Selon de nouveaux résultats cliniques, les enfants à risque ont besoin d'être mieux protégés contre le virus respiratoire syncytial
WASHINGTON D.C., December 12 /PRNewswire/ -- - Le début de la saison du VRS menace les enfants d'une infection.
De nouveaux résultats cliniques apportent une nouvelle fois la preuve que les enfants prématurés (c'est-à-dire dont l'âge gestationnel est inférieur ou égal à 35 semaines) présentent un risque élevé de morbidité et de mortalité relatives au virus respiratoire syncytial (VRS). Ces résultats, présentés cette semaine par un panel de néonatologues et de spécialistes des maladies infectieuses de premier plan au cours d'une conférence internationale sur la néonatologie, identifient ces enfants comme une population présentant un risque élevé de contracter des maladies graves et alertent les médecins sur le fait que la saison du VRS a démarré dans l'hémisphère nord.
<< Ces nouvelles constatations permettent d'attirer davantage l'attention sur les risques du VRS chez les bébés prématurés >>, explique le docteur Jessie Groothuis, directrice médicale de la division Immunology Development chez Abbott Laboratories. << Les traitements préventifs peuvent permettre de protéger ces enfants déjà vulnérables contre le VRS, une maladie grave des voies respiratoires inférieures >>, précise-t-elle.
Le VRS est la cause la plus courante d'infection des voies respiratoires inférieures, telle que la bronchiolite et la pneumonie, chez les nouveau-nés et les enfants du monde entier, ces infections se produisant le plus souvent entre l'automne et le printemps. Près de 50 % des hospitalisations pour bronchiolite et 25 % des hospitalisations pour pneumonie chez les jeunes enfants sont dues au VRS. Les chiffres annuels d'infection et de mortalité dans le monde relatives au VRS sont estimés à 64 millions et 160 000 respectivement.
Les populations considérées comme les plus exposées au risque de contracter une maladie liée au VRS sont les enfants nés avant terme et les enfants souffrant d'une cardiopathie congénitale hémodynamiquement significative. Le Synagis(r) (palivizumab) a été homologué en 1999 en Europe et en 1998 aux États-Unis pour prévenir les graves infections dues au VRS chez les enfants prématurés à haut risque. Récemment, l'utilisation de ce médicament a été officiellement étendue aux enfants de moins de deux ans souffrant d'une cardiopathie congénitale en Europe (octobre 2003) mais également aux États-Unis (septembre 2003).
Trois études internationales présentées pour la première fois à Hot Topics, une conférence internationale qui s'est déroulée cette semaine à Washington D.C., insistent sur le fait que les enfants à haut risque ont besoin de recevoir des traitements préventifs, qui pourraient permettre de réduire le nombre d'hospitalisations liées au VRS. En outre, des résultats publiés pour la première fois désignent des facteurs de risque spécifiques concernant les hospitalisations pour VRS chez les enfants prématurés.
Une étude danoise montre que la prophylaxie du VRS est encouragée
Les résultats d'une récente étude danoise portant sur de grands prématurés, souffrant ou non d'une maladie pulmonaire chronique, indiquent que ces patients présentent un risque anormalement élevé de réhospitalisation et on souvent besoin d'une assistance respiratoire en raison des complications générées par une infection à VRS. Les auteurs de l'étude concluent qu'il serait important de généraliser la prophylaxie du VRS chez cette population de patients à haut risque.
Selon une étude espagnole, le Synagis permet de réduire le nombre d'hospitalisations de 70 %
Les résultats d'une étude espagnole sur 4 ans, publiés dans le numéro d'octobre 2003 du Pediatric Infectious Disease Journal, montrent que les enfants prématurés (âge gestationnel inférieur ou égal à 32 semaines) ayant bénéficié d'un traitement préventif avec l'anticorps monoclonal Synagis ont enregistré un taux d'hospitalisation pour VRS inférieur de 70 % par rapport aux patients n'ayant pas bénéficié d'un traitement par Synagis. Dans l'ensemble, les enfants qui n'ont pas été traités par Synagis avaient environ quatre fois plus de risques d'être hospitalisés pour avoir contracté le VRS.
Des études internationales identifient de nouveaux facteurs de risque concernant le VRS chez les enfants prématurés
Une étude récente publiée dans le << Journal of Pediatrics >> démontre que les enfants nés entre 33 et 35 semaines d'âge gestationnel obtiennent des résultats cliniques comparables à ceux des enfants dont l'âge gestationnel est inférieur à 33 semaines. Lors de la conférence Hot Topics, des chercheurs canadiens et espagnols ont divulgué des études distinctes permettant d'identifier les facteurs de risque les plus susceptibles de provoquer une infection à VRS et une hospitalisation chez les enfants nés entre 33 et 35 semaines d'âge gestationnel. Selon les résultats présentés par les docteurs Barbara Law (Canada) et Xavier Carbonell (Espagne), les facteurs de risque d'une hospitalisation sont les suivants : contacts quotidiens avec les frères et soeurs, surpeuplement dans le foyer, présence de fumeurs au domicile, enfant de sexe masculin, diverses affections, un âge de 10 semaines ou moins au début de la saison de VRS et interruption précoce de l'allaitement.
VRS et enfants à haut risque
Les enfants prématurés représentent le groupe le plus important d'enfants à haut risque concernant l'infection à VRS, la réinfection et l'hospitalisation. Les études ont démontré que les bébés nés prématurément font partie des enfants présentant un risque élevé de complications dues au VRS. L'infection à VRS, lorsqu'elle s'avère assez grave pour entraîner une hospitalisation, peut nécessiter des soins intensifs et une ventilation artificielle.
Les enfants à haut risque qui contractent le VRS ont beaucoup plus de risques de contracter une infection des voies respiratoires inférieures comme la bronchiolite ou la pneumonie (maladies qui nécessitent souvent des hospitalisations longues et coûteuses) que les enfants nés à terme et en pleine santé. Sur le long terme, l'infection à VRS a été associée au sifflement et à la toux chroniques que l'on rencontre chez les enfants asthmatiques.
Prophylaxie du VRS par Synagis (palivizumab)
Le Synagis, un anticorps monoclonal humanisé anti-VRS, constitue actuellement le seul traitement préventif contre les infections des voies respiratoires inférieures nécessitant une hospitalisation et provoquées par le VRS. La prophylaxie par Synagis nécessite des injections intramusculaires mensuelles tout au long de la saison de VRS. L'utilisation du Synagis, dont l'efficacité a été prouvée contre les isolats du VRS prélevés dans le monde entier, est autorisée dans plus de 50 pays.
Le Synagis est indiqué chez les enfants de moins de deux ans souffrant d'une maladie pulmonaire chronique ou d'une dysplasie broncho-pulmonaire, chez les enfants prématurés dont l'âge gestationnel était inférieur ou égal à 35 semaines et chez les enfants et nourrissons de 2 ans et moins souffrant d'une cardiopathie congénitale hémodynamiquement significative. Des études cliniques préalables ont démontré que le Synagis est efficace et bien toléré. Les effets secondaires courants, incluant la fièvre et des réactions au point d'injection, ne sont pas nettement plus marqués que pour le placebo. Abbott Laboratories possède les droits exclusifs du Synagis dans les pays hors États-Unis. Aux États-Unis, MedImmune Inc. (Gaithersburg, États-Unis) et Abbott ont conclu un accord exclusif pour promouvoir le Synagis en collaboration.
Abbott Laboratories est une société multinationale du domaine de la santé, qui se consacre à la découverte, au développement, à la fabrication et à la commercialisation de produits pharmaceutiques, nutritionnels et médicaux, y compris du matériel médical et des produits de diagnostic. L'entreprise emploie plus de 70 000 personnes et commercialise ses produits dans plus de 130 pays.
Les communiqués de presse d'Abbott et d'autres informations sont disponibles sur le site Internet de la société: www.abbott.com.
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