations en 2005;
- les coûts hors trésorerie liés aux opérations de fermeture de capital, y compris des charges additionnelles d'amortissement et de rémunération en actions.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant causé un recul du bénéfice d'exploitation :
- l'accroissement des marges bénéficiaires dégagées grâce au lancement de nouveaux programmes en 2004 ou après cet exercice;
- l'acquisition de NVG;
- l'accroissement de la productivité et de l'efficience constaté dans certaines divisions;
- la fermeture de plusieurs installations ayant déclaré des pertes en 2004.
Impôts sur le bénéfice
Le taux d'imposition réel sur le bénéfice d'exploitation (exclusion faite de la quote-part) a reculé à 31,3 % en 2005, en comparaison de 34,8 % pour 2004. En 2005 et en 2004, les éléments exceptionnels analysés précédemment ont produit une incidence négative sur les taux d'imposition. Exclusion faite de ces éléments exceptionnels, le taux d'imposition réel de la Société a reculé à 29,8 % en 2005, par rapport à 34,2 % pour 2004. Le recul du taux d'imposition réel est principalement attribuable à une baisse des taux d'imposition en Autriche et au Mexique, à une exploitation accrue des pertes non visées au préalable par un avantage fiscal, à une réduction des pertes non compensées et à des ententes fiscales intervenues dans certains territoires.
Part des actionnaires sans contrôle
La part des actionnaires sans contrôle a reculé de 51 M$ pour totaliser 11 M$ en 2005, comparativement à 62 M$ pour 2004. Cette diminution de la part des actionnaires sans contrôle découle de l'élimination de la participation minoritaire de Tesma, de Decoma et d'Intier pour les périodes ultérieures aux opérations de fermeture de capital.
Bénéfice net
Le bénéfice net a diminué de 5 % ou de 37 M$ pour s'établir à 639 M$ en 2005, en comparaison de 676 M$ pour 2004. Exclusion faite d'un montant de 88 M$ lié aux éléments exceptionnels décrits ci-dessus, le bénéfice net a progressé de 51 M$ grâce à une réduction des impôts ainsi que de la part des actionnaires sans contrôle, partiellement neutralisée, cependant, par le recul du bénéfice d'exploitation, conformément à l'analyse précédente.
Bénéfice par action 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Bénéfice par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base 5,99 $ 6,99 $ - 14 % Dilué 5,90 $ 6,95 $ - 15 % ------------------------------------------------------------------------- Nombre moyen d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A et d'actions de catégorie B en circulation De base 106,7 96,7 + 10 % Dilué 109,0 97,3 + 12 % -------------------------------------------------------------------------
Le bénéfice dilué par action a reculé de 15 % ou de 1,05 $ pour s'établir à 5,90 $ en 2005, en comparaison de 6,95 $ pour 2004. Ce recul de 1,05 $ du bénéfice dilué par action comprend une diminution nette de 0,77 $ liée aux éléments exceptionnels analysés ci-dessus.
Exclusion faite des éléments exceptionnels, le bénéfice dilué par action a diminué de 0,28 $ entre 2004 et 2005, en raison d'une hausse de 12 % de la moyenne pondérée des actions diluées en circulation durant l'exercice, partiellement contrebalancée, toutefois, par l'augmentation du bénéfice net (exclusion faite des éléments exceptionnels).
Cette hausse de la moyenne pondérée des actions diluées en circulation découle des facteurs suivants :
- un ajout approximatif de 11,9 millions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A à la moyenne pondérée des actions en circulation, à la suite des opérations de fermeture de capital;
- un ajout approximatif de 1,1 million d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A, devenues émissibles en raison de l'obligation assumée par Decoma quant à des débentures subordonnées convertibles portant intérêt à 6,5 %;
- l'émission d'un nombre additionnel de 0,4 million d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A lors de l'exercice d'options d'achat d'actions en 2005;
- un accroissement du nombre d'options en circulation après l'exercice d'options d'achat d'actions en circulation de Tesma, de Decoma et d'Intier.
Une baisse du cours fait moyen des actions à droit de vote subalterne de catégorie A de la Société, ayant amoindri l'effet dilutif sur les options, a partiellement neutralisé le nombre moyen pondéré des actions en circulation.
Rendement des fonds engagés(1)
Le rendement des fonds engagés est un important ratio financier qu'utilisent toutes les unités d'exploitation de la Société pour mesurer le rendement du capital investi.
Pour l'exercice 2005, le rendement des fonds engagés a atteint 15,4 %, ce qui représente une baisse par rapport au résultat de 22,7 % enregistré pour 2004. Les éléments exceptionnels ont réduit le rendement des fonds engagés de 2,2 % en 2005, alors qu'ils avaient produit une incidence négative de 0,8 % en 2004.
Exclusion faite de ces éléments exceptionnels, la baisse de 5,9 % du rendement des fonds engagés est attribuable au recul du BAII (exclusion faite des éléments exceptionnels) décrit précédemment, ainsi qu'à une augmentation de la moyenne des fonds engagés pour 2005, comparativement à 2004. L'augmentation de la moyenne des fonds engagés résulte principalement des facteurs suivants :
- l'acquisition de NVG en septembre 2004;
- les opérations de fermeture de capital, qui ont enrichi les fonds engagés d'environ 500 M$;
- une augmentation de l'investissement moyen dans l'actif et le passif d'exploitation hors caisse;
- une augmentation des fonds investis dans de nouvelles installations et liés à des lancements nouveaux ou à venir.
(1) Le rendement des fonds engagés correspond au BAII divisé par les fonds moyens engagés au cours de la période. Les fonds engagés correspondent aux éléments d'actif à long terme, exclusion faite des actifs d'impôts futurs, ainsi qu'à l'actif et au passif d'exploitation hors caisse. L'actif et le passif d'exploitation hors caisse se définissent par la somme des comptes débiteurs, des stocks, des impôts à recouvrer et des éléments d'actif prépayés, moins la somme des créditeurs, des salaires et de la rémunération à payer, des autres charges à payer, des impôts exigibles et des produits constatés d'avance.
SITUATION FINANCIÈRE, LIQUIDITÉ ET RESSOURCES EN CAPITAL ------------------------------------------------------------------------- Flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Bénéfice net tiré des activités poursuivies 639 $ 676 $ Eléments sans effet sur les flux de trésorerie à court terme 901 805 ------------------------------------------------------------------------- 1 540 1 481 $ 59 Variations de l'actif et du passif d'exploitation hors caisse 158 (100) ------------------------------------------------------------------------- Rentrées liées aux activités d'exploitation 1 698 $ 1 381 $ 317 ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Le flux de trésorerie lié aux activités d'exploitation, avant les variations de l'actif et du passif hors caisse, a progressé de 59 M$ pour totaliser 1,540 G$ en 2005, par rapport à 1,481 G$ pour 2004. Cet accroissement du flux de trésorerie lié aux activités d'exploitation est attribuable à augmentation de 96 M$ des éléments sans effet sur les flux de trésorerie à court terme, contrebalancée toutefois par une réduction du bénéfice net de l'ordre de 37 M$ (conformément aux explications précédentes).
L'augmentation des éléments sans effet sur les flux de trésorerie à court terme est attribuable aux facteurs suivants :
- une augmentation de 113 M$ de l'amortissement;
- une hausse de 95 M$ des frais de dépréciation;
- une augmentation de 24 M$ des autres charges hors trésorerie, dont :
- un gain de change de 18 M$ sur le rapatriement de fonds de l'Europe en 2005;
- un gain de 16 M$ comptabilisé sur la cession d'une unité de production secondaire de composants pour sièges en 2005;
- des frais de modification des options d'achat d'actions de 12 M$ comptabilisés en 2004, et contrebalancés par :
- un gain de 29 M$ sur la compression des régimes de retraite, déclaré en 2004;
- une baisse de 6 M$ de la quote-part.
Certains éléments ont partiellement neutralisé ces augmentations :
- une diminution de 51 M$ de la part des actionnaires sans contrôle, occasionnée par les opérations de fermeture de capital;
- une réduction de 91 M$ des actifs d'impôts futurs et de la portion hors trésorerie de l'impôt actuel.
Le flux de trésorerie provenant de l'actif et du passif d'exploitation hors caisse a totalisé 158 M$ pour 2005. Il comprend les rentrées et les (sorties) de fonds suivantes :
2005 2004 ------------------------------------------------------------------------- Débiteurs (280)$ (313)$ Stocks (83) (82) Charges payées d'avance et autres 11 21 Créditeurs et autres charges à payer 510 293 Impôts sur le bénéfice à payer (20) (11) Produits constatés d'avance 20 (8) ------------------------------------------------------------------------- Variations de l'actif et du passif d'exploitation hors caisse 158 $ (100)$ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
L'augmentation des comptes débiteurs découle principalement d'une hausse des comptes débiteurs liés à l'outillage destiné aux programmes lancés lors du quatrième trimestre de 2005. L'accroissement des stocks découle principalement d'une augmentation des stocks d'outillage destiné aux programmes dont la Société a prévu le lancement au début de 2006. L'augmentation des comptes débiteurs et des autres charges à payer dépend donc principalement de l'accroissement des comptes débiteurs liés à l'outillage ainsi que des stocks d'outillage.
Dépenses en capital et en investissement 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Immobilisations corporelles (848)$ (859)$ Autres éléments d'actif (127) (81) ------------------------------------------------------------------------- Immobilisations corporelles et autres ajouts (975) (940) Achats de filiales (187) (417) Produits tirés des cessions 111 83 ------------------------------------------------------------------------- Sorties liées aux activités d'investissement (1 051)$ (1 274)$ 223 $ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
En 2005, la Société a investi 848 M$ dans les immobilisations. Ces investissements ont servi à remplacer ou à remettre en état les éléments d'actif utilisés dans le cours normal des activités de Magna, ou encore à renforcer sa productivité. Toutefois, la plupart des investissements ont favorisé des activités de fabrication de composants, de peinture, de montage d'équipement et d'exploitation d'installations dans le cadre de programmes lancés à la fin de 2005 ou dont la Société prévoit le lancement au cours des prochains exercices. En 2005, la Société a investi des capitaux dans ces principaux programmes en particulier :
- la nouvelle Ford Explorer et les camionnettes Super Duty de série F, fabriquées dans son usine du Kentucky;
- la grosse camionnette nouvelle génération et la plateforme utilitaire sport de GM;
- la Peugeot 207 en France;
- la Chrysler 300 en Autriche;
- le Jeep Grand Cherokee en Autriche.
Au cours de l'exercice 2004, la Société avait engagé des dépenses en immobilisations de 46 M$ pour la construction d'une nouvelle usine de cadres destinée à la fabrication du Ford Explorer et des camionnettes Super Duty de série F. En décembre 2004, Magna a conclu une opération de cession- bail avec MI Developments Inc. ("MID") à l'égard de ces installations. (A ce sujet, veuillez consulter la rubrique "Personnes intéressées" ci-dessous.)
Au cours de l'exercice 2005, Magna a également investi 127 M$ dans d'autres éléments d'actif correspondant principalement à :
- des frais de planification et d'ingénierie entièrement remboursables liés aux programmes lancés en 2005 ou à lancer en 2006;
- des comptes débiteurs à long terme liés à l'outillage.
L'acquisition des filiales citées dans l'état de l'évolution de la situation financière comprend une portion liquide de 184 M$ provenant des opérations de fermeture de capital. En voici les détails :
- Le 6 février 2005, Magna a acquis la part restante de 56 % des titres de participation dans Tesma dont elle n'avait jamais assumé la propriété. Elle a engagé un montant total de 613 M$ en contrepartie des actions à droit de vote subalterne de catégorie A en circulation de Tesma, grâce à l'émission de 6,7 millions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna et à un montant en espèces de 103 M$.
- Le 6 mars 2005, la Société a acquis la part restante de 27 % des titres de participation dans Decoma dont elle n'avait jamais assumé la propriété. Elle a engagé un montant total de 239 M$ en contrepartie des actions à droit de vote subalterne de catégorie A en circulation de Decoma, grâce à l'émission de 2,9 millions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna et à un montant en espèces de 31 M$.
- Le 3 avril 2005, la Société a acquis la part restante de 15 % des titres de participation dans Intier dont elle n'avait jamais assumé la propriété. Elle a engagé un montant total de 202 M$ en contrepartie des actions à droit de vote subalterne de catégorie A en circulation d'Intier, grâce à l'émission de 2,3 millions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna et à un montant en espèces de 50 M$.
Au cours de 2004, Magna a acquis NVG et de la part liquide du prix d'acquisition, moins 3 M$ de la part acquise en espèces, en contrepartie d'un montant total de 348 M$. Au cours de 2005, la Société a obtenu un ajustement de 18 M$ en espèces quant à l'acquisition de NVG.
La Société a également conclu quelques acquisitions modestes en 2004 et 2005, dont un certain nombre d'unités de production et de centres d'ingénierie. La part liquide de ces acquisitions a totalisé 21 M$ en 2005 et 69 M$ en 2004.
Pour 2005, Magna a déclaré des produits sur la cession d'actifs de 111 M$, qui englobent les éléments suivants :
- les produits en espèces perçus sur la cession d'une unité secondaire de production de composants pour sièges;
- un paiement en espèces perçu quant à des frais de planification et d'ingénierie entièrement remboursables, capitalisés lors des périodes précédentes;
- les produits tirés de la cession courante des immobilisations et d'autres éléments d'actif.
Pour 2004, la Société avait déclaré des produits sur la cession d'actifs de 83 M$, qui englobent les éléments suivants :
- un montant de 46 M$ versé par MID quant à l'opération de cession-bail décrite précédemment;
- les produits tirés de la cession courante des immobilisations et d'autres éléments d'actif.
Financement 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Versements sur la dette (329)$ (410)$ Emissions de titres de créance 49 293 Emissions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A 20 26 Emission d'actions par des filiales 1 25 Dividendes versés aux actionnaires sans contrôle (1) (22) Dividendes (166) (142) ------------------------------------------------------------------------- Sorties liées aux activités de financement (426)$ (230)$ (196)$ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Pour 2005, les versements sur la dette englobent les éléments suivants :
- En janvier, Magna a remboursé la première série de billets de premier rang non garantis à coupon zéro émis relativement à l'acquisition de NVG.
- En mars, la Société a remboursé un emprunt non réglé de 197 M$ CA en vertu de l'ancienne facilité de crédit de Decoma. L'opération a permis d'éliminer cette facilité.
Pour 2004, les versements sur la dette comprenaient les éléments suivants:
- En septembre, Magna a racheté ses titres privilégiés en circulation, en contrepartie de 300 M$ en espèces.
- La Société a poursuivi le remboursement de sa dette publique.
- La Société a réduit sa dette bancaire, en plus d'assurer les versements réguliers sur sa dette. (A ce sujet, veuillez consulter la rubrique "Obligations contractuelles" ci-dessous.)
Pour 2005, les émissions de titres de créance consistent principalement dans des emprunts visant à soutenir les placements de capitaux, notamment la dette publique et les contrats de location-acquisition.
En 2004, les émissions de titres de créance consistaient principalement dans l'émission, relative à l'acquisition de NVG, de cinq séries de billets de premier rang non garantis à coupon zéro en contrepartie d'un montant total de 365 M$ CA (287 M$ CA à la date d'émission).
Pour 2005, la Société a émis 20 M$ en actions à droit de vote subalterne de catégorie A sur l'exercice d'options d'achat d'actions, comparativement à 26 M$ en 2004.
En 2004, les émissions d'actions réalisées par les filiales de Magna consistaient principalement dans l'émission de 15 M$ en actions à droit de vote subalterne de catégorie A d'Intier dans le cadre du régime à participation différée aux bénéfices, ainsi que dans l'émission d'autres actions sur l'exercice d'options d'achat d'actions pour chacune des trois anciennes filiales cotées en bourse de la Société.
Les dividendes en espèces versés en 2005 se sont établis à 1,52 $ par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B, pour un total de 166 M$. Ce montant reflète une hausse par rapport aux dividendes en espèces de 142 M$ versés pour 2004.
Ressources financières 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Passif Dette bancaire 89 $ 136 $ Tranche de la dette à long terme échéant à moins d'un an 131 84 Dette à long terme 700 984 Part des actionnaires sans contrôle - 634 ------------------------------------------------------------------------- 920 1 838 $ (918)$ Capitaux propres 6 565 5 335 1 230 ------------------------------------------------------------------------- Total du capital investi 7 485 $ 7 173 $ 312 $ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Le total du capital investi a augmenté de 4 % ou de 312 M$ pour s'établir à 7,5 G$ en 2005, en comparaison de 7,2 G$ pour 2004. Cet enrichissement de la structure du capital découle d'une augmentation de 1,2 G$ des capitaux propres, partiellement neutralisée toutefois par une baisse de 918 M$ de la valeur du passif.
La diminution de la valeur du passif résulte principalement des facteurs suivants :
- la réduction de la part des actionnaires sans contrôle, à la suite des opérations de fermeture de capital;
- une diminution de la dette à long terme, grâce au remboursement de :
- la première série de billets de premier rang non garantis liés à l'acquisition de NVG;
- l'encours de la dette sur la dette de Decoma.
L'enrichissement des capitaux propres découle des facteurs suivants :
- une augmentation du capital-actions après l'émission d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A relativement aux opérations de fermeture de capital et sur l'exercice des options d'achat d'actions, partiellement contrebalancée par des rachats de titres dont la Société avait prévu l'émission restreinte, à l'endroit de certains cadres, en vertu de ses ententes de conservation à long terme;
- le bénéfice net déclaré en 2005.
Certains facteurs ont partiellement contrebalancé l'enrichissement des capitaux propres :
- les dividendes versés;
- une diminution de l'ajustement sur la conversion monétaire.
En 2005, la valeur de l'encaisse s'est accrue de 163 M$ pour atteindre 1,7 G$, en raison des rentrées de fonds liées aux activités d'exploitation. Cependant, les sorties de fonds liées aux activités d'investissement et de financement ont partiellement neutralisé cette progression. Outre l'encaisse, la Société détenait des marges de crédit à terme et d'exploitation totalisant 2 G$, dont une part disponible et inexploitée de 1,8 G$.
Le 12 octobre 2005, la Société a établi une entente de crédit renouvelable de cinq ans prenant fin le 12 octobre 2010. Cette facilité de crédit comporte une tranche nord-américaine de 1,57 G$, une tranche européenne de 300 millions d'euros et une tranche asiatique de 50 M$.
Nombre maximal d'actions émissibles
Le tableau suivant présente le nombre maximal d'actions qui seraient en circulation, si la Société exerçait ou convertissait toutes les options d'achat d'actions en circulation et débentures subordonnées émises et en circulation au 24 février 2006 :
Actions à droit de vote subalterne de catégorie A et actions de catégorie B 109 301 880 Débentures subordonnées (i) 1 096 582 Options d'achat d'actions (ii) 4 576 537 ------------------------------------------------------------------------- 114 974 999 ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
(i) Les montants indiqués ci-dessus comprennent les actions émissibles, si les porteurs des débentures subordonnées convertibles à 6,5 % exerçaient leur option de conversion, mais ils excluent les actions à droit de vote subalterne de catégorie A émissibles, au gré de la Société seulement, pour régler l'intérêt et le principal lié aux débentures subordonnées convertibles à 6,5 %. Le nombre d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A émissibles au gré de la Société dépend du cours des actions à droit de vote subalterne de catégorie A quand la Société choisira de régler l'intérêt et le principal liés aux débentures subordonnées convertibles à 6,5 %.
Les montants indiqués précédemment excluent également les actions à droit de vote subalterne de catégorie A émissibles, au gré de la Société seulement, pour régler les débentures subordonnées à 7,08 % lors de leur rachat ou de leur échéance. Le nombre d'actions émissibles dépend du cours des actions à droit de vote subalterne de catégorie A lors du rachat ou de l'échéance des débentures subordonnées à 7,08 %.
(ii) Les options d'achat d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A peuvent être exercées par leur porteur conformément aux dispositions relatives à l'acquisition et sur paiement du prix d'exercice, tel qu'il peut être décidé périodiquement et conformément au régime d'options d'achat d'actions de la Société.
Obligations contractuelles et financement hors bilan
Au 31 décembre 2005, la Société enregistrait des obligations contractuelles exigeant le versement des paiements annuels indiqués ci- dessous.
2007- 2009- 2011- 2006 2008 2010 2015 Total ------------------------------------------------------------------------- Contrats de location- exploitation avec MID 126 $ 244 $ 241 $ 588 $ 1 199 $ Contrats de location- exploitation avec des tiers 124 203 137 166 630 Passif à long terme 131 260 393 47 831 Droits d'accès relatifs à Magna Entertainment Corp. ("MEC") 8 15 15 22 60 Obligations d'achat (i) ------------------------------------------------------------------------- Total des obligations contractuelles 389 $ 722 $ 786 $ 823 $ 2 720 $ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
(i) La Société ne comptait aucune autre obligation d'achat sans condition que celles liées aux stocks, aux services, à l'outillage et aux immobilisations dans le cours normal de ses activités.
Les obligations de la Société relativement aux régimes d'avantages sociaux futurs des employés, lesquelles ont été calculées par calcul actuariel, s'élevaient à 216 M$ au 31 décembre 2005. Ces obligations se répartissent comme suit :
Dispositions Obligations relatives aux Obligations découlant cessations découlant des régimes d'emplois des régimes d'assurance et aux allo- Total de retraite pour les cations pour retraités long service ------------------------------------------------------------------------- Obligation prévue au titre des régimes d'avantages sociaux 234 $ 90 $ 144 $ 468 $ Moins les actifs des régimes (185) - - (185) ------------------------------------------------------------------------- Montant non capitalisé 49 90 144 283 Coût non constaté des prestations au titre des services passés et pertes actuarielles (18) (34) (15) (67) ------------------------------------------------------------------------- Montant constaté dans les autres éléments du passif à long terme 31 $ 56 $ 129 $ 216 $ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Les ententes de financement hors bilan se limitent aux contrats de location-acquisition.
La majorité des installations de Magna sont régies par des contrats de location-exploitation établis avec MID ou avec des tierces parties. En 2005 , la Société a versé respectivement 123 M$ et 71 M$ en guise de paiements de location auprès de MID et des tierces parties. Pour 2006, la valeur des contrats de location-exploitation des installations de MID et des tierces parties devrait totaliser respectivement 126 M$ et 71 M$. En général, les baux contractés auprès de MID comportent des hausses de loyer périodiques, fondées soit sur des augmentations progressives à taux fixe, soit sur l'ajustement de l'indice du prix à la consommation (assujetti à certains plafonds).
Magna a également signé des contrats de location-exploitation relatifs à son équipement. Ces contrats sont généralement de courte durée. En 2005, les paiements versés en vertu des contrats de location-exploitation ont totalisé 54 M$; ils devraient atteindre 53 M$ pour 2006.
Bien que le nombre de ses contrats annuels de location consolidés diminue d'année en année, la Société prévoit renouveler ou remplacer ses contrats actuels. Ainsi, elle maintiendra ces contrats aux niveaux actuels ou engagera des dépenses en immobilisations pour acquérir la capacité équivalente.
Les créances à long terme au poste des autres actifs sont constatées moins les emprunts non remboursés de 59 M$ à la filiale financière d'un client, puisque la Société a légalement le droit de compenser les sommes à recevoir pour ces créances et qu'elle règle simultanément les montants connexes.
Opérations sur devises
En Amérique du Nord, la Société négocie le paiement de ses contrats de vente avec les équipementiers en dollars canadiens et américains. Elle achète les matériaux et l'équipement en différentes devises. Ses acquisitions dépendent de certains facteurs concurrentiels, dont la valeur relative des devises. Les entités nord-américaines de Magna rémunèrent leur la main- d'oeuvre et achètent leurs matériaux en dollars américains et canadiens. En général, toutefois, le dollar américain constitue la devise fonctionnelle de ses entités mexicaines.
Les entités européennes de Magna négocient des contrats de vente avec les équipementiers dont elles acquittent principalement le paiement en euros et en livres sterling. Elles rémunèrent leur main-d'oeuvre et achètent principalement leurs matériaux et leur équipement en euros et en livres sterling.
Magna exécute des programmes de couverture se traduisant principalement par des contrats à terme de gré à gré sur les monnaies étrangères, dans le but de gérer le risque inhérent aux opérations de change, qui se manifeste lorsque les unités de production s'engagent envers la livraison de produits dont le prix de vente est établi en monnaie étrangère. Ces engagements représentent les obligations contractuelles de la Société pour la durée des programmes de fabrication des produits, qui peut s'étendre sur nombre d'années. Le montant et l'échéance des contrats à terme de gré à gré dépendent de nombreux facteurs, dont les échéanciers de production établis et les coûts de production prévus, qui peuvent être acquittés en monnaie étrangère. Malgré ces mesures, certaines fluctuations significatives à long terme de la valeur relative des devises, en particulier la fluctuation significative de la valeur relative du dollar américain, du dollar canadien , de l'euro ou de la livre sterling pourraient nuire à la rentabilité et à la situation financière de la Société (tel que décrit dans le présent rapport de gestion).
PARTIES INTERESSES
Monsieur Stronach, notre président du conseil d'administration, ainsi que deux membres de sa famille constituent les fiduciaires de la fiducie Stronach. La fiducie Stronach détient le contrôle de Magna, grâce au droit d'influencer les votes rattachés à 66 % des actions de catégorie B de la Société. Cette fiducie contrôle également MID et, par conséquent, MEC, grâce au droit d'influencer les votes rattachés à 66 % des actions de catégorie B de MID. MID loue des terrains et des édifices à la Société en vertu de contrats de location-exploitation gérés dans des conditions commerciales normales. Les frais de location-acquisition des installations de MID, qui figurent dans les états financiers consolidés pour les exercices clos le 31 décembre 2005 et 2004, ont totalisé respectivement 123 M$ et 128 M$. Les comptes créditeurs englobent des montants commerciaux de 2 M$ dus à MID et à ses filiales.
En 2004, MID a fourni ses services de gestion de projet à Magna, dans le cadre de la construction d'une nouvelle usine. En décembre 2004, Magna a cédé le terrain et les édifices de cette usine à MID en contrepartie de 46 M$ et d'un montant hypothétique de 12 M$ lié au passif d'expansion, qui représente les dépenses engagées par Magna quant à ces éléments d'actif. La Société a récupéré le terrain et les édifices en vertu d'un contrat de location- acquisition d'une durée de 17 ans.
Magna International a établi des ententes avec les sociétés affiliées du président du conseil d'administration quant à la prestation de services de consultation et d'expansion commerciale. En outre, la Société a conclu un accord avec le président du conseil quant à la prestation de services d'expansion commerciale et d'autres services. Le montant acquitté en vertu de ces ententes a totalisé respectivement 33 M$ et 40 M$ pour les exercices clos le 31 décembre 2005 et 2004.
Au cours de l'exercice terminé le 31 décembre 2005, les fiducies créées pour l'acquisition en bon ordre des actions de Magna au nom des employés, et destinées soit au régime de participation aux bénéfices, soit aux bénéficiaires de primes ou de droits d'acquisition de ces actions auprès des fiducies, ont emprunté un montant maximal de 51 M$ à la Société pour faciliter l'achat d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A. Au 31 décembre 2005, la dette contractée par les fiducies auprès de Magna totalisait 21 M$.
Les investissements comprennent un montant de 3 M$, au coût, concernant un investissement réalisé dans une entreprise fondée pour acquérir les actions mises en vente par la Société à l'intention des employés.
Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2004, Magna International a renouvelé ses ententes avec MEC quant à l'utilisation de son terrain de golf et de son pavillon, de sa salle à manger et de ses autres installations établies à Aurora, en Ontario, et à Oberwaltersdorf, en Autriche, en contrepartie de paiements annuels s'établissant respectivement à 5,0 M$ CA et à 2,5 millions d'euros, et ce, pour une période de dix ans prenant fin le 31 décembre 2014. La charge figurant dans les états consolidés des résultats quant à ces ententes a totalisé 7 M$ pour les exercices clos le 31 décembre 2005 et 2004.
EVENEMENTS ULTERIEURS
Le 2 février 2006, la Société a acquis CTS en contrepartie d'un montant approximatif en espèces de 170 millions d'euros, outre la dette présumée.
Etabli en Allemagne, CTS constitue l'un des principaux fabricants mondiaux de toits destinés à l'industrie automobile. CTS fabrique des toits décapotables, des toits rigides, ainsi que des toits rigides modulaires et rétractables. En plus de Porsche, CTS compte DaimlerChrysler, Ferrari, Peugeot et General Motors parmi ses clients. Pour l'exercice terminé le 31 décembre 2004, CTS a déclaré un chiffre d'affaires d'environ 400 millions d'euros. CTS exploite six installations en Europe et deux installations en Amérique du Nord, où travaillent près de 1 100 employés.
RÉSULTATS D'EXPLOITATION POUR LE TRIMESTRE CLOS LE 31 DÉCEMBRE 2005 Chiffre d'affaires Pour le trimestre clos le 31 décembre -------------------------------- 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Volumes de production de véhicules (en millions d'unités) Amérique du Nord 3 910 3 790 + 3 % Europe 4 065 4 069 - ------------------------------------------------------------------------- Valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule Amérique du Nord 762 $ 706 $ + 8 % Europe 306 $ 307 $ - ------------------------------------------------------------------------- Chiffre d'affaires Production externe Amérique du Nord 2 980 $ 2 674 $ + 11 % Europe 1 242 1 250 - 1 % Reste du monde 48 35 + 37 % Montage de véhicules complets 1 051 1 196 - 12 % Outillage, ingénierie et autres 533 498 + 7 % ------------------------------------------------------------------------- Total du chiffre d'affaires 5 854 $ 5 653 $ + 4 % ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Le chiffre d'affaires total a atteint un niveau record au quatrième trimestre de 2005, augmentant de 4 % ou de 201 M$ pour s'établir à 5,9 G$, en comparaison de 5,7 G$ pour le quatrième trimestre de 2004.
Chiffre d'affaires externe lié à la production nord-américaine
Le chiffre d'affaires externe lié à la production nord-américaine a progressé de 11 % ou de 306 M$ pour totaliser 3 G$ au quatrième trimestre de 2005, par rapport à 2,7 G$ pour le quatrième trimestre de 2004. Cette augmentation reflète une hausse de 8 % de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Amérique du Nord, combiné à une hausse de 3 % des volumes de production de véhicules en Amérique du Nord.
La valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna a progressé de 8 % ou de 56 $, atteignant 762 $ pour le quatrième trimestre de 2005, comparativement à 706 $ pour le quatrième trimestre de 2004. Cette amélioration est surtout attribuable aux facteurs suivants :
- le lancement de nouveaux programmes pendant ou après le quatrième trimestre de 2004, notamment :
- la Chevrolet Cobalt et la Pontiac Pursuit;
- la Chevrolet HHR;
- le Hummer H3;
- la Dodge Charger;
- la Ford Fusion;
- la Pontiac Torrent;
- la Mercedes de classe M;
- la Chevrolet Impala;
- la Mercedes de classe R;
- l'accroissement de la production et/ou du contenu relatifs à certains programmes, notamment une hausse de production de la Dodge Caravan, de la Grand Caravan et de la Town & Country de Chrysler;
- une augmentation des ventes exprimées en dollars américains, en raison du renforcement du dollar canadien par rapport au dollar américain.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant contribué à la croissance de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule :
- l'impact produit par un affaiblissement de la production et/ou du contenu sur certains programmes, notamment :
- la plateforme GMT800;
- la Mazda Tribute et la Ford Escape;
- la camionnette Dodge Ram;
- le Jeep Grand Cherokee;
- le Dodge Durango;
- la Cadillac STS;
- la Ford Freestar et la Mercury Monterey;
- les programmes dont la production a pris fin pendant ou après le quatrième trimestre de 2004;
- une augmentation des concessions différentielles de prix à la clientèle.
Chiffre d'affaires externe lié à la production européenne
Le chiffre d'affaires externe lié à la production européenne a diminué de 1 % ou de 8 M$ pour s'établir à 1,242 G$ au quatrième trimestre de 2005, en comparaison de 1,250 G$ pour le quatrième trimestre de 2004. Cette baisse reflète un affaiblissement marginal des volumes de production des véhicules et de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule de Magna en Europe.
La valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule a reculé de 1 $ pour se chiffrer à 306 $ au quatrième trimestre de 2005, comparativement à 307 $ lors du quatrième trimestre de 2004. Cette réduction découle principalement d'une baisse des ventes exprimées en dollars américains, en raison de l'affaiblissement de l'euro et de la livre sterling par rapport au dollar américain. Exclusion faite de l'impact sur les opérations de change, Magna a augmenté son contenu européen par véhicule, principalement grâce aux facteurs suivants :
- le lancement de nouveaux programmes pendant ou après le quatrième trimestre de 2004, notamment :
- la Volkswagen Passat;
- le Land Rover Range Rover Sport;
- l'accroissement de la production et/ou du contenu relatifs à certains programmes, dont :
- la Volkswagen Transporter et Multivan;
- la Mercedes de classe B;
- la Volvo V70.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant contribué à la croissance de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule :
- l'impact produit par un affaiblissement de la production et/ou du contenu sur certains programmes, notamment :
- la MINI Cooper;
- la Mercedes de classe E;
- une augmentation des concessions différentielles de prix à la clientèle.
Chiffre d'affaires externe lié à la production dans le reste du monde
Le chiffre d'affaires lié à la production dans le reste du monde s'est accru de 37 % ou de 13 M$ pour atteindre 48 M$ au quatrième trimestre de 2005, par rapport à 35 M$ lors du quatrième trimestre de 2004. Cette progression découle des facteurs suivants :
- l'accélération des activités de production dans les nouvelles installations établies en Chine;
- une hausse de la production à l'usine de fabrication de groupes motopropulseurs établie en Corée;
- un accroissement de la production à l'usine de fabrication de systèmes de fermeture du Brésil.
Chiffre d'affaires externe tiré du montage de véhicules complets Trimestre clos le 31 décembre -------------------------------- 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Chiffre d'affaires tiré du montage de véhicules complets 1 051 $ 1 196 $ - 12 % ------------------------------------------------------------------------- Volumes de montage de véhicules complets (unités) Méthode du coût complet : BMW X3, Mercedes classes E et G, Saab 9 (3) cabriolet 39 610 41 823 - 5 % Méthode de la valeur ajoutée : Jeep Grand Cherokee, Chrysler 300, Chrysler Voyager 25 574 16 479 + 55 % ------------------------------------------------------------------------- 65 184 58 302 + 12 % ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Bien que les volumes de montage aient progressé de 12 % ou de 6 882 unités, le chiffre d'affaires lié au montage de véhicules complets a reculé de 12 % ou de 145 M$ pour s'établir à 1,051 G$ au quatrième trimestre de 2005, en comparaison de 1,196 G$ pour le quatrième trimestre de 2004. Cette réduction du chiffre d'affaires lié au montage de véhicules complets découle principalement des facteurs suivants :
- une baisse des ventes exprimées en dollars américains, en raison de l'affaiblissement de l'euro par rapport au dollar américain;
- une diminution des volumes de montage des véhicules comptabilisés d'après la méthode du coût complet, dont :
- la BMW X3;
- la Saab 93 décapotable;
- la Mercedes de classe G.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant causé la décroissance des volumes de montage des véhicules complets :
- une augmentation des volumes de montage de :
- le Jeep Grand Cherokee, comptabilisés d'après la méthode de la valeur ajoutée, grâce au lancement d'un nouveau modèle en janvier 2005;
- la Mercedes de classe E, comptabilisés en fonction de la méthode du coût complet; et
- le lancement du montage de la Chrysler 300 au deuxième trimestre de 2005, voiture destinée aux marchés européens et à d'autres marchés à l'extérieur de l'Amérique du Nord.
Outillage, ingénierie et autres activités
Pour le quatrième trimestre de 2005, le chiffre d'affaires provenant de l'outillage, de l'ingénierie et des autres activités a augmenté de 7 % ou de 35 M$ pour s'élever à 533 M$, en comparaison de 498 M$ lors du quatrième trimestre de 2004.
Voici les principaux programmes ayant permis à Magna de dégager un chiffre d'affaires provenant de l'outillage, de l'ingénierie et d'autres activités pour le quatrième trimestre de 2005 :
- la BMW X5;
- le Jeep Wrangler;
- la grosse camionnette nouvelle génération de GM et la plateforme utilitaire sport.
Voici les principaux programmes ayant permis à Magna de dégager un chiffre d'affaires provenant de l'outillage, de l'ingénierie et d'autres activités pour le quatrième trimestre de 2004 :
- la Ford Fusion, la Mercury Milan et la Lincoln Zephyr;
- le Ford Explorer et la Mercury Mountaineer.
L'augmentation du chiffre d'affaires provenant de l'outillage, de l'ingénierie et des autres activités dépend également du renforcement du dollar canadien par rapport au dollar américain.
BAII Trimestre clos le 31 décembre -------------------------------- 2005 2004 Variation ------------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord 194 $ 196 $ Europe (93) 29 Reste du monde (3) 3 Siège social et autres 28 26 ------------------------------------------------------------------------- Total du BAII 126 $ 254 $ - 50 % ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Le BAII du quatrième trimestre des exercices 2005 et 2004 comprenait les éléments suivants, lesquels sont décrits précédemment dans la section Faits saillants.
Trimestre clos le 31 décembre ---------------------- 2005 2004 ------------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord Charges de moins-value (21)$ (16)$ Frais de restructuration (12) (12) Gain lié à la compression du régime de retraite - 29 ------------------------------------------------------------------------- (33) 1 Europe Charges de moins-value (105) (20)$ Frais de restructuration (17) - ------------------------------------------------------------------------- (122) (20) Siège social et autres Frais de restructuration (2) - ------------------------------------------------------------------------- (157)$ (19)$ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
En Amérique du Nord, le BAII a diminué de 1 % ou de 2 M$ pour s'établir à 194 M$ au quatrième trimestre de 2005, comparativement à 196 M$ lors du quatrième trimestre de 2004. Exclusion faite des éléments exceptionnels énumérés ci-dessus, le BAII a progressé de 32 M$, principalement grâce aux facteurs suivants :
- les marges bénéficiaires dégagées sur les nouveaux programmes lancés pendant ou après le quatrième trimestre de 2004, notamment la Chevrolet
Cobalt et la Pontiac Pursuit;
- une réduction des dépenses engagées dans certaines des nouvelles installations mises en service en 2005;
- une amélioration des activités et un accroissement de la productivité constatés dans certaines installations;
- une réduction des prix exigés par les fournisseurs;
- la fermeture d'une usine de fabrication de systèmes extérieurs au cours du premier trimestre de 2005, qui a permis d'améliorer les résultats de Magna en raison des pertes d'exploitation absorbées par cette division au cours du quatrième trimestre de 2004;
- une réduction du bénéfice réparti entre les employés, en raison d'un recul du bénéfice consolidé.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant contribué à l'augmentation du BAII :
- un recul du bénéfice, en raison d'une baisse des volumes de production constatée dans le cadre de plusieurs programmes à haut rendement, dont la plateforme GMT800, la Mazda Tribute et la Ford Escape;
- des inefficacités opérationnelles et des dépenses engagées pour le lancement de certains programmes au cours du quatrième trimestre de 2005, ou pour le lancement de programmes prévu après la fin de cet exercice, dont une nouvelle usine de moulage de carénage frontal et de peinture dans l'Etat de la Georgie afin de soutenir le lancement de la Mercedes de classe M et de classe R;
- l'amortissement des augmentations de la juste valeur relatives aux opérations de fermeture de capital;
- l'accroissement des concessions différentielles de prix à la clientèle;
- l'augmentation du prix des marchandises, dont l'acier et la résine.
Europe
En Europe, le BAII a reculé de 122 M$ à la suite d'une perte de 93 M$ enregistrée au cours du quatrième trimestre de 2005, en comparaison d'un bénéfice de 29 M$ déclaré pour le quatrième trimestre de 2004. Exclusion faite des éléments exceptionnels énumérés ci-dessus, le BAII a diminué de 20 M$, principalement en raison des facteurs suivants :
- un affaiblissement des marges bénéficiaires, en raison d'une baisse des ventes enregistrées par certains programmes à haut rendement;
- des inefficacités opérationnelles constatées dans certaines installations;
- l'amortissement des augmentations de la juste valeur relatives aux opérations de fermeture de capital;
- l'augmentation du prix des marchandises;
- une provision relative aux coûts estimés pour la garantie des produits;
- l'accroissement des concessions différentielles de prix à la clientèle.
Certains éléments ont partiellement neutralisé les facteurs ayant causé ce recul du BAII :
- un accroissement de la productivité et de l'efficience observé dans certaines divisions;
- un enrichissement des marges bénéficiaires dégagées sur les nouveaux programmes lancés pendant ou après le quatrième trimestre de 2004;
- une réduction du bénéfice réparti entre les employés, en raison d'un recul du bénéfice consolidé.
Reste du monde
Dans le reste du monde, le BAII a diminué de 6 M$ en raison d'une perte de 3 M$ déclarée pour le quatrième trimestre de 2005, comparativement à un bénéfice de 3 M$ dégagé pour le quatrième trimestre de 2004. Cette baisse du BAII découle principalement des dépenses engagées dans les nouvelles installations, surtout en Chine, où Magna poursuit sa recherche de nouvelles occasions d'affaires dans ce marché en expansion. Toutefois, la marge additionnelle dégagée sur l'accroissement du chiffre d'affaires lié à la production a partiellement contrebalancé ces coûts.
Siège social et autres
Le BAII du siège social et autres a progressé de 8 % ou de 2 M$ pour totaliser 28 M$ au quatrième trimestre de 2005, comparativement à 26 M$ pour le quatrième trimestre de 2004. Exclusion faite des résultats du siège social et des autres éléments exceptionnels énumérés ci-dessus, le BAII a augmenté de 4 M$, principalement grâce aux facteurs suivants :
- une hausse des frais d'affiliation causée par une augmentation du chiffre d'affaires;
- une baisse de la rémunération au rendement causée par un recul du bénéfice consolidé de Magna.
POLITIQUES COMPTABLES CRITIQUES
L'analyse des résultats d'exploitation et de la situation financière repose sur les états financiers consolidés non vérifiés, préparés conformément aux PCGR du Canada. Pour la préparation des états financiers consolidés non vérifiés, la direction doit formuler des estimations et des jugements qui influent sur la déclaration de l'actif, du passif, des produits et des charges, ainsi que sur la divulgation des éléments d'actif et de passif éventuels. La Société fonde ses estimations sur son expérience antérieure et sur diverses hypothèses qu'elle juge raisonnables selon les circonstances, et dont l'issue constitue la base de ses jugements sur la valeur comptable de l'actif et du passif. Magna évalue donc constamment ses estimations. Cependant, les résultats réels peuvent différer de ces estimations en fonction de différentes hypothèses ou conditions.
Selon Magna International, les présentes politiques comptables influent sur les jugements et les estimations les plus susceptibles de déterminer la préparation de ses états financiers consolidés non vérifiés. La direction a discuté du développement et de la sélection de ces politiques comptables critiques avec le comité de vérification du conseil d'administration. Le comité de vérification a d'ailleurs examiné les renseignements divulgués à l'égard de ces politiques dans le présent rapport de gestion de la Société.
Comptabilisation des produits
(a) Contrats d'outillage et de services d'ingénierie évalués séparément
En vertu de ses contrats établis avec les équipementiers quant à certains programmes de véhicules, Magna exerce diverses activités génératrices de produits. L'établissement d'un contrat pour la production et la vente de pièces, combiné à un contrat évalué séparément avec l'équipementier pour les coûts d'outillage afférents, constitue l'entente la plus couramment établie par Magna. Conformément à ces ententes, la Société construit les outils dans ses ateliers ou octroie, à des tiers fournisseurs, des contrats de fabrication et d'approvisionnement d'outillage servant à la production des pièces qu'elle destine à l'équipementier. Dès l'achèvement de l'outillage et son acceptation par l'équipementier, Magna lui vend l'outillage évalué séparément d'après les conditions d'un bon de commande d'outillage séparé.
Parmi ces ententes à éléments multiples figure également la prestation de services d'ingénierie évalués séparément, outre les activités d'outillage, de montage ou de production ultérieures. Dès l'achèvement de ces activités et leur acceptation par l'équipementier, Magna lui vend ses services d'ingénierie évalués séparément avant le début des activités de montage ou de production ultérieures.
Au cours de l'exercice 2004, la Société a adopté prospectivement l'abrégé des délibérations numéro 142 de l'ICCA, intitulé "Accords de prestation multiples générateurs de produits" (CPN-142), en prévision des nouveaux accords multiples générateurs de produits établis à compter du 1er janvier 2004. En vertu du CPN 142, les services d'outillage et d'ingénierie évalués séparément sont uniquement considérés comme un élément de revenu distinct lorsque le client confère une valeur distincte à l'outillage et à l'ingénierie, et lorsqu'il est possible de démontrer, objectivement et hors de tout doute, la juste valeur des activités ultérieures de production des pièces ou de montage des véhicules. Etant donné les modalités générales et le processus de négociation des contrats d'outillage évalués séparément, Magna prévoit continuer de comptabiliser la quasi-totalité de ces contrats d'outillage à titre d'éléments de produits d'exploitation séparés. Puisque Magna établit un lien entre certains contrats uniques et des ententes à éléments multiples impliquant des activités d'ingénierie et de montage ou de production ultérieures, elle évaluera l'ensemble de ses ententes fondamentales en vue de déterminer si leur composante d'ingénierie peut être considérée comme un élément de produits d'exploitation séparé. Si elle s'abstient de considérer la composante d'ingénierie comme un élément de produits d'exploitation séparé, la Société assurera le report et l'amortissement bruts des produits et des coûts des ventes liés à ces activités sur le programme de montage ou de production suivant.
Si les contrats d'outillage et de services d'ingénierie sont considérés comme des éléments de produits d'exploitation séparés, leurs produits sont comptabilisés en fonction d'un pourcentage sur l'achèvement, en général. La méthode du pourcentage prélevé sur l'achèvement permet de comptabiliser les produits et le coût des ventes durant le délai d'un contrat, et ce, d'après l'estimation de l'état d'avancement, du total des produits tirés du contrat et du total des coûts du contrat. En vertu de ces contrats, la totalité des débiteurs peut être acquittée lors de l'achèvement des travaux, soit par versements échelonnés, soit par montants fixes pour chaque véhicule d'après les volumes de production anticipés. Si les volumes de production réels s'avèrent inférieurs aux volumes prévus, un remboursement est effectué annuellement pour compenser tout manque à gagner.
En général, les contrats d'outillage et d'ingénierie sont assortis d'un prix fixe; cependant, la modification des prix et des commandes ainsi que les annulations de programmes peuvent influer sur le montant des produits comptabilisés ultimement à l'égard d'un contrat. Les coûts d'un contrat sont estimés lors de sa signature et font l'objet d'une révision à chaque date de l'arrêté des comptes. La progression des travaux et l'expérience acquise en cours de processus précèdent souvent un ajustement de l'estimation originale du total des coûts du contrat, malgré le maintien de l'ampleur des travaux prévus par le contrat. Si l'estimation du total des produits tirés du contrat et du total des coûts du contrat indique une perte, la Société constitue une provision pour la totalité des pertes du contrat. Parmi les facteurs dont Magna tient compte afin de prévoir les pertes sur un contrat figurent notamment le dépassement des coûts, les coûts non remboursables, la modification des commandes et la modification potentielle des prix.
Conformément aux PCGR des Etats-Unis, la Société a adopté prospectivement la norme EITF 00-21 ("Accounting for Revenue Arrangements With Multiple Deliverables") en prévision des nouveaux accords multiples générateurs de produits établis à compter du 1er janvier 2004. Dans le cadre de ces contrats, cette norme a permis d'harmoniser la comptabilisation assujettie aux PCGR du Canada et des Etats-Unis. Dans le cas des contrats internes d'outillage et de services d'ingénierie évalués séparément et exécutés avant le 1er janvier 2004, la Société a continué d'assurer le report et l'amortissement bruts des produits et du coût des ventes liés à ces activités sur le reste du cycle de production ou du programme de montage, aux fins des PCGR des Etats-Unis.
(b) Contrats avec des composants achetés
Les produits d'exploitation et le coût des marchandises vendues tirés des contrats de services d'outillage et d'ingénierie facturés séparément sont comptabilisés en chiffres bruts dans les résultats consolidés lorsque nous agissons à titre de mandant et sont assujettis aux importants risques et gains liés au secteur d'activités. Par ailleurs, les éléments du produit d'exploitation et des coûts connexes sont comptabilisés en chiffres nets. A ce jour, pratiquement tous les contrats de services d'outillage et d'ingénierie facturés séparément ont été comptabilisés en chiffres bruts.
Comme il est indiqué ci-dessus, en ce qui concerne les contrats d'assemblage de véhicules de la Société, les clauses contractuelles de l'entente ont une incidence sur la comptabilisation du chiffre d'affaires et du coût des marchandises vendues.
En plus des activités d'assemblage, la Société conclut des contrats de production au titre desquels elle est chargée de coordonner la conception, la fabrication, l'intégration et l'assemblage d'un grand nombre de pièces et de composants en systèmes modulaires destinés à être livrés aux usines de montage des équipementiers. Au titre de ces contrats, la Société fabrique une partie des produits inclus dans le module, mais elle achète également des composants de divers sous- traitants puis les assemble pour obtenir un module fini. La Société constate les produits d'exploitation et les coûts des marchandises vendues en chiffres bruts lorsque les situations suivantes se présentent : responsabilité principale pour la livraison du module à l'équipementier; responsabilité pour les spécifications liées au style et (ou) à la conception du produit; latitude dans l'établissement des prix du sous-traitant; responsabilité pour la vérification de la qualité des pièces du sous-traitant; risques liés au stocks de pièces du sous- traitant; participation à la garantie; exposition aux risques de crédit relativement à la vente du module à l'équipementier; et d'autres facteurs. A ce jour, les produits d'exploitation et les coûts des marchandises vendues liés aux contrats de la Société en matière de modules ont été comptabilisés en chiffres bruts.
Amortissement des ententes concernant les services d'ingénierie et l'outillage appartenant à des clients
La Société engage des coûts initiaux de recherche et de développement en matière d'ingénierie pour des produits qu'elle fabrique à l'intention des équipementiers en vertu d'ententes d'approvisionnement à long terme. La Société passe en charges ces coûts de recherche et développement en matière d'ingénierie, lesquels sont payés dans le cadre des programmes connexes subséquents de production et de montage, au fur et à mesure qu'ils sont engagés à moins qu'une garantie contractuelle n'existe quant au remboursement.
En outre, la Société passe en charges tous les coûts engagés en relation avec la conception et la mise au point de moules, de matrices et d'autres outils qui ne lui appartiendront pas et qui seront utilisés dans le cadre du programme connexe subséquent de production et de montage, en plus de faire l'objet d'un remboursement selon le prix de la pièce, à moins que l'entente d'approvisionnement ne fournisse à la Société une garantie contractuelle pour le remboursement des coûts ou le droit inaliénable d'utiliser ces moules, matrices et autres outils pendant la durée de ladite entente, les coûts étant capitalisés dans ce cas.
Les coûts capitalisés sous le poste "Autres actifs", en relation avec la recherche et de développement en matière d'ingénierie et l'outillage appartenant à des clients, sont amortis entre les unités de production sur la durée de l'entente d'approvisionnement à long terme concernée.
Réduction de la valeur de l'écart d'acquisition et des autres éléments de l'actif à long terme
L'écart d'acquisition est soumis à un test de dépréciation chaque année ou plus souvent lorsque survient un événement susceptible de réduire la juste valeur d'une unité de référence en deçà de sa valeur comptable.
La Société évalue la dépréciation des immobilisations et des autres éléments d'actif à long terme systématiquement en présence d'indicateurs de dépréciation. Ces indicateurs de dépréciation comprennent des pertes d'exploitation persistantes ou une décision concernant la cession ou le changement d'utilisation d'une immobilisation ou d'un autre élément d'actif à long terme. Si la somme des futurs flux de trésorerie devant résulter de l'actif est, sans tenir compte des escomptes et des intérêts débiteurs, inférieure à la valeur déclarée de l'actif, une charge de moins-value doit être inscrite dans les états financiers consolidés. Le montant de la dépréciation devant être comptabilisée est calculé en soustrayant la juste valeur de l'actif de sa valeur déclarée.
La Société est d'avis que les estimations comptables des charges de moins- value liées à l'écart d'acquisition et aux autres éléments d'actif à long terme constituent "des estimations comptables critiques" parce que : (i) elles sont sujettes à d'importantes incertitudes d'évaluation et sont susceptibles d'être modifiées, car la direction doit formuler des hypothèses de nature prospective en ce qui a trait à l'incidence des plans d'amélioration des activités actuelles, à l'internalisation et à d'autres possibilités d'affaires nouvelles, aux coûts et aux coûts prévus des programmes relativement à des activités actuelles et futures, au calendrier de lancement des nouveaux programmes et aux futurs volumes de production prévus; et (ii) toute perte pour moins-value en résultant pourrait exercer une influence sensible sur le bénéfice net consolidé de la Société et sur le montant des actifs figurant à son bilan consolidé.
Garantie
La Société comptabilise des provisions pour garantie de produits en se basant sur ses ententes distinctes avec les clients. En vertu de la plupart des ententes avec ses clients, la Société ne tient compte que des réclamations existantes ou probables liées à des problèmes de défaut de produit lorsque les montants en question sont probables et peuvent être raisonnablement estimés. Dans le cadre de certains contrats d'ingénierie et de montage de véhicules, la Société comptabilise une estimation des coûts futurs relatifs à la garantie en se basant sur les conditions des ententes particulières avec les clients et sur l'expérience spécifique du client en matière de garantie.
Les provisions pour garanties sont établies à partir de la meilleure estimation de la Société quant aux montants nécessaires pour régler les réclamations existantes pour un défaut de produit. Les coûts de rappel sont les coûts engagés lorsque les organismes gouvernementaux de réglementation et (ou) les clients décident de rappeler un produit en raison d'un problème de performance connu ou allégué, et que la participation volontaire ou involontaire de la Société est requise. Les coûts englobent généralement le coût du produit remplacé, le coût du rappel pour le client ainsi que la main- d'oeuvre pour enlever et remplacer la pièce défectueuse. Lorsque la décision de rappeler un produit a été prise ou est probable, le coût estimatif du rappel pour la Société est comptabilisé comme une charge imputée au bénéfice net pour cette période. En faisant cette estimation, la Société fait preuve de jugement concernant le nombre de pièce susceptibles d'être retournées à la suite du rappel, le coût total de la campagne de rappel, le partage négocié des coûts entre le client et la Société et dans certains cas, le degré de participation d'un fournisseur de la Société au coût du rappel.
Actifs d'impôts futurs
Au 31 décembre 2005, la Société avait inscrit, pour des reports de pertes en avant et d'autres écarts temporaires admis en déduction, des actifs d'impôts futurs (moins les provisions pour moins-values afférentes) de 85 M$ et de 123 M$, respectivement. Les actifs d'impôts futurs pour des reports de pertes en avant sont principalement liés aux activités de la Société aux Etats- Unis et au Mexique.
Chaque trimestre, la Société évalue le degré de réalisation de ses actifs d'impôts futurs en estimant la provision pour moins-value et en ajustant le montant de cette provision, si nécessaire. Les facteurs servant à estimer la probabilité de réalisation sont les prévisions de la Société concernant les futurs bénéfices imposables et les stratégies de planification fiscale pouvant être mises en oeuvre pour réaliser ses actifs d'impôts futurs. La Société a utilisé et continue d'utiliser des stratégies de planification fiscale pour réaliser ses actifs d'impôts futurs afin d'éviter la perte potentielle de bénéfices.
Au 31 décembre 2005, le montant brut des reports en avant de pertes aux fins de l'impôt s'élevait à près de 603 M$ en relation avec les activités de la Société au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Autriche, les avantages fiscaux en découlant n'ayant pas été comptabilisés dans ses états financiers non consolidés. Du total des pertes , une somme de 252 M$ viendra à échéance entre 2006 et 2025, alors que le reste n'a pas de date d'échéance. Si dans ces territoires, les activités s'améliorent et deviennent rentables et si ces améliorations se maintiennent pendant une période de temps prolongée, les résultats de la Société profiteront de ces reports de pertes en avant, exception faite des avantages liés aux pertes découlant d'une acquisition, ce qui viendrait réduire les soldes de l'écart d'acquisition et des actifs incorporels afférents.
Régimes d'avantages sociaux des employés
La détermination de l'obligation et des charges liées aux régimes de retraite à prestations déterminées, aux arrangements relatifs aux cessations d'emploi et aux allocations pour long service, ainsi qu'aux autres avantages postérieurs à la retraite, comme les prestations aux retraités pour soins de santé et frais médicaux, dépend de la sélection de certaines hypothèses utilisées par les actuaires pour calculer ces montants . Parmi ces hypothèses, mentionnons le taux d'actualisation, ainsi que les prévisions concernant le taux de rendement des actifs des régimes à long terme et le taux d'accroissement des coûts d'indemnisation. Les résultats réels qui diffèrent des hypothèses utilisées sont cumulés et amortis au cours des périodes futures et, par conséquent, viennent influer sur les charges inscrites et les obligations comptabilisées pour les périodes futures. Des modifications notables des hypothèses ou d'importantes nouvelles améliorations pourraient avoir une incidence non négligeable sur les obligations et charges futures au titre des régimes d'avantages sociaux des employés. Au 31 décembre 2005, le coût non constaté des prestations pour services passés et les pertes actuarielles se chiffraient à 67 M$, une somme qui sera amortie comme une charge au titre des régimes d'avantages sociaux futurs des employés sur la moyenne prévue des années de service restantes des employés.
ENGAGEMENTS ET EVENTUALITES
Périodiquement, la Société peut avoir une responsabilité éventuelle au titre de litiges et de réclamations. Pour obtenir la description de ces réclamations, prière de se référer à la remarque no 28 des états financiers consolidés vérifiés de la Société pour l'exercice terminé le 31 décembre 2004 et à la remarque no 9 des états financiers consolidés non vérifiés pour le trimestre et l'exercice terminés le 31 décembre 2005.
DONNEES CHOISIES SUR LES RESULTATS FINANCIERS ANNUELS CONSOLIDES
Les données choisies suivantes sur les résultats financiers consolidés sont tirés des états financiers consolidés non vérifiés ci-joints pour l'exercice clos le 31 décembre 2005, lesquels ont été préparés conformément aux PCGR du Canada. De plus, les données choisies devraient être lues en parallèle avec ces états financiers.
2005 2004 2003 ------------------------------------------------------------------------- Données tirées de l'état des résultats Chiffre d'affaires 22 811 $ 20 653 $ 15 345 $ Bénéfice net tiré des activités poursuivies 639 $ 676 $ 567 $ Bénéfice net 639 $ 676 $ 500 $ Bénéfice tiré des activité poursuivies par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base 5,99 $ 6,99 $ 5,91 $ Dilué 5,90 $ 6,95 $ 5,89 $ Bénéfice par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base 5,99 $ 6,99 $ 5,21 $ Dilué 5,90 $ 6,95 $ 5,19 $ Dividendes en espèces sur les actions à droit de vote subalterne de catégorie A ou sur les actions de catégorie B 1,52 $ 1,48 $ 1,36 $ ------------------------------------------------------------------------- 2005 2004 2003 ------------------------------------------------------------------------- Données sur la situation financière Fonds de roulement 2 215 $ 2 183 $ 1 937 $ Total de l'actif 12 321 $ 11 615 $ 9 871 $ Flux net de trésorerie : Trésorerie et équivalents 1 682 $ 1 519 $ 1 528 $ Dette bancaire (89) (136) (298) Dette à long terme (incluant la tranche échéant à moins d'un an) (831) (1 068) (801) ------------------------------------------------------------------------- Flux net de trésorerie 762 $ 315 $ 429 $ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Les variations entre 2004 et 2005 sont expliquées sous la rubrique ci- dessus intitulée "Résultats d'exploitation pour l'exercice clos le 31 décembre 2005".
COMPARAISON DE L'EXERCICE 2004 PAR RAPPORT A L'EXERCICE 2003
Chiffre d'affaires lié à la production externe en Amérique du Nord
Le chiffre d'affaires lié à la production externe en Amérique du Nord a augmenté de 18 % ou 1,5 G$, s'établissant à 9,8 G$ pour l'exercice 2004 comparativement à 8,3 G$ pour l'exercice 2003. Cette hausse reflète un bond de 19 % de la valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule en Amérique du Nord par rapport à 2003, résultat annulé en partie par une baisse de 1 % des volumes de production de véhicules en Amérique du Nord comparativement à 2003.
La valeur moyenne du contenu en dollars par véhicule a grimpé de 19 % ou 98 $ et atteint 623 $ en 2004 comparativement à 525 $ en 2003. Cette augmentation est surtout attribuable aux facteurs suivants :
- le lancement de nouveaux programmes durant ou après l'exercice 2003, dont :
- le Chevrolet Equinox;
- la GMC Canyon et la Chevrolet Colorado;
- la Ford Freestar et la Mercury Monterey;
- la Ford série F;
- la Chevrolet Malibu; et
- la Dodge Durango;
- les acquisitions conclues en 2004, dont NVG et Davis Industries Inc. ("Davis"); et
- une hausse du chiffre d'affaires déclaré en dollars américains par suite du raffermissement du dollar canadien face au dollar américain.
Ces facteurs contribuant à la croissance de notre contenu moyen en dollars par véhicule ont été en partie neutralisés par :
- l'incidence d'une production et (ou) d'un contenu plus faibles dans certains programmes comprenant :
- la plate-forme GMT800;
- l'Envoy de GMC, le Trailblazer de Chevrolet et le Buick Rainier; et
- le Ford Explorer et la Mercury Mountaineer; et
- des concessions différentielles de prix aux clients.
Chiffre d'affaires lié à la production externe en Europe
Le chiffre d'affaires lié à la production externe en Europe a gagné 25 % ou 935 M$, passant à 4,7 G$ en 2004 alors qu'il était de 3,8 G$ en 2003. Cette augmentation du chiffre d'affaires reflète une progression de 23 % de la valeur moyenne du contenu par véhicule en Europe combinée à une hausse de 1 % des volumes de production de véhicules par rapport à 2003.
La valeur moyenne en dollars du contenu par véhicule a augmenté de 54 $, s'établissant à 285 $ pour 2004 comparativement à 231 $ pour 2003. Les principales raisons de cette croissance sont les suivantes :
- le lancement de nouveaux programmes pendant ou après 2003, dont :
- la BMW X3;
- la BMW série 6;
- la MINI décapotable; et
- la Mercedes classe E; et
- l'accroissement du chiffre d'affaires déclaré en dollars américains par suite du raffermissement de l'euro et de la livre sterling par rapport au dollar américain.
Les facteurs contribuant à la croissance de la valeur moyenne du contenu par véhicule ont été en partie neutralisés par :
- une baisse de la production dans certains programme, notamment:
- le Ford Transit;
- la MINI Cooper; et
- la Smart For Two; et
- des concessions de prix différentielles.
Chiffre d'affaires lié à la production externe dans le reste du monde
Le chiffre d'affaires lié à la production externe dans le reste du monde a augmenté de 53 % ou 49 M$ et a atteint 139 M$ pour 2004 comparativement à 90 M$ pour 2003. Cette augmentation est due principalement aux facteurs suivants :
- l'acquisition de la participation restante dans plusieurs coentreprises de fabrication de rétroviseurs en Chine;
- l'accroissement de la production dans les nouvelles usines en Chine;
- l'augmentation de la production dans les usines fabricant des groupes motopropulseurs en Corée; et
- une production accrue à l'usine de fabrication de systèmes de verrouillage du Brésil.
Chiffre d'affaires lié au montage de véhicules complets
Le chiffre d'affaires lié au montage des véhicules complets a augmenté de 176 % ou 2,8 G$, atteignant 4,4 G$ pour 2004 comparativement à 1,6 G$ pour 2003. Cette hausse est attribuable en grande partie aux facteurs suivants :
- le lancement du programme BMW X3 au cours du quatrième trimestre de 2003;
- une hausse du chiffre d'affaires déclaré en dollars américains en raison du raffermissement de l'euro et de la livre sterling face au dollar canadien; et
- le lancement du programme de la Saab 93 décapotable au cours du troisième trimestre de 2003.
Outillage, ingénierie et autres activités
Pour 2004, le chiffre d'affaires provenant de l'outillage, de l'ingénierie et autres activités se chiffrait à 1,5 G$, soit une hausse de 2 % ou de 26 M$ par rapport à 2003. Elle est attribuable principalement à une augmentation du chiffre d'affaires déclaré en dollars américains causée par le raffermissement du dollar canadien, de l'euro et de la livre sterling par rapport au dollar américain.
Abstraction faite de l'incidence du taux de change, le chiffre d'affaires provenant de l'outillage a reculé en 2004, mettant en évidence le grand nombre de programmes lancés pendant les troisième et quatrième trimestres de 2003. En 2004, les principaux programmes ayant contribué au chiffre d'affaires du secteur de l'outillage, de l'ingénierie et des autres activités ont été :
- la Ford Fusion, la Mercury Milan et la Lincoln Zephyr;
- le Ford Explorer et la Mercury Mountaineer; et
- la Mercedes classe M et classe R.
En 2003, les principaux programmes ayant contribué au chiffre d'affaires lié à l'outillage, à l'ingénierie et aux autres activités comprenaient :
- la BMW X3;
- la Saab 93 décapotable;
- le système d'arrimage des deuxième et troisième rangs de sièges pour les mini-fourgonnettes DaimlerChrysler;
- la Ford Freestar et la Mercury Mountaineer; et
- la Ford Mustang.
Bénéfice net et bénéfice net tiré des activités poursuivies
Le bénéfice net a grimpé de 35 % ou 176 M$ et atteint 676 M$ en 2004 comparativement à 500 M$ en 2003. Le bénéfice net de 2003 englobe les résultats liés à l'ancienne participation majoritaire de la Société dans MEC, laquelle a été présentée en tant qu'activité abandonnée. En 2003, la Société a comptabilisé une perte pour moins-value hors caisse de 68 M$ équivalant à l'excédent de la valeur comptable de son investissement dans MEC sur la juste valeur de la participation majoritaire de MID dans MEC à la date de distribution.
Le bénéfice net tiré des activités poursuivies a progressé de 19 % ou 109 M$, s'élevant à 676 M$ pour 2004 comparativement à 567 M$ pour 2003. Les éléments suivants (net d'impôts sur les bénéfices et des parts des actionnaires sans contrôle) sont inclus dans le bénéfice net tiré des activités poursuivies :
2004 2003 Variation ------------------------------------------------------------------------- Charges de moins-value 22 $ 13 $ Frais de restructuration 17 5 Gain lié à la compression du régime de retraite (18) - Options d'achat d'actions 12 - Autres pertes - 6 Impôts futurs à payer (à recouvrer) par suite des modifications du taux d'imposition (6) 10 ------------------------------------------------------------------------- 27 $ 34 $ (7)$ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
En 2004, les éléments exceptionnels ont été présentés plus haut sous la rubrique "faits saillants". En 2003, les éléments exceptionnels étaient les suivants :
- les charges de moins-value relatives à certaines usines de fabrication de systèmes extérieurs en Europe;
- les frais de restructuration liés à la réorganisation et à la fermeture de certaines installations en Europe;
- une perte pour moins-value hors caisse à la date de distribution de MID équivalant à l'excédent de la valeur comptable de certains biens immobiliers de MID sur leur juste valeur; et
- une charge d'impôts futurs relativement à l'augmentation future des taux d'imposition sur les bénéfices au Canada.
A l'exclusion des éléments exceptionnels, le bénéfice net tiré des activités poursuivies a augmenté de 102 M$ en raison de l'augmentation de la marge bénéficiaire brute de 389 M$ et d'une réduction des charges liées à la part des actionnaires sans contrôle de 3 M$, partiellement neutralisée par des augmentations des frais de vente, frais généraux et administratifs, de l'amortissement et de la dépréciation, de l'impôt sur le bénéfice et des intérêts débiteurs se chiffrant respectivement à 162 M$, 78 M$, 45 M$ et 3 M$, et par une baisse de 2 M$ de la quote-part.
En pourcentage du chiffre d'affaires total, la marge brute a baissé à 14,3 % pour 2004 alors qu'elle était de 16,5 % en 2003. Abstraction faite des éléments exceptionnels indiqués ci-dessus, la marge brute calculée en pourcentage du chiffre d'affaires totale a diminué de 2,2 % en raison des facteurs suivants :
- le lancement des programmes de montage de véhicules complets de la BMW X3 et de la décapotable Saab 9(3);
- les coûts engagés pour de nouvelles installations;
- des pratiques non efficientes dans certaines installations de fabrication de systèmes extérieurs en Europe;
- la distribution MID du fait que la distribution a ajouté des frais supplémentaires liés aux baux;
- une modification de la composition du chiffre d'affaires en 2004 pour des programmes qui fonctionnent avec des marges plus faibles;
- le raffermissement de l'euro face au dollar américain;
- les acquisitions de NVG et de Davis;
- une hausse des prix des matières premières; et
- les concessions de prix différentielles accordées aux clients.
Ces baisses ont été neutralisées en partie par :
- l'incidence positive des programmes lancés pendant ou après 2003; et
- l'amélioration de la performance et de la productivité dans un certain nombre de divisions.
L'augmentation de la dépréciation et de l'amortissement en 2004 résulte principalement des facteurs suivants :
- une hausse des actifs utilisés dans l'entreprise pour soutenir la croissance future, y compris les acquisitions conclues pendant l'année;
- une hausse de la dépréciation et de l'amortissement inscrits en dollars américains en raison du raffermissement de l'euro, du dollar canadien et de la livre sterling par rapport au dollar américain; et
- une dépréciation accélérée d'actifs particuliers dans certains programmes en 2004.
Ces hausses de dépréciation ont été partiellement neutralisées par une réduction de dépréciation résultant de la distribution MID.
La hausse des frais de vente, frais généraux et administratifs est liée principalement aux éléments suivants :
- une hausse des coûts d'infrastructure pour soutenir la hausse des niveaux de ventes, y compris les dépenses en vue des lancements;
- une hausse des frais de vente, frais généraux et administratifs exprimés en dollars américains en raison du raffermissement de l'euro, du dollar canadien et de la livre sterling par rapport au dollar américain; et
- une hausse des dépenses pour les frais de ventes, frais généraux et administratifs résultant des acquisitions conclues pendant ou après 2003, y compris les acquisitions de NVG et Davis.
Bénéfice par action
Le bénéfice dilué par action tiré des activités poursuivies a augmenté de 18 % ou 1,06 $ et atteint 6,95 $ pour 2004 comparativement à 5,89 $ pour 2003. Exclusion faite des éléments exceptionnels décrits ci-dessus, le bénéfice dilué par action tiré des activités poursuivies a progressé de 1, 00 $ par suite de la hausse du bénéfice net tiré des activités poursuivies (éléments exceptionnels non compris), neutralisée partiellement par l'augmentation du nombre moyen pondéré d'actions en circulation pendant l'année, attribuable essentiellement à l'exercice d'options d'achat d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A.
Situation financière
La hausse de l'actif total enregistrée de 2003 à 2004 est attribuable à:
- l'acquisition de NVG;
- des investissements dans les installations de production, nouvelles et existantes, pour soutenir la croissance de la Société, comprenant :
- une nouvelle usine d'emboutissage au Mexique en vue du lancement de la Ford Fusion, de la Mercury Milan et de la Lincoln Zephyr;
- une nouvelle usine de moulage et de peinture de carénages frontaux en Géorgie et l'agrandissement de l'usine d'emboutissage de catégorie A en Caroline du Sud en vue du lancement de la Mercedes Classe A; et
- une nouvelle usine de fabrication de cadres au Kentucky pour le Ford Explorer et les camionnettes Super Duty de série F;
- la croissance de l'actif total résultant des solides résultats financiers de la Société; et
- la hausse des montants d'actifs de la Société exprimés en dollars américains résultant du raffermissement du dollar canadien, de l'euro et de la livre sterling face au dollar américain.
La réduction de la dette bancaire est attribuable au remplacement par Decoma de sa facilité de crédit renouvelable de 300 M$ d'une durée de 364 jours par une facilité de crédit de 400 M$ sur trois ans, ce qui a eu pour effet qu'un montant approximatif de 215 M$ a été comptabilisé à titre de dette à long terme au 31 décembre 2004. En outre, la dette à long terme a augmenté principalement en raison de l'émission de 287 M$ de billets de premier rang non garantis à coupon zéro en rapport avec l'acquisition de NVG. Ces augmentations ont été partiellement contrebalancées par le rachat au comptant de 300 M$ de titres privilégiés de la Société et par des remboursements périodiques de la dette à long terme.
DONNÉES CHOISIES SUR LES RÉSULTATS FINANCIERS TRIMESTRIELS CONSOLIDÉS
Les données choisies suivantes sur les résultats financiers consolidés ont été préparés conformément aux PCGR du Canada.
Trimestre clos le -------------------------------------------- 31 mars 30 juin 30 sept. 31 déc. 2005 2005 2005 2005 ------------------------------------------------------------------------- Chiffre d'affaires 5 718 $ 5 858 $ 5 381 $ 5 854 $ Bénéfice net 172 $ 225 $ 159 $ 83 $ Bénéfice par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base 1,69 $ 2,10 $ 1,47 $ 0,76 $ Dilué 1,68 $ 2,06 $ 1,44 $ 0,75 $ ------------------------------------------------------------------------- Trimestre clos le -------------------------------------------- 31 mars 30 juin 30 sept. 31 déc. 2004 2004 2004 2004 ------------------------------------------------------------------------- Chiffre d'affaires 5 103 $ 5 113 $ 4 784 $ 5 653 $ Bénéfice net 179 $ 188 $ 132 $ 177 $ Bénéfice par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base 1,85 $ 1,94 $ 1,37 $ 1,82 $ Dilué 1,84 $ 1,93 $ 1,37 $ 1,81 $ -------------------------------------------------------------------------
En général, la hausse du chiffre d'affaires entre 2004 et 2005 est attribuable à des lancements de produits, à l'acquisition de NVG en septembre 2004 et au raffermissement du dollar canadien face au dollar américain. Pour les deux années, le troisième trimestre a subi de manière générale les effets saisonniers normaux de la baisse de production de véhicules attribuable aux fermetures estivales des équipementiers.
Le bénéfice net du trimestre englobe les éléments exceptionnels suivants qui ont été présentés plus haut dans la présente analyse de la situation financière par la direction :
Trimestre clos le -------------------------------------------- 31 mars 30 juin 30 sept. 31 déc. 2005 2005 2005 2005 ------------------------------------------------------------------------- Charges de moins-value - $ (5)$ - $ (93)$ Frais de restructuration (4) (7) (11) (26) Frais liés à MG Rover (13) - - - Gain de change - 18 - - Gain découlant d'un règlement - - 16 - Gain sur la vente d'installations - 10 - - ------------------------------------------------------------------------- (17)$ 16 $ 5 $ (119)$ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- Trimestre clos le -------------------------------------------- 31 mars 30 juin 30 sept. 31 déc. 2004 2004 2004 2004 ------------------------------------------------------------------------- Charges de moins-value - $ - $ - $ (22)$ Frais de restructuration (4) - (6) (7) Modification liée aux options d'achat d'actions (12) - - - Gain lié à la compression du régime de retraite - - - 18 Recouvrement des impôts futurs - - - 6 ------------------------------------------------------------------------- (16)$ - $ (6)$ (5)$ ------------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Pour obtenir de plus amples renseignements sur nos résultats trimestriels d'un trimestre à l'autre, veuillez consulter nos rapports des premier, deuxième et troisième trimestres 2005 sur Internet, par l'intermédiaire du Système électronique de données, d'analyse et de recherche (SEDAR) des autorités canadiennes en valeurs mobilières, à l'adresse suivante : www.sedar.com.
ENONCES PROSPECTIFS
Hormis les données rétrospectives, le présent communiqué peut renfermer des déclarations qui constituent des "énoncés prospectifs", au sens des lois sur les valeurs mobilières en vigueur. Les énoncés prospectifs peuvent porter sur les perspectives financières ou autres, de même que sur des déclarations concernant les projets, les objectifs ou le rendement économique futurs de la Société, ainsi que sur les hypothèses sous-jacentes à toute déclaration de cette nature. Des expressions telles que "peut", "ferait", "pourrait", "fera", "probable", "s'attend à", "anticipe", "croit ", "a l'intention de", "planifie", "prévoit", "prévisions", "projet", "estimation" et toute expression similaire permettent de reconnaître les énoncés prospectifs. Les énoncés prospectifs reposent sur les hypothèses et les analyses formulées à la lumière de l'expérience de Magna et de sa perception des tendances antérieures, des conditions actuelles et des événements futurs prévus, ainsi que sur d'autres facteurs qu'elle juge pertinents, selon les circonstances. Toutefois, les énoncés prospectifs sont assujettis à divers risques, hypothèses et incertitudes qui pourraient entraîner un écart entre les résultats et événements réels et les attentes et prévisions de la Société. Parmi ces facteurs de risque, on retrouve notamment le caractère cyclique de l'industrie automobile en raison des conditions économiques et politiques (y compris les actes de terrorisme) ainsi que des variations de la demande des consommateurs pour des automobiles qui en résulte; la diminution de la part du marché et des volumes de production de certains des clients de la Société; la dépendance de la Société à l'égard d'un petit nombre de constructeurs automobiles, parmi lesquels plusieurs ont une mauvaise cote de solvabilité selon certaines agences de notation; les changements dans les parts de marché de chaque véhicule, y compris ceux que la Société construit; la résiliation, la perte ou la renégociation des modalités, ou bien le retard dans la réalisation, de tout contrat de montage ou de production important; la concurrence des fournisseurs disposant d'installations d'exploitation dans des pays à bas salaires; les risques associés au fait d'exercer des activités à l'échelle mondiale; les hausses des prix des matières premières et la capacité de la Société à les neutraliser; la détérioration de la situation financière des fournisseurs et de certains clients; les fortes pressions exercées sur les prix; les pressions exercées par certains clients pour que la Société absorbe divers coûts fixes; les coûts associés à la garantie et aux rappels de produits; les risques liés à la responsabilité de produits; les fluctuations des taux de change; les efforts de rationalisation des installations déployés par la Société; la capacité de la Société à améliorer les résultats des divisions au rendement inférieur; l'écart d'acquisition et la dépréciation des immobilisations; les poursuites dans lesquelles la Société est ou pourrait être impliquée; les modifications apportées aux règlements gouvernementaux, notamment l'incidence de la réglementation relative à l'environnement; la relation de la Société avec son actionnaire majoritaire et d'autres facteurs décrits dans la notice annuelle que la Société a déposée auprès des commissions des valeurs mobilières du Canada, dans son rapport annuel sur formulaire 40-F déposé auprès de la Securities and Exchange Commission, ainsi que dans ses rapports subséquents. Lors de l'évaluation des énoncés prospectifs, le lecteur devrait tenir compte des divers facteurs susceptibles d'entraîner un écart important entre les résultats ou les événements réels et ceux indiqués dans les énoncés prospectifs. Hormis en ce qui a trait aux exigencies réglementaires applicables liées aux valeurs mobilières, la Société decline toute intention et responsabilité quant à la mise à jour et à la révision des énoncés prospectifs à la lumière de nouveaux renseignements, événements, circonstances ou autres facteurs.
MAGNA INTERNATIONAL INC. ETATS DES RESULTATS CONSOLIDES (non vérifiés) (en millions de dollars américains, sauf les données par action) Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre ----------------------------------------- Note 2005 2004 2005 2004 ------------------------------------------------------------------------- (retraités (retraités note 2) note 2) Chiffre d'affaires 5 854 $ 5 653 $ 22 811 $ 20 653 $ ------------------------------------------------------------------------- Coût des marchandises vendues 5 094 4 880 19 831 17 696 Amortissement 196 173 711 598 Frais de vente, généraux et d'administration 8 314 314 1 198 1 186 Intérêts débiteurs, montant net 1 4 6 26 Quote-part (2) (4) (8) (14) Charges de moins-value 3 126 36 131 36 ------------------------------------------------------------------------- Bénéfice d'exploitation avant impôts sur le bénéfice et part des actionnaires sans contrôle 125 250 942 1 125 Impôts 42 72 292 387 Part des actionnaires sans contrôle 4 - 1 11 62 ------------------------------------------------------------------------- Bénéfice net 83 $ 177 $ 639 $ 676 $ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- Bénéfice par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B : De base 0,76 $ 1,82 $ 5,99 $ 6,99 $ Dilué 0,75 $ 1,81 $ 5,90 $ 6,95 $ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- Dividendes en espèces versés par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B 0,38 $ 0,38 $ 1,52 $ 1,48 $ Nombre moyen d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A et d'actions de catégorie B en circulation au cours de la période (en millions) : De base 108,4 96,8 106,7 96,7 Dilué 111,1 97,3 109,0 97,3 ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- ETATS CONSOLIDES DES BENEFICES NON REPARTIS (non vérifiés) (en millions de dollars américains) Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre ----------------------------------------- Note 2005 2004 2005 2004 ------------------------------------------------------------------------- Bénéfices non répartis au début de la période 3 368 $ 2 796 $ 2 935 $ 2 384 $ Bénéfice net 83 177 639 676 Dividendes sur les actions à droit de vote subalterne de catégorie A et sur les actions de catégorie B (42) (36) (167) (143) Ajustement lié à une modification comptable concernant les instruments financiers 2 - - 2 20 ------------------------------------------------------------------------- Bénéfices non répartis à la fin de la période 3 409 $ 2 937 $ 3 409 $ 2 937 $ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- Voir les notes afférentes MAGNA INTERNATIONAL INC. ETATS CONSOLIDES DES FLUX DE TRESORERIE (non vérifiés) (millions de dollars américains) Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre ----------------------------------------- Note 2005 2004 2005 2004 ------------------------------------------------------------------------- (retraités (retraités note 2) note 2) Rentrées (sorties) liées aux : ACTIVITES D'EXPLOITATION Bénéfice net 83 $ 177 $ 639 $ 676 $ Eléments sans incidence sur les flux de trésorerie à court terme 325 198 901 805 ------------------------------------------------------------------------- 408 375 1 540 1 481 Variations de l'actif et du passif d'exploitation hors caisse 750 (178) 158 (100) ------------------------------------------------------------------------- 1 158 197 1 698 1 381 ------------------------------------------------------------------------- ACTIVITES D'INVESTISSEMENT Ajouts d'immobilisations corporelles (321) (328) (848) (859) Acquisition de filiales 4 (19) - (187) (417) Accroissement des autres éléments d'actif (27) (46) (127) (81) Produits tirés des cessions 46 55 111 83 ------------------------------------------------------------------------- (321) (319) (1 051) (1 274) ------------------------------------------------------------------------- ACTIVITES DE FINANCEMENT Versements sur la dette 5 (96) (27) (329) (410) Emission de titres de créance 5 - - 49 293 Emissions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A 1 - 20 26 Emission d'actions par des filiales - 12 1 25 Dividendes versés aux actionnaires sans contrôle - (8) (1) (22) Dividendes (42) (35) (166) (142) ------------------------------------------------------------------------- (137) (58) (426) (230) ------------------------------------------------------------------------- Incidence de la variation du taux de change sur la trésorerie et les équivalents (9) 98 (58) 114 ------------------------------------------------------------------------- Hausse (baisse) nette de la trésorerie et des équivalents durant la période 691 (82) 163 (9) Trésorerie et équivalents au début de la période 991 1 601 1 519 1 528 ------------------------------------------------------------------------- Trésorerie et équivalents à la fin de la période 1 682 $ 1 519 $ 1 682 $ 1 519 $ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- Voir les notes afférentes MAGNA INTERNATIONAL INC. BILANS CONSOLIDES (non vérifiés) (en millions de dollars américains) Au Au 31 décembre 31 décembre Note 2005 2004 ------------------------------------------------------------------------- (retraités note 2) ACTIF Actif à court terme Trésorerie et équivalents 1 682 $ 1 519 $ Débiteurs 3 436 3 276 Stocks 1 388 1 376 Charges payées d'avance et autres 97 110 ------------------------------------------------------------------------- 6 603 6 281 ------------------------------------------------------------------------- Placements 142 139 Immobilisations, montant net 4 124 3 967 Ecart d'acquisition 3 4 918 747 Actifs d'impôts futurs 208 199 Autres éléments d'actif 326 282 ------------------------------------------------------------------------- 12 321 $ 11 615 $ ------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------------------------- PASSIF ET CAPITAUX PROPRES Passif à court terme Dette bancaire 89 $ 136 $ Créditeurs 3 241 3 006 Salaires à payer 474 449 Autres charges à payer 394 350 Impôts à payer 59 73 Tranche de la dette à long terme échéant à moins d'un an 131 84 ------------------------------------------------------------------------- 4 388 4 098 ------------------------------------------------------------------------- Produits constatés d'avance 85 70 Dette à long terme 4 5 700 984 Autres éléments du passif à long terme 241 240 Passif d'impôts futurs 342 254 Part des actionnaires sans contrôle 4 - 634 ------------------------------------------------------------------------- 5 756 6 280 ------------------------------------------------------------------------- Capitaux propres Capital-action 7 Actions à droit de vote subalterne de catégorie A (émises : 108 184 395; 95 850 377 au 31 décembre 2004) 2 470 1 610 Actions de catégorie B (convertibles en actions à droit de vote subalterne de catégorie A) (émises : 1 093 983) - - Surplus d'apport 8 65 16 Bénéfices non répartis 3 409 2 937 Ecart de conversion 621 772 ------------------------------------------------------------------------- 6 565 5 335 ------------------------------------------------------------------------- 12 321 $ 11 615 $ -------------------------------------------------------------------------
Voir les notes afférentes MAGNA INTERNATIONAL INC. NOTES AFFERENTES AUX ETATS FINANCIERS CONSOLIDES INTERMEDIAIRES (non vérifiés) (Tous les montants sont exprimés en dollars américains et, sauf indication contraire, tous les montants des tableaux sont exprimés en millions.) ------------------------------------------------------------------------- 1. MODE DE PRESENTATION Les résultats financiers consolidés intermédiaires non vérifiés de Magna International Inc. et de ses filiales (collectivement désignées sous le nom de "Magna" ou la "Société") sont exprimés en dollars américains, conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada et aux conventions comptables énoncées dans les résultats financiers consolidés annuels pour l'exercice 2004, exception faite de la modification comptable expliquée à la note 2. Les résultats financiers consolidés intermédiaires non vérifiés ne se conforment pas en tous points aux exigences des principes comptables généralement reconnus qui s'appliquent aux résultats financiers annuels. En conséquence, ces résultats financiers consolidés intermédiaires non vérifiés doivent être lus en parallèle avec les résultats financiers consolidés de l'exercice 2004. Selon la direction, les résultats financiers consolidés intermédiaires non vérifiés reflètent tous les ajustements, normaux et récurrents, nécessaires à la présentation fidèle de la situation financière de Magna au 31 décembre 2005, ainsi que des résultats d'exploitation et des flux de trésorerie pour les trimestres et les exercices terminés les 31 décembre 2005 et 2004. 2. MODIFICATION COMPTABLE Instruments financiers - Informations à fournir et présentation En 2003, l'Institut canadien des comptables agréés ("ICCA") a modifié le chapitre 3860 du Manuel, intitulé "Instruments financiers - informations à fournir et présentation" ("ICCA 3860"), pour exiger le règlement de certaines obligations par une entité au moyen de ses propres instruments de capitaux propres, ainsi que leur présentation à titre de passifs. Conformément aux modifications, la Société doit présenter ses titres privilégiés et ses débentures subordonnées à titre de passifs, exception faite de la valeur comptable assignée à l'option des porteurs de convertir certaines des débentures subordonnées en des actions à droit de vote subalterne de catégorie A; elle doit également présenter les frais financiers connexes relatifs à ce passif comme une charge imputée au bénéfice net. La Société a adopté ces nouvelles recommandations sur une base rétroactive à compter du 1er janvier 2005. Voici l'incidence de cette modification comptable sur le bilan consolidé au 31 décembre 2004 : Augmentation des autres éléments d'actif 2 $ --------------------------------------------------------------------- Diminution des impôts sur le bénéfice à payer 1 $ Augmentation de la dette à long terme 216 Diminution de l'obligation associée à l'intérêt sur les débentures 38 Diminution de la part des actionnaires sans contrôle 68 --------------------------------------------------------------------- Diminution du capital d'apport supplémentaire 75 $ Augmentation des bénéfices non répartis 2 Diminution de l'écart de conversion 34 --------------------------------------------------------------------- Voici l'incidence de ce changement de méthode comptable sur les états consolidés des résultats et des bénéfices non répartis pour le trimestre et l'exercice terminés le 31 décembre 2004 : Trimestre Exercice clos le clos le 31 déc. 31 déc. 2004 2005 --------------------------------------------------------------------- Augmentation des intérêts débiteurs 2 $ 31 $ Diminution des impôts sur le bénéfice - (11) Diminution de la part des actionnaires sans contrôle (1) (4) --------------------------------------------------------------------- Diminution de la part des actionnaires sans contrôle (1) (16) Diminution des frais de financement liés aux titres privilégiés et au capital d'apport supplémentaire 1 16 Diminution du gain de change au rachat de titres privilégiés - (18) --------------------------------------------------------------------- Diminution du bénéfice net revenant aux actionnaires détenant des actions à droit de vote subalterne de catégorie A et des actions de catégorie B - $ (18)$ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- Réduction du bénéfice par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base - $ (0,18)$ Dilué - $ (0,18)$ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- 3. ECART D'ACQUISITION ET ACTIF A LONG TERME En liaison avec l'analyse annuelle de la réduction de valeur de l'écart d'acquisition de la Société et compte tenu des autres indicateurs de réduction de la valeur de l'actif à long terme à certaines installations, la Société a comptabilisé les charges de moins-value suivantes : Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre -------------------- -------------------- 2005 2004 2005 2004 --------------------------------------------------------------------- (a) Réduction de la valeur de l'actif à long terme : Europe 84 $ 20 $ 89 $ 20 $ Amérique du Nord 21 16 21 16 (b) Réduction de la valeur de l'écart d'acquisition : Europe 21 - 21 - --------------------------------------------------------------------- 126 $ 36 $ 131 $ 36 $ --------------------------------------------------------------------- ---------------------------------------------------------------------
(a) Réductions de la valeur de l'actif à long terme Europe:
En 2005, la Société a comptabilisé des réductions de la valeur de l'actif de 89 M$ (63 M$ après impôts) en rapport avec certains éléments d'actif et installations, dont :
Au Royaume-Uni, en Belgique et en Allemagne, la Société a constaté des problèmes concernant certaines installations de fabrication de systèmes extérieurs, comprenant : (i) des pertes récurrentes appelées à se poursuivre, selon les prévisions, en raison des niveaux de ventes actuels et des perspectives de croissance limitée des ventes à certaines de ces installations; (ii) de l'incertitude quant aux volumes de production à long terme sur le marché du Royaume-Uni en général; (iii) une capacité excédentaire dans le secteur de la peinture sur le marché européen; et (iv) la rationalisation qui en découle dans les usines de peinture et de moulage. Par conséquent, la Société a comptabilisé une réduction de valeur de l'actif de 80 M$. La Société a également constaté une perte de valeur à son installation de fabrication de systèmes de verrouillage en République tchèque. En raison des pertes récurrentes qui étaient supposées se poursuivre compte tenu des niveaux de vente actuels et des perspectives de croissance limitées, la Société a inscrit une réduction de la valeur de l'actif de 8 M$.
En 2004, la Société a constaté des problèmes concernant certaines de ses installations de fabrication de systèmes extérieurs, y compris des pertes récurrentes qui devraient se poursuivre pendant la période de planification des activités de la Société à la suite des niveaux de vente actuels et des perspectives de croissance limitées relativement à certains éléments d'actif de ces installations. Par conséquent, la Société a inscrit une perte de la valeur de l'actif de 20 M$ (15 M$ après la part des actionnaires sans contrôle).
Amérique du Nord :
En 2005, la Société a inscrit une réduction de la valeur de l'actif de 21 M$ (14 M$ après impôts) relativement à certains éléments d'actif et installations.
La Société a constaté des problèmes en rapport avec son installation de systèmes extérieurs au Canada, notamment des pertes qui devraient se poursuivre pendant la période de planification des activités de la Société suite aux niveaux actuels et prévus des ventes. Par conséquent, la Société a inscrit une réduction de la valeur de l'actif de 12 M$.
La Société a également constaté des problèmes concernant certaines usines de groupes motopropulseurs aux Etats-Unis, dont : (i) la cessation des activités à une installation; et (ii) des pertes récurrentes qui, selon les prévisions, devraient se poursuivre. Par conséquent, la Société a inscrit une réduction de la valeur de l'actif de 9 M$ en rapport avec certains éléments d'actif aux installations concernées.
En 2004, la Société a inscrit une réduction de la valeur de l'actif de 16 M$ (7 M$ après impôts et part des actionnaires sans contrôle) relativement à son plan de cessation des activités à son installation de systèmes extérieurs au Canada.
(b) Réduction de la valeur de l'écart d'acquisition
En liaison avec son cycle de planification annuel des activités, la Société a achevé son analyse de la réduction de la valeur de l'écart d'acquisition. A la suite de cette analyse, la Société a inscrit une charge de 21 M$ pour la réduction de valeur de l'écart d'acquisition relativement à son unité comptable de systèmes extérieurs en Europe.
Cette charge pour moins-value n'a pas bénéficié d'avantage fiscal.
4. ACQUISITIONS
(a) Pour l'exercice terminé le 31 décembre 2005
(i) Privatisations
En octobre 2004, Magna a annoncé sa proposition de fermer le capital de chacune de ses filiales cotées en bourse (les "opérations de fermeture du capital"). Ces opérations ont été menées à bien sur une période de trois mois comme suit: Tesma
Le 1er février 2005, les actionnaires de Tesma International Inc. ("Tesma") ont approuvé un plan d'arrangement qui est entré en vigueur le 6 février 2005. En vertu de ce plan, Magna a acquis la participation restante de 56 % dans Tesma dont elle n'était pas encore titulaire. La contrepartie totale versée pour les actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Tesma qui ne constituaient pas encore la propriété de la Société s'est chiffrée à environ 613 M$ et comprenait l'émission de 6,7 millions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna (note
7) et un montant en espèces d'environ 103 M$. Par ailleurs, Magna a assumé la responsabilité liée aux options d'achat d'actions existantes de Tesma, ce qui s'est traduit par une augmentation d'environ 17 M$ du prix d'achat, soit la juste valeur approximative des options d'achat d'actions assumées. Cette juste valeur a été créditée au surplus d'apport (note 8). L'excédent du prix d'achat sur l'apport cumulatif de la Société à la valeur comptable des actifs acquis et des passifs assumés s'est chiffré à 270 M$.
Decoma
Le 28 février 2005, les actionnaires de Decoma International Inc. ("Decoma") ont approuvé un plan d'arrangement qui est entré en vigueur le 6 mars 2005. En vertu de ce plan, Magna a acquis la participation restante de 27 % dans Decoma dont la Société n'était pas encore titulaire. La contrepartie totale versée pour les actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Decoma dont la Société n'était pas encore titulaire s'est chiffrée à environ 239 M$. Elle comprenait l'émission de 2,9 millions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna (note 7) et un montant en espèces d'environ 31 M$. Par ailleurs, Magna a assumé la responsabilité liée aux options d'achat d'actions existantes de Decoma, ce qui s'est traduit par une augmentation du prix d'achat d'environ 2 M$, soit la juste valeur approximative des options d'achat d'actions assumées. Cette juste valeur a été créditée au surplus d'apport (note 8). L'excédent du prix d'achat sur l'apport cumulatif de la Société à la valeur comptable des actifs acquis et des passifs assumés s'est chiffré à 78 M$.
Le plan d'arrangement de Decoma s'est traduit par la fusion de Magna et de Decoma. En conséquence de cette fusion, la facilité triennale de crédit venant à échéance le 30 septembre 2007 et les débentures subordonnées convertibles à 6,5 % de Decoma, arrivant à échéance le 31 mars 2010, sont devenues la responsabilité directe de la Société.
Intier
Le 30 mars 2005, les actionnaires d'Intier Automotive Inc. ("Intier") ont approuvé un plan d'arrangement entré en vigueur le 3 avril 2005. En vertu de ce plan, Magna a acquis la participation restante de 15 % dans Intier dont elle n'était pas encore titulaire. La contrepartie totale versée pour les actions à droit de vote subalterne de catégorie A d'Intier dont la Société n'était pas encore titulaire, s'est chiffrée à environ 202 M$. Elle comprenait l'émission de 2,3 millions d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna (note 7) et un montant en espèces d'environ 50 M$. Magna a assumé la responsabilité liée aux options d'achat d'actions existantes d'Intier, ce qui s'est traduit par une augmentation d'environ 23 M$ du prix d'achat, soit la juste valeur approximative des options d'achat d'actions assumées. Cette juste valeur a été créditée au surplus d'apport (note 8). L'excédent du prix d'achat sur l'apport cumulatif de la Société à la valeur comptable des actifs acquis et des passifs assumés s'est chiffré à 87 M$.
(ii) Autres
Pendant l'année, la Société a également conclu l'acquisition d'un certain nombre de petites installations de fabrication.
La contrepartie totale versée pour les acquisitions décrites ci-dessus s'est élevée à environ 21 M$ (moins l'encaisse acquise) versés en espèces plus une dette prise en charge de 12 M$.
L'établissement du prix de ces acquisitions représente une opération préliminaire et des modifications pourraient être apportées aux attributions actuelles après l'obtention de renseignements complémentaires sur l'évaluation de l'actif. Sur une base préliminaire, l'attribution du prix d'acquisition excédentaire sur l'apport cumulatif de la Société à la valeur comptable des actifs acquis et des passifs assumés a été affectée aux immobilisations corporelles relatives à chacune des acquisitions de Tesma, de Decoma et d'Intier.
(b) Pour l'exercice terminé le 31 décembre 2004
Le 29 septembre 2004, la Société a conclu l'acquisition des activités mondiales de New Venture Gear, Inc. ("NVG"), filiale en propriété exclusive de DaimlerChrysler Corporation ("DCC"), l'un des principaux fournisseurs de boîtes de transfert et d'autres produits de transmission. Le montant versé en contrepartie de l'acquisition de l'ensemble des actifs de NVG a totalisé 428 M$. La Société a acquitté le prix d'acquisition grâce à un montant en espèces de 348 M$ (moins l'encaisse acquise de 3 M$) et à un montant de 80 M$ en billets à coupon zéro payable à DCC, d'une valeur nominale de 95 M$ et dont l'échéance est fixée à décembre 2008.
L'effet net sur le bilan consolidé de 2004 de la Société a été des augmentations de 55 M$ dans les éléments d'actif et de passif, de 241 M$ dans les immobilisations et de 132 M$ dans l'écart d'acquisition. En 2005, l'équation de regroupement pour l'acquisition de NVG a été finalisée, ce qui s'est traduit par un changement net au bilan consolidé de la Société : une hausse de 14 M$ des éléments d'actif et de passif hors caisse, une baisse de 17 M$ des immobilisations, une hausse de 6 M$ des actifs divers et une hausse des impôts futurs de 1 M$ et une compensation de 4 M$ à l'écart d'acquisition. L'écart d'acquisition a également été réduit par un ajustement de prix d'achat en espèces de 18 M$ reçu pendant l'exercice.
5. DETTE A LONG TERME
Le 12 octobre 2005, la Société a conclu une nouvelle facilité de crédit renouvelable sur cinq ans venant à échéance le 12 octobre 2010. La facilité se compose d'une tranche nord américaine de 1,57 G$, d'une tranche européenne de 300 millions d'euros et d'une tranche asiatique de 50 M$. En mars 2005, la Société a remboursé des emprunts de 197 M$ CA exigibles en vertu de l'ancienne facilité de crédit à terme de Decoma, et la facilité de crédit a été annulée.
En septembre 2004, la Société a racheté tous ses titres privilégiés de série A à 8,65 % d'une valeur de 165 M$ et ses titres privilégiés de série B à 8,875 % d'une valeur de 170 M$ en contrepartie d'un montant total en espèces de 300 M$.
En liaison avec l'acquisition de NVG, la Société a émis cinq séries de billets de premier rang non garantis à coupon zéro pour un prix d'émission total de 365 M$ CA (287 M$ à la date d'émission) et un montant total dû à l'échéance de 415 M$ CA. Les billets, qui arriveront à échéance à différentes dates jusqu'en décembre 2008, ont été vendus au Canada dans le cadre d'un placement privé sur une base ferme.
6. REGIMES D'AVANTAGES SOCIAUX FUTURS DES EMPLOYES Voici les charges inscrites par la Société pour les avantages sociaux futurs des employés : Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre -------------------- -------------------- 2005 2004 2005 2004 --------------------------------------------------------------------- Régimes de retraite à prestations déterminées et autres 19 $ (15)$ 30 $ (1)$ Dispositions relatives aux indemnités de départ et aux allocations pour long service 6 4 17 17 Régime d'assurance-maladie pour les retraités 2 2 9 8 --------------------------------------------------------------------- 27 $ (9)$ 56 $ 24 $ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- Pour le trimestre et l'exercice terminés le 31 décembre 2004, la charge au titre des régimes d'avantages sociaux est comptabilisée nette d'un gain de 29 M$ lié à la compression de régimes de retraite. 7. CAPITAL-ACTIONS (a) Le tableau suivant présente les modifications liées aux actions à droit de vote subalterne de catégorie A pour le trimestre et l'exercice terminés le 31 décembre 2005. (Dans ce tableau, les quantités d'actions sont exprimées en nombres entiers.) Actions à droit de vote subalterne ---------------------- Nombre Valeur d'actions déclarée --------------------------------------------------------------------- Emises et en circulation au 31 décembre 2004 95 850 377 1 610 $ Emises lors de l'opération de fermeture du capital de Tesma (i) 6 687 709 510 Emises lors de l'opération de fermeture du capital de Decoma (i) 2 854 400 208 Emises en contrepartie d'espèces en vertu du régime incitatif à base d'options d'achat d'actions 170 106 13 Emises en vertu du régime de réinvestissement des dividendes 2 438 - Echange d'actions temporairement incessibles d'une filiale contre des actions temporairement incessibles de Magna (i) - (19) --------------------------------------------------------------------- Emises et en circulation au 31 mars 2005 105 565 030 2 322 Emises lors de l'opération de fermeture du capital d'Intier (i) 2 332 748 152 Emises en contrepartie d'espèces dans le cadre du régime incitatif à base d'options d'achat d'actions 80 486 6 Emises en vertu du régime de réinvestissement des dividendes 3 046 - Echange d'actions temporairement incessibles d'une filiale contre des actions temporairement incessibles de Magna (i) - (8) --------------------------------------------------------------------- Emises et en circulation au 30 juin 2005 107 981 310 2 472 Emises en contrepartie d'espèces dans le cadre du régime incitatif à base d'options d'achat d'actions 152 211 9 Emises en vertu du régime de réinvestissement des dividendes 4 468 1 Rachat d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A (i) - (15) --------------------------------------------------------------------- Emises et en circulation au 30 septembre 2005 108 137 989 2 467 Emises en contrepartie d'espèces dans le cadre du régime incitatif à base d'options d'achat d'actions 40 886 3 Emises en vertu du régime de réinvestissement des dividendes 5 520 - --------------------------------------------------------------------- Emises et en circulation au 31 décembre 2005 108 184 395 2 470 $ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- (i) Au 31 décembre 2005, 878 281 (2004 : 124 976) actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna, qui avaient été acquises pour une contrepartie en espèces de 15 M$ (2004 : 4 M$), ont été octroyées à certains cadres dirigeants sur une base spéciale. Puisque ces actions n'ont pas été émises aux cadres dirigeants, elles ont été comptabilisées comme une réduction de la valeur déclarée des actions à droit de vote subalterne de catégorie A de la Société. (b) Le tableau suivant indique le nombre maximal d'actions qui seraient en circulation si tous les instruments dilutifs en circulation au 24 février 2006 étaient exercés : Actions à droit de vote subalterne de catégorie A et actions de catégorie B 109 301 880 Débentures subordonnées i) 1 096 582 Options d'achat d'actions (ii) 4 576 537 ----------------------------------------------------------------- 114 974 999 ----------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------- (i) Les montants précédents comprennent les actions émissibles si les porteurs de débentures subordonnées convertibles à 6,5 % exerçaient leur option de conversion, mais excluent les actions à droit de vote subalterne de catégorie A émissibles, au gré de la Société seulement, pour régler l'intérêt et le principal des débentures subordonnées convertibles à 6,5 %. Le nombre d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A émissibles au gré de la Société dépend du cours de ces titres au moment où la Société décidera de régler l'intérêt et le principal des débentures subordonnées convertibles à 6,5 % avec des actions. Les montants ci-dessus excluent les actions à droit de vote subalterne de catégorie A émissibles, au gré de la Société seulement, pour régler les débentures subordonnées à 7,08 % au moment de leur rachat ou de leur échéance. Le nombre d'actions émissibles dépend du cours des actions à droit de vote subalterne de catégorie A au moment du rachat ou de l'échéance des débentures subordonnées à 7,08 %. (ii) Les options d'achat d'actions à droit de vote subalterne de catégorie A peuvent être exercées par leur porteur, selon les dispositions relatives à l'acquisition et sur paiement du prix d'exercice, conformément à certaines décisions périodiques et aux régime d'options d'achat d'actions de la Société. 8. REMUNERATION A BASE D'ACTIONS (a) Le tableau ci-dessous présente l'historique des options en circulation (les quantités d'options dans ce tableau sont exprimées en nombres entiers) : 2005 ---------------------------------- Options en circulation --------------------- Nombre Prix d'options d'exercice pouvant Nombre (i) être d'options $ CA exercées ----------------------------------------------------------------- Début de l'exercice 2 614 376 85,74 2 042 876 Assumées lors de l'opération de fermeture du capital 1 053 353 71,31 864 688 Octroyées 35 000 85,75 - Exercées (170 106) 61,09 (170 106) Acquises - - 9 291 Annulées - - - ----------------------------------------------------------------- Au 31 mars 3 532 623 82,62 2 746 749 Assumées lors de l'opération de fermeture du capital 1 377 067 54,11 973 668 Exercées (80 486) 53,67 (80 486) Acquises - - 11 775 Annulées (17 033) 84,60 - ----------------------------------------------------------------- Au 30 juin 4 812 171 74,94 3 651 706 Octroyées - - - Exercées (152 211) 60,56 (152 211) Acquises - - 281 020 Annulées (4 506) 94,66 (1 163) ----------------------------------------------------------------- Au 30 septembre 4 655 454 75,39 3 779 352 Exercées (40 886) 61,20 (40 886) Acquises - - 386 936 Annulées (14 529) 95,05 (9 298) ----------------------------------------------------------------- Au 31 décembre 4 600 039 75,46 4 116 104 ----------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------- 2004 ---------------------------------- Options en circulation --------------------- Nombre Prix d'options d'exercice pouvant Nombre (i) être d'options $ CA exercées ----------------------------------------------------------------- Début de l'exercice 3 046 450 82,31 1 991 950 Assumées lors de l'opération de fermeture du capital - - - Octroyées 15 000 105,19 - Exercées (117 600) 62,63 (117 600) Acquises - - 43 625 Annulées (3 000) 97,47 - ----------------------------------------------------------------- Au 31 mars 2 940 850 83,20 1 917 975 Assumées lors de l'opération de fermeture du capital - - - Exercées (414 474) 71,43 (414 474) Acquises - - - Annulées - - - ----------------------------------------------------------------- Au 30 juin 2 526 376 85,13 1 503 501 Octroyées 100 000 100,69 - Exercées - - - Acquises - - 44 375 Annulées - - - ----------------------------------------------------------------- Au 30 septembre 2 626 376 85,72 1 547 876 Exercées - - - Acquises - - 507 000 Annulées (12 000) 81,19 (12 000) ----------------------------------------------------------------- Au 31 décembre 2 614 376 85,74 2 042 876 ----------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------- (i) Le prix d'exercice indiqué ci-dessus représente le prix d'exercice moyen pondéré en dollars canadiens. (b) La juste valeur des options d'achat d'actions est évaluée à la date de l'octroi, à l'aide du modèle d'établissement du prix des options de Black-Scholes. Voici les hypothèses relatives à la moyenne pondérée qui ont servi à déterminer la juste valeur des options d'achat d'actions octroyées ou modifiées et les charges de rémunération constatées au poste des frais généraux, de vente et d'administration : Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre -------------------- -------------------- 2005 2004 2005 2004 ----------------------------------------------------------------- Taux d'intérêt sans risque - - 3,24 % 3,04 % Rendement prévu des actions - - 2,18 % 1,70 % Volatilité prévue - - 23 % 32 % Durée prévue avant l'exercice - - 2 ans 4 ans ----------------------------------------------------------------- Juste valeur moyenne pondérée des options octroyées ou modifiées au cours de la période ($ CA) - $ - $ 18,48 $ 28,64 $ ----------------------------------------------------------------- Charges de rémunération inscrites dans les frais de vente, généraux et d'administration 2 $ 1 $ 15 $ 15 $ ----------------------------------------------------------------- En relation avec les opérations de fermeture de capital de Tesma, de Decoma et d'Intier, les modalités des options d'achat d'actions de ces entités ont été modifiées, soit par l'échange d'options de Tesma, de Decoma et d'Intier contre des options de remplacement de Magna, soit par des provisions pour ajustement aux options existantes afin que les porteurs d'options non échues de Tesma, de Decoma et d'Intier puissent recevoir des actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Magna en remplacement des actions à droit de vote subalterne de catégorie A de Tesma, de Decoma et d'Intier quand ces options seront exercées. En ce qui concerne les options initiales octroyées avant le 1er janvier 2003 et non acquises à la date des opérations de fermeture de capital, les modifications citées précédemment créent une dépense de rémunération supplémentaire pour le reste de la période d'acquisition des droits. Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2004, les ententes relatives aux options conclues avec certains anciens employés de la Société ont été modifiées, ce qui a entraîné une charge de rémunération unique de 12 M$. Cette charge représente le reste de la charge de rémunération évaluée mais non constatée pour les options accordées en 2003 et la juste valeur à la date de modification de toutes les options accordées avant le 1er janvier 2003. Si les dispositions relatives à la constatation de la juste valeur avaient été adoptées le 1er janvier 2002 pour toutes les options d'achat d'actions accordées après le 1er janvier 2002, les montants du bénéfice net pro forma de la Société, ainsi que de son bénéfice de base et dilué pro forma par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B, auraient été les suivants : Trimestre clos le Exercice clos le 31 décembre 31 décembre -------------------- -------------------- 2005 2004 2005 2004 ----------------------------------------------------------------- Bénéfice net pro forma 82 $ 176 $ 636 $ 676 $ Bénéfice pro forma par action à droit de vote subalterne de catégorie A ou par action de catégorie B De base 0,75 $ 1,81 $ 5,96 $ 6,99 $ Dilué 0,75 $ 1,80 $ 5,87 $ 6,95 $ ----------------------------------------------------------------- (c) Au 31 décembre 2005, les charges de rémunération non amorties liées aux arrangements concernant les actions spéciales se sont établies à 43 M$ et elles ont été comptabilisées à titre de réduction des capitaux propres. (d) Le surplus d'apport correspond aux charges de rémunération à base d'options d'achat d'actions accumulées, moins la juste valeur à la date de l'octroi des options qui ont été exercées et reclassées dans le capital-actions, les charges de rémunération à base d'actions spéciales accumulées et la valeur des options de conversion des détenteurs. Le tableau ci-dessous présente l'historique du surplus d'apport : 2005 2004 ----------------------------------------------------------------- Solde au début de l'exercice 16 $ 3 $ Incidence des opérations de fermeture de capital (note 7) 20 - Charges de rémunération à base d'actions 2 12 Exercice d'options (5) (1) ----------------------------------------------------------------- Solde au 31 mars 33 14 Incidence des opérations de fermeture de capital (note 7) 25 - Charges de rémunération à base d'actions 5 - Exercice d'options (2) - ----------------------------------------------------------------- Solde au 30 juin 61 14 Charges de rémunération à base d'actions 3 1 Exercice d'options (3) - ----------------------------------------------------------------- Solde au 30 septembre 61 15 Charges de rémunération à base d'actions 2 1 Exercice d'options (1) - ----------------------------------------------------------------- Solde au 31 décembre 62 16 Option de conversion des détenteur 3 - ----------------------------------------------------------------- 65 $ 16 $ ----------------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------
9. ENGAGEMENTS ET EVENTUALITES
Un fournisseur avait l'intention de résilier, à compter du 30 août 2004, ses obligations pour fournir à la Société certains produits d'acier à des prix convenus en vertu de deux ententes d'approvisionnement. Ce fournisseur a par la suite continué de fournir de l'acier en facturant un prix qui reflétait la valeur marchande du moment en attendant le règlement de cette affaire, tandis que la Société a continué de payer les produits d'acier en question aux prix établis dans les deux ententes d'approvisionnement.
La Société conteste le droit du fournisseur de résilier ses obligations pour fournir de l'acier en vertu des ententes d'approvisionnement par une action en justice entreprise au cours du quatrième trimestre 2004. L'audience d'arbitrage devrait avoir lieu à l'automne 2006. Si le fournisseur gagne l'arbitrage, le risque maximal auquel la Société serait exposé représenterait moins de 85 M$ au 31 décembre 2005. Cependant, la Société estime avoir une défense valable pour chacune des réclamations du fournisseur et elle continuera de les contester énergiquement.
10. DONNEES SECTORIELLES
Magna, un important fournisseur mondial de pièces, d'assemblages, de modules et de systèmes automobiles évolués sur le plan de la technologie, a comme politique générale une décentralisation fonctionnelle et opérationnelle. Elle exerce ses activités par l'intermédiaire de divisions, qui fonctionnent comme des entités commerciales autonomes et dont l'exploitation respecte ses politiques d'entreprise. Au 31 décembre 2005, Magna comptait 224 divisions de fabrication et 60 centres de développement et d'ingénierie de produits dans 22 pays. Elle conçoit, met au point et fabrique des pièces, des assemblages, des modules et des systèmes automobiles, en plus de construire et de monter des véhicules complets. Ses produits et services sont vendus principalement aux équipementiers ("OEM") d'automobiles et de camions légers en Amérique du Nord, en Europe, ainsi qu'en Asie et en Amérique du Sud ("reste du monde"). Les capacités en matière de produits et services de Magna couvrent certains des principaux segments du marché automobile, comme les systèmes intérieurs; les sièges; les systèmes de fermeture; les systèmes de carrosserie en métal; les rétroviseurs extérieurs et intérieurs et les systèmes de glaces mécaniques; les dispositifs électroniques; les systèmes de carrosserie, d'éclairage et de garniture extérieure en plastique; les divers composants du groupe motopropulseur et de la transmission; les systèmes de toits rigides rétractables et de toits souples; ainsi que l'ingénierie et le montage de véhicules complets.
Auparavant, la Société fournissait ces produits et services par l'entremise de groupes de produits mondiaux, dont trois étaient des sociétés cotées en bourse dans lesquelles Magna détenait une participation majoritaire. En 2005, la Société a acquis le reste des titres de participation en circulation des sociétés cotées en bourse qu'elle ne détenait pas déjà (voir note 4). Il y avait quatre motifs fondamentaux aux opérations de fermeture du capital menées par Magna :
- améliorer le positionnement stratégique;
- exploiter les compétences diverses de la Société;
- harmoniser le portefeuille de produits de la Société; et
- éviter la répétition des investissements en infrastructure et des frais de développement.
Peu après avoir conclu ces opérations de fermeture du capital, la Société a entrepris de réorganiser ses activités entre trois régions géographiques, soit l'Amérique du Nord, l'Europe et le reste du monde. En conséquence, les données sectorielles ont été retraitées pour tenir compte de la nouvelle structure de la Société.
La réussite de Magna dépend principalement des niveaux de production de voitures et de camions légers de ses clients nord-américains et européens (et, dans une moindre mesure actuellement, de ceux du reste du monde). Les volumes de production des équipementiers en Amérique du Nord et en Europe peuvent être influencés par différents facteurs qui varient d'une région à l'autre, notamment la conjoncture économique générale, les taux d'intérêt, les prix et la disponibilité du carburant, l'infrastructure, les modifications législatives, les questions liées aux émissions dans l'environnement et à la sécurité, ainsi que les relations de travail et les relations commerciales.
Compte tenu de ces différences entre les régions où elle exerce ses activités, la Société a segmenté son exploitation sur une base géographique entre l'Amérique du Nord, l'Europe et le reste du monde Ses équipes de direction en Amérique du Nord et en Europe ont comme mission de gérer les intérêts de la Société et d'assurer la coordination des activités dans l'ensemble des installations de production. En plus d'entretenir les liens avec les principaux clients, fournisseurs et gouvernements dans leurs marchés respectifs, les équipes de direction régionales gèrent les aspects clés de leurs activités de manière centralisée, tout en laissant aux divisions assez de souplesse pour favoriser, à l'intérieur de la structure décentralisée de la Société, un environnement animé par l'esprit d'entreprise.
Conformément aux changements organisationnels décrits ci-dessus, la Société a revu sa façon de communiquer l'information financière de manière à segmenter les mesures clés de son rendement entre l'Amérique du Nord, l'Europe et le reste du monde aux fins de leur présentation au principal responsable de l'exploitation et afin d'aider ce dernier à évaluer les résultats d'exploitation, à affecter les ressources, à établir l'orientation stratégique à long terme et à prévoir la croissance mondiale future de la Société. La présentation des résultats de la Société au comité exécutif, au conseil d'administration et aux actionnaires a été revue en conséquence.
Le tableau suivant présente certains renseignements sectoriels : Trimestre clos le 31 décembre 2005 ------------------------------------------- Chiffre d'affaires Immobi- lié à la lisations Chiffre produc- incorpo- d'affaires tion BAII (i) relles total externe nettes --------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord Canada 1 719 $ 1 647 $ 1 078 $ États-Unis 1 394 1 339 1 242 Mexique 332 321 337 Eliminations (125) - - --------------------------------------------------------------------- 3 320 3 307 $ 194 2 657 Europe Zone euro 2 233 2 183 1 128 Grande-Bretagne 216 213 66 Autres pays européens 137 101 87 Eliminations (53) - - --------------------------------------------------------------------- 2 533 2 497 (93) 1 281 Reste du monde 57 50 (3) 83 Siège social et autres (56) - 28 103 --------------------------------------------------------------------- Total des segments isolables 5 854 $ 5 854 $ 126 4 124 Actif à court terme 6 603 Placements, écart d'acquisition et autres éléments d'actif 1 594 --------------------------------------------------------------------- Total des actifs consolidés 12 321 $ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- Trimestre clos le 31 décembre 2004 ------------------------------------------- Chiffre d'affaires Immobi- lié à la lisations Chiffre produc- incorpo- d'affaires tion BAII (i) relles total externe nettes --------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord Canada 1 532 $ 1 473 $ 1 025 $ États-Unis 1 292 1 235 1 028 Mexique 283 270 320 Eliminations (124) - - --------------------------------------------------------------------- 2 983 2 978 $ 196 2 373 Europe Zone euro 2 366 2 316 1 257 Grande-Bretagne 234 216 92 Autres pays européens 142 107 103 Eliminations (66) - - --------------------------------------------------------------------- 2 676 2 639 29 1 452 Reste du monde 40 36 3 61 Siège social et autres (46) - 26 81 --------------------------------------------------------------------- Total des segments isolables 5 653 $ 5 653 $ 254 $ 3 967 Actif à court terme 6 281 Placements, écart d'acquisition et autres éléments d'actif 1 367 --------------------------------------------------------------------- Total des actifs consolidés 11 615 $ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- Exercice clos le 31 décembre 2005 ------------------------------------------- Chiffre d'affaires Immobi- lié à la lisations Chiffre produc- incorpo- d'affaires tion BAII (i) relles total externe nettes --------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord Canada 6 513 $ 6 215 $ 1 078 $ États-Unis 5 714 5 468 1 242 Mexique 1 123 1 071 337 Eliminations (551) - - --------------------------------------------------------------------- 12 799 12 754 $ 733 2 657 Europe Zone euro 8 714 8 533 1 128 Grande-Bretagne 918 904 66 Autres pays européens 580 442 87 Eliminations (190) - - --------------------------------------------------------------------- 10 022 9 879 82 1 281 Reste du monde 209 178 2 83 Siège social et autres (219) - 131 103 --------------------------------------------------------------------- Total des segments isolables 22 811 $ 22 811 $ 948 $ 4 124 Actif à court terme 6 603 Placements, écart d'acquisition et autres éléments d'actif 1 594 --------------------------------------------------------------------- Total des actifs consolidés 12 321 $ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- Exercice clos le 31 décembre 2004 ------------------------------------------- Chiffre d'affaires Immobi- lié à la lisations Chiffre produc- incorpo- d'affaires tion BAII (i) relles total externe nettes --------------------------------------------------------------------- Amérique du Nord Canada 5 860 $ 5 604 $ 1 025 $ États-Unis 4 426 4 165 1 028 Mexique 976 920 320 Eliminations (543) - - --------------------------------------------------------------------- 10 719 10 689 $ 886 2 373 Europe Zone euro 8 698 8 541 1 257 Grande-Bretagne 928 897 92 Autres pays européens 514 384 103 Eliminations (207) - - --------------------------------------------------------------------- 9 933 9 822 176 1 452 Reste du monde 162 142 10 61 Siège social et autres (161) - 79 81 --------------------------------------------------------------------- Total des segments isolables 20 653 $ 20 653 $ 1 151 $ 3 967 Actif à court terme 6 281 Placements, écart d'acquisition et autres éléments d'actif 1 367 --------------------------------------------------------------------- Total des actifs consolidés 11 615 $ --------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------- (i) Le BAII correspond au bénéfice d'exploitation avant les intérêts débiteurs ou créditeurs.
11. EVENEMENTS POSTERIEURS A LA CLOTURE DU BILAN
Le 2 février 2006, Magna a acquis CTS Fahrzeug-Dachsysteme GmbH, Bietingheim-Bissingen ("CTS") pour un prix d'achat en espèces d'environ 170 millions d'euros, plus la dette prise en charge. CTS, dont le siège est en Allemagne, est l'un des principaux constructeurs mondiaux de systèmes de toit destinés au secteur automobile. CTS produit des toits souples, des toits rigides et des toits modulaires rétractables. Outre Porsche, ses clients comprennent DaimlerChrysler, Ferrari, Peugeot et General Motors. CTS compte six installations en Europe et deux en Amérique du Nord.
12. DONNES COMPARATIVES
Certaines des données comparatives ont fait l'objet d'un reclassement pour les conformer à la méthode de présentation de la période à l'étude.


