La majorité des membres de conseils d'administration estime que la loi Sarbanes-Oxley devrait être abrogée ou entièrement revue
NEW YORK, February 23 /PRNewswire/ --
- Nombreuses sont les demandes de modifications, selon la 32ème étude annuelle Korn/Ferry International auprès des conseils d'administration -
À peine quatre ans après l'entrée en vigueur de la loi Sarbanes-Oxley, 58 % des administrateurs interrogés pensent que la réglementation a eu pour seul effet de rendre les conseils d'administration trop prudents et qu'elle devrait être abrogée ou repensée, selon la 32ème étude annuelle des conseils d'administration, publiée aujourd'hui par Korn/Ferry International (NYSE : KFY), prestataire de premier plan de services de recrutement de cadres, de recrutement externe et de formation de dirigeants.
<< Les agissements irresponsables récents dans le monde des affaires ont nécessité la mise en place d'une réglementation forte. Néanmoins, l'opinion qui se généralise de plus en plus est que l'impact a été négatif >> déclare Charles King, responsable de Global Board Services Practice chez Korn/Ferry International. << De nombreux administrateurs pensent que les conseils sont devenues extrêmement frileux et ne prennent plus les risques nécessaires à la croissance de leur société. Ces mêmes administrateurs demandent une réforme de la loi. >>
Analyse la plus détaillée et la plus ancienne au monde dans sa catégorie, l'étude des conseils d'administration examine les opinions et les pratiques rencontrées dans les conseils des principaux groupes à travers le monde. Les résultats sont fondés sur les réponses obtenues de près de 1 200 membres de conseils d'administration provenant de 15 nations des Amériques, d'Asie Pacifique et d'Europe.
Les points clés de cette année incluent : - Les effets de la réglementation. Au lieu de promouvoir une gouvernance améliorée, la loi Sarbanes-Oxley a servi à rendre les conseils d'administration davantage circonspects selon 72 % des administrateurs interrogés sur le continent américain. Environ les deux tiers (65 %) de leurs pairs siégeant aux conseils d'administration d'entreprises japonaises cotés aux Etats-Unis expriment la même opinion. Aux dires de 61 % des administrateurs sondés au Royaume-Uni, considèrent que le Combined Code produit le même effet par rapport à la gouvernance. Plus de la moitié (58 %) des administrateurs interrogés sur le continent américain pensant que la loi Sarbanes-Oxley devrait être abrogée ou revue. Cet avis est partagé par 37 % des administrateurs interrogés au Japon. Au Royaume-Uni, 28 % appuient une telle mesure concernant le Combined Code. - Risques pour les administrateurs. Le risque perçu a rendu les administrateurs du monde entier plus regardants à l'heure d'accepter des nominations. Sur l'ensemble des administrateurs sondés dans les Amériques 59% ont refusé de siéger dans un conseil en raison des risques associés. Le risque était également un facteur déterminant pour 83 % des administrateurs en Australasie, 77 % en Suisse et 68 % pour l'Asie, hors Japon. - Participation à un conseil d'administration. La participation à un conseil d'administration accapare beaucoup de temps, selon les sondés à travers le monde. La majorité (62 %) des administrateurs consultés sur le continent américain disent consacrer 16 à 20 heures par mois aux thèmes traités par le conseil. Parmi les administrateurs du continent américain, 16 % admettent y consacrer plus de 25 heures par mois tout comme un quart (26 %) de leurs pairs en Europe et 21 % en Asie Pacifique. - Rémunération des administrateurs. Les honoraires moyens annuels et le jeton de présence par réunion versés aux administrateurs des sociétés figurant au classement FORTUNE 1000 étaient de 76 707 USD, cette année. Cela représente une hausse de 35 % par rapport à 2004. Pour la première fois, les rémunérations en numéraire ont atteint les six chiffres : les administrateurs des organisations dépassant 20 milliards USD de chiffre d'affaires ont reçu en moyenne 115 375 USD, soit 43 % de plus par rapport à l'année précédente. (La rémunération en titres n'est pas incluse dans ces chiffres.)
Méthodologie
Korn/Ferry International a retenu un cabinet d'étude phare spécialisé en marketing pour la préparation du sondage et l'analyse des données, ce qui favorise une continuité de la méthodologie pour cette étude mondiale. Les membres de conseils d'administration des Amériques, de l'Asie Pacifique et d'Europe ont été invités à participer. Plus de 1 200 administrateurs originaires de 15 pays ont retourné le questionnaire rempli.
À propos de Korn/Ferry International
Korn/Ferry International, qui dispose de 70 bureaux dans 35 pays, est un prestataire de premier plan de services de recrutement de cadres, de recrutement externe et de formation de dirigeants. Depuis son siège social de Los Angeles, la société offre à ses clients du monde entier des services sans pareil de recrutement de cadres supérieurs, d'évaluation, de conseil et de développement de la gestion. Par le biais de sa filiale Futurestep, elle offre aussi des services de recrutement de cadres intermédiaires.


