Info, dépêche ou communiqué de presse


mardi 24 avril 2007 à 3h35

Nouveaux contrôles des échantillons B : L'USADA ordonne au LNDD de refuser l'accès à l'expert de Floyd Landis


NEW YORK et PARIS, April 24 /PRNewswire/ --

- Nouveaux contrôles menés sans la supervision d'un observateur indépendant

En vertu d'un ordre donné par l'agence américaine antidopage (USADA), on a refusé hier à Paul Scott, expert consultant pour le champion du Tour de France 2006 Floyd Landis et observateur aux nouveaux contrôles illégaux des échantillons d'urine de Landis prélevés au Tour de France et déjà trouvés négatifs, l'accès au Laboratoire National de Dépistage du Dopage (LNDD) de Chatenay-Malabry. En tant que tel, l'analyse de deux échantillons a été menée sans la présence d'un représentant de Landis agissant à titre de témoin. Un tel comportement constitue une violation claire et directe des droits de Landis et jette un doute sérieux sur l'intégrité d'un processus déjà discutable.

Ce dernier incident fait suite à une semaine au cours de laquelle on a refusé de façon répétitive et inappropriée aux experts de Landis l'accès à des étapes clés du traitement et de l'analyse des données, alors que l'expert et l'avocat de l'USADA avaient libre accès au laboratoire et dirigeaient les procédures entourant les nouveaux contrôles du LNDD.

Selon le processus de pré-arbitrage, le panel d'arbitrage était supposé nommer un expert indépendant dont le rôle consistait à déterminer si les méthodologies des contrôles comportaient des points faibles ainsi que de fournir un niveau de protection supplémentaire à Landis. L'USADA a sciemment fait en sorte à ce que les contrôles soient amorcés le 16 avril malgré le fait qu'aucun expert n'avait été nommé.

Selon Scott, le directeur du LNDD, Jacques de Ceaurriz, ne l'a pas laissé entrer dimanche matin. Ceaurriz a évoqué des ordres directs de l'USADA visant à interdire toute observation supplémentaire des nouveaux contrôles en cours.

Pendant l'analyse, les experts de l'USADA ont régulièrement donné des instructions précises au LNDD, rejetant ainsi les objections des experts de Landis et s'entretenant en privé avec le personnel du LNDD pendant le traitement des échantillons. Landis et son équipe considèrent ce comportement particulièrement troublant puisque ces actions délibérées confirment leur position selon laquelle les échantillons ont fait l'objet de manipulation inadéquate, de méfait et de falsification des résultats potentiels.

Scott, ancien directeur du service à la clientèle au laboratoire olympique de la UCLA, a quitté la UCLA en octobre dernier et s'est joint peu de temps après à l'équipe de défense de Landis à titre d'expert consultant. Dès le début, Scott a exposé le mauvais traitement de l'échantillon de Landis à l'étape 17 du Tour comme exemple principal des problèmes sérieux de la méthode scientifique et de la recherche des faits dans ce cas.

Scott a affirmé : << Au cours de mes nombreuses années passées au laboratoire de la UCLA, je n'ai jamais vu quelque chose s'approchant de ce dont j'ai été témoin hier au LNDD. Les restrictions imposées à moi et à Simon [Davis - expert en spectrométrie de masse isotopique ayant aussi été choisi par Landis pour observer les nouveaux contrôles] démontrent le manque d'objectivité dans ce processus. De plus, l'intérêt de l'USADA dans le contrôle et la limitation de notre observation sur les nouveaux tests est un exemple de l'un des plus gros problèmes que j'ai rencontrés dans la science fondamentale de l'antidopage. >>

Vu les conflits incontestables survenant au LNDD et son incompétence reconnue, le fait d'y analyser les échantillons << B >> de Landis sans aucun témoin ou expert indépendant nommé par un panel souligne la perte de contrôle de l'USADA. Les restrictions scandaleuses et incorrectes imposées aux experts de Landis accentuent l'injustice inhérente à l'ensemble de ces procédures. Celle-ci est particulièrement mise en évidence dans le cas de ces nouveaux contrôles sans précédent, où l'USADA et le LNDD ont un intérêt direct à s'associer afin de corroborer les résultats inexacts de l'échantillon de Landis prélevé à la 17e étape du Tour de France 2006.

Scott a ajouté : << Les démarches scientifiques rigoureuses ne craignent pas la transparence. Toute science qui n'est ni neutre ni objective n'est pas une science. Les laboratoires agissant sous la direction d'organisations antidopage poursuivantes ne sont, par définition, aucunement indépendants. En tant que fournisseurs de service recrutés par des organisations antidopage, ils ont un intérêt direct dans les résultats désirés par leur client. Dans le cas présent, le client est l'USADA et le laboratoire est le LNDD. Si je me fie sur ce dont j'ai été témoin jusqu'à maintenant, je crains fortement que leur analyse présentera des résultats qui seront invalides sur le plan scientifique. >>

En épuisant les échantillons pendant les nouveaux contrôles sans fournir les chèques ou les soldes nécessaires pour protéger les intérêts de l'athlète, l'USADA a délibérément détruit les preuves qui auraient pu être utilisées pour vérifier de façon indépendante les résultats quelconques obtenus du LNDD en conflit d'intérêts.

<< C'est encore l'une des nombreuses actions malveillantes de l'USADA qui bafoue mon droit de faire entendre mon dossier de façon juste et équitable >>, a déclaré Landis. << Comment peut-on s'attendre à ce que je prouve mon innocence alors que l'USADA s'efforce de transgresser leurs propres règles à tout instant? Le comportement de l'USADA et du LNDD me rend furieux. Ensemble, ils ont fait de cette affaire une attaque massive contre mes droits civils ainsi qu'une parodie de la justice. >>

Floyd Fairness Fund
© 2002-2026 BOURSICA.COM, tous droits réservés.

Réalisez votre veille d’entreprise en suivant les annonces de la Bourse

Par la consultation de ce site, vous acceptez nos conditions (voir ici)

Page affichée lundi 2 février 2026 à 0h33m12